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On conserve la solution mère dans un flacon avec tubulure

La surface à explorer doit elre la même pour les dilîérents sujets : on peut choisir la face antérieure du poignet, qui est dépourv ue de poils, au milieu d’une ligne unissant les extrémités inférieures du cubitus ou du radius.

Le sujet ne doit pas voir les manipulations. On dépose, à intervalles lixes(de 3o secondes par exemple), une goutte de solution sur la surface choisie et on l’essuie soigneusement avec un morceau de papier libre au bout de 5 secondes ; on prévient le sujet 2 secondes avant de déposer la goutte, et on lui demande de dire s’il ressent une impression caustique. 11 est utile, au préalable, de lui faire connaître la nature de la sensation avec une goutte d’une solution sulïisamment concentrée.

On passe des solutions relativement diluées auxsolutk)ns plus fortes, progressivement, et, de temps à autre, on dépose une goutte d’eau distillée, comme épreuve. On obtient le seuil absolu lorsque les réponses du sujet sont constamment exactes avec une concentration donnée, par rapport aux réponses avec l’eau distillée.

Pour établir le seuil dilTérentiel, on partirait d’une solution de concentration double de celle correspondant au seuil absolu et on l’emploierait comme précédemment ; 10 secondes après, on prendrait une

inférieure et un tube supérieur rempli de potasse solide traversant le bouchon pour la rentrée de l’air, qui est ainsi privé de CO'^ avant d’entrer en contact avec la solution.

Il faut préparer les solutions divisionnaires juste au moment de s’en servir, car la potasse, on le sait, est très avide d’acide carbonique.

MESURE DES SENSATlOiNS CUTANEES

goutte de la solution iiumcdiatement supérieure ou immédiatement inférieure, en demandant au sujet de dire si la deuxième sensation lui paraît égale, plus forte ou plus faible que la première. Puis, 3o secondes après, on déposerait à nouveau une goutte de la solution type, puis, après lo secondes, d’une solution difïérant de la première de 2 divisions au lieu d’une, jusqu a ce qu on obtienne des réponses toujours exactes du sujet dans ce jugement de conq)aralson, en prenant la [)récautlon de dé[)Oser de temps en temps deux fois de suite une goutte de la solution type, à titre d’épreuve.

On atteindrait alors le seuil dilTérentiel.

!>• — Sensalions (le traction.

Lorsque la main est [)longee dans une masse vis- (pjeuse et que l’on cherche à la retirer, il se produit des tiiadlements de la peau qui j)rovo(pienl des impressions caractéiTslicjucs. (Jn n’a jamais songé jiiscpi lci a soutenir la spécificité des easations ainsi suscitées, et leur mesure n’est pas inqiortante. Llle [lourrait etre leahsee au moyen d un dynamomètre de traction très sensible, ayant une surface de base circulaire constante, [lar exemple de i centimètre de diamètre : On ferait adhérer cette surface à la peau au moyen

d’une substance gluante connue la résine. On déterminerait la plus petite traction nécessaire pour [irovoquer la sensation du tiraillcmenl, c’est-à-dire le seuil de cette sensation. On pourrait choisir, comme région d élection, la face anterieure du poignet.

G. — Se/isations pilaires.

()n sait que, tout autour des poils, il existe des points de pression qui ne correspondent pas à des terminaisons nerveuses spéciales, à des corpuscules de Meissner, mais aux filets nerveux qui entourentles bulbes pilaires. Ces lilets nerveux, très sensibles, le sont partlculièi’ement pour tous les mouvements du poil, fous les [)oils en elfet possèdent une sensibilité spéciale, qui correspond à une sensibilité cutanée a distance, et cela oblige à beaucoup de prudence quand on veut exj)lorer la sensibilité cutanée, afin d éviter tout attouebement des organes pilaires. Toute pression ou traction exercée sur un poil, tout déplacement latéral, même provoqué par un souille, entraîne des sensations très nettes ; malheureusement, nous ne sommes pas encore à l’heure actuelle en possession d’une méthode de mesure sullisante en ce qui concerne ces sensations.

La nature de la sensation provoquée est d’ailleurs variable, car cette sensation peut être confondue en certains cas avec une sensation de pression cutanee, ou bien elle revêt le caractère spécial des sensations de chatouillement, surtout dans le déplacement latéral d’une certain nombre de poils.

D. — Sensations de chatoiullenient.

La sensation de chatouillement n’apparaît pas seu-

lement par l’exci talion des poils ; de simples contacts légers en divers endroits, dans le coin interne de la paupière inférieure par exemple, des frottements légers sur la surface cutanée dans diverses régions, abdominale et plantaire surtout, provoquent avec une intensité très variable la sensation dite de cbatouillement. La spécificité de cette sensation — considérée par certains, auteurs comme une sensation de plaisir opposable à la sensation de douleur — est très contestée. Non sans vraisemblance, on la considère en général comme le premier degré de la sensation algique, au meme titre que la sensation de démangeaison, quelquefois considérée Isolément.

On peut remarquer en etfet ipie la douleur peut être facilement provoipiée par la traction des poils, qui agit sur la meme terminaison nerveuse rpie les déplacements latéraux suscitant une sensation de cbatouillement surtout par leur fusion : le caractère de sommation d’excitation est souvent caractéristique en elTet du chatouillement, mais peut faire défaut en certains endroits.

Quoi qu’il en soit de la com[)lexité ou de l’individualité de celte sensation il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode satisfaisante de mesure.

Les sensations cutanées ont un temjis [lerdu, un temps de latence, qui varie avec la nature des sensations et avec les conditions [isychophysiob^giques genéiales ; ce temps perdu est particulièrement grand

yO TECHNIQUE DE PSYCHOLOGIE EXPERIMENTALE

})Oiirles sensations thermiques et surtout algiques, car en toHchant un corps brûlant, on sent d’abord le contact, puis la chaleur, puis la douleur. Il peut s’augmenter beaucoup dans certains états pathologiques, et il peut être réduit par un efTort intense d’attention. Aussi l’étude de ce temps perdu trouve-t-elle sa place dans la mesure de l’attention.

Ma is, si la sensation est en retard sur l’excitation, elle persiste ajirès celle-ci un temps appréciable ; si l’on place mi corps chaud sur la peau et qu’on le retire, la sensation de chaleur durera longtemps encore a[)rès l’enlèvement du corps en question ; et une sensation de douleur une fois provoquée peut durer très longtemps, comme si, plus le temps perdu était long, plus la persistance était considérable.

Cette persistance peut être très exactement mesurée pour les sensations de pression, de contact : il suffit de connaître l’intervalle le [)lus grand entre deux sensations fusionnées, ou, si l’on veut, le plus petit intervalle entre deux sensations distinctes; il y a là un seuil à déterminer, dont la valeur, en centièmes de secondes, mesurera la persistance de la sensation, seuil qui dilTérera, bien entendu, suivant qu’on partira des sensations distinctes ou des sensations fusionnées h

Voici comment l’on peut procéder pour déterminer cette valeur.

On place un doigt, l’index de la main droite, par exemple, sur un support métallique à fond concave, et ayant à la partie médiane une fenêtre longitudinale de 2 millimètres de large sur i centimètre de long.

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