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C. — Perception des positions relatives

I.a perception des distances, sous forme de lignes <rune certaine grandeur, ne s’etïectue pas comme la j)erception de distances intervalles entre deux objets; polir l’étiulier on [lonrra reprendre la série des grandeurs linéaires jirécédentes, mais en se contentant de marquer jiar deux points les extrémités des lignes.

Pour étudier une perception pins complexe des distances entre deux objets, c’est-à-dire la perception de leurs [lositions relatives, on pourra taire a[)pelaux positions variables d’un point dans un cercle.

On tracera des cercles de 3 centimètres de diamètre sur des cartons. L’apex sera marcpié par un point fixe. Dans ces cercles on déterminera des positions étalons déterminées sur un rayon à une distance donnée du centre (non Indiqué), rayon distant du rayon de l’apex d’une certaine ouverture angulaire. On fera comparer l’étalon, d’une part à une série de figures où l’on fera varier, sur le même rayon, la position du point par demi-millimètre en se rapprochant ou en s’éloignant de la circonférence, et d’autre part à une série de figures où le rayon du point, cpii restera sur une circonférence (non tracée bien entendu) concen-

MESURE DES PERCEPTIONS

trique à la circonférence tracée, à la distance étalon de celle-ci, sera déplacé en se rapprochant ou en s’éloignant de l’apex, par 3o'.

La technique de présentation sera la meme cpie pour la perception dillerentielle des grandcuis linéaires, avec les mêmes durées, mômes intervalles, même contrôle, etc.

On déterminera les seuils dilVérentiels de sensation et de })erccption (dilTérencc définie notée) pour les variations angulaires et pour les variations linéaires du point par rapport à la circonférence.

On pourrait aussi, suivant un procédé de Mac Dougall, destiné d’ailleurs à l’élude de phénomènes d’apercepllon attentive, présenter des points lumineux sur fond noir (ouvertures dans un écran de papier noir cachant un fond lumineux). On donne alors au sujet du [)a])ler (juadrillé millimétré et on lui demande de placer, sur des intersections de lignes, les dilTérenls points présentés dans leurs positions respectives, et l’on n’a plus qu’à noter les erreurs des localisations res[)cctives des [)oints, pris deux par deux, en mesurant les écarts des projections verticales des ordonnées, et les écarts des distances horizontales des abscisses.

D. — Perception des ouvertures aïKjiilaires.

On pourra encore procéder exactement delà même façon, mais on disposera d’une série tle cartons ])ortant des angles. La technicpie de [)résenlallon sera identique.

A oici seulement quelques détails sur les angles

qui pourront être utilisés pour la détermination Je cette finesse de perception assez complexe.

On prendra comme étalons, si Ton fait plusieurs déterminations, des angles aigus (de So” et 6o" par exemple) et obtus (par exemple de 120*^). On pourra donner une longueur de 5 centimètres aux branches de l’angle.

La série des angles à comparer à l’angle étalon comprendra un angle de meme ouverture et les autres dinérant de celui-ci [lar .3o' en plus ou en moins. Une série d’une douzaine sera largement sulfisante pour comparer à cbaipie étalon.

E. — Perception des étendues.

Les grandeurs des surfaces sont différenciées par un mécanisme plus complexe que les grandeurs linéaires. L’étude de la finesse de cette perception se fera très facilement en faisant comparer, toujours dans les mêmes conditions, des cercles dont l’étalon aura 10 millimètres de diamètre, et dont les témoins à comparer auront des diamètres croissant ou décroissant par demi-millimètre. La tecbnique sera toujours identique. Mais la mesure différentielle portera sur les surfaces en millimètres carrés, l’étalon ayant 78"‘"’-,5.

On pourra utiliser également des carrés de 10 millimètres de côté, croissant ou décroissant par demimillimètre, la comparaison des surfaces ayant cet avantage de se rapporter à un nombre rond, 100 millimètres carrés.

MESURE DES PERCEPTIONS

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