I. Voir les tests, page
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profondeurs, à la cliamlirc noire, avec des dispositifs très semblables; on fera appel au point lumineux éclairé par une lampe étalon de 1 6 bougies enfermée dans un cube noirci monté sur support de hauteur variable.
Le sujet sera placé de telle façon que, entre le point lumineux et le plan tangent à ses globes oculaires, il y ait une distance de 67 centimètres (en sorte qu’un déplacement de I centimètre corresponde à peu près à 1 degré).
La déteinii nation de la distance, l’installation du sujet, la déteiiuination delà hauteur du point lumineux (niveau du j)lan horizontal du regard), etc., se feront comme pour l’étude de la perception des profondeurs.
On étudiera successivement la vision monoculaire et la vision binoculaire, et séparément aussi la perception des déplacements sans repère ou avec repère. Le repère consistera en un point lumineux identic|ue au point mobile, mais placé, dans le meme plan vertical, à i5 centimètres au-dessus de la*ligne parcourue parle mobile. Pour cela on suspendra la chambre noire fixe de telle façon que la chambre mobile [)uisse passer au-dessous.
Les déplacements s’obtiendront en fixant le sup- [)orl vecteur de la chambre mobile, et par conséquent du point lumineux mobile, sur un chariot de cylindre, à vitesse réglable (par exemple au moyen d’une transmission à partir des roues mues par le moteur du cylindre muni d’un régulateur de Picrering). Des pas de vis très serrés permettent de réaliser des. déplacements extrêmement lents.
MESURE DES PERCEPTIONS
On déterminera le seuil d’étendue du déplacement, en faisant parcourir, à vitesse constante, des distances progressivement croissantes, à jiartir d’un demi- millimètre (soit 3 ); puis le seuil de vitesse du dé[)lacement, en faisant parcourir une même distance à des vitesses progressivement croissantes à j)artir de 5 millimètres (ou 3o') à la minute, soit 3o^^ à la seconde, vitesse inférieure au seuil probable. On j)ourra prendre comme distance le double du seuil. Il importe en elTet de ne pas adopter une distance lro[) grande, si l’on utilise un repère, car, sans êti'e sensible au mouvement, pendant (pi’il s’effectuera, le sujet pouria apprécier les variations de positions résultantes des deux points d’un moment à l’autre.
La sensibilité est d’ailleurs extrêmement moindre (piand il n’y a pas de repères (20 à V» fois moindre), et permet alors de déterminer la véritable perce[)tlon du déplacement.
Les déplacements s’elTectueront de gauebe à di'olte si l’on ne fait ([u’une détermination, ou successivement dans les deux sens pour com[)arer la finesse d’évaluation, ([ui n’est généralement pas identicpie, dans cbacun d’eux.
On déterminera la [)osition de départ du point à une distance de i centimètre à droite ou à gauebe de la ligne médiane du regard, (pii sera maiapiée [lar le [)oint fixe lorsrpi’on useia d’un repère.
Pour la réalisation des vitesses, et de l'étendue des déplacements, on procédera comme [)Oui la [lerception cutanée des déplacements'.
I Voir P . 200.
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Pour déterminer les seuils différentiels d’étendue (à vitesse constante) et de vitesse (pour une étendue constante) des déplacements, on devra utiliser la comparaison de deux déplacements successifs.
On fera parcourir, comme premier terme de chaque couple de comparaison, au mobile, la distance étalon à la vitesse étalon ; [)uis, comme second terme, une distance progressivement [)lus grande, ou plus petite, variant par demi-millimètre (par 3 ), à vitesse constante, ou la même distance à vitesse progressivement [)lus lente ou progressivement plus rapide, variant par un ou par deux millimètres à la minute, c’est-à-dire [)ar ()' toutes les 6o ou 3o secondes.
La distance étalon [lourra être de lo centimètres ou io° (on pourra également faire les déterminations [)Our une distance moitié moindre, de 5 centimètres ou 5", et pour une distance double, de 20 centimètres ou 20”).
La vitesse étalon pourra être fixée à 10 centimètres ou 10” à la minute (on pourra également faire les déterminations à une vilesse moitié moindre, de 5 centimètres ou 5® à la minute, et à une vitesse double, de 20 centimètres ou 20" à la minute).
Technique. — Le sujet étant Installé comme pour les expériences sur la perception des profondeurs, un écran est également placé devant lui.
On délimite la distance de parcours du point lumineux au moyen de deux écrans noirs (qui le masquent et entre lesquels il est visible, la distance des écrans, placés à i millimètre en avant de la surface de la chambre où est percé le point lumineux, étant réglée par demi-millimètre.
MESURE DES rERCEPTIONS
On met en marche le support, et l’on enlève l’ccran qui obstrue le champ visuel du sujet quand le point va apparaître dans la fenêtre ménagée entre les écrans. Lorsqu’on use du repère five, on peut le laisser allumé d’avance, ou le faire allumer automatiquement par un contact, établi par le chariot au moment où le point lumineux apparaît entre les écrans, et rompu au moment où il disparaît.
On laisse un intervalle d’une à deux minutes entre deux expériences.
Les manipulations se font avec une lampe électrique de poche deri-ière l’écran qui masque la vue du sujet.
Pour la détermination des seuils différentiels, l’intervalle entre la fin du déplacement étalon, et le début du déplacement à comparer, dans un couple de présentation, ne devra [)as excéder do secondes, les manipidatlons étant faites le plus rapidement })Ossihle.
Les mesures des seuils différentiels s’évalueronl naturellement par des fractions, la différence mlnlma perçue (comme étendue ou comme vitesse) étant rapportée à la valeur du déplacement étalon.
Un autre dispositif, dont le principe est dû à Bour- Dox, permet aussi de provocpiei- des déplacements horizontaux d’un point ou d’une surface lumineuse à vitesse variable : on éclaire une ligne constlluéc par une fente mince dans un écran noir : cette ligne est masquée par un disque noir opaque rpi’on peut faire tourner à différentes vitesses. IjOrsqu’on perce le disque d’une fente oblique, au moment où cette fente passe devant la fente fixe, elle détermine un point lumineux
losangique qui se déplace dans le sens de la fente avec une vitesse qui dépend de la vitesse du disque et de Finclinaison de la fente. Les longueurs des fentes permettent de régler l’étendue du déplacement. On peut ainsi, par le déplacement apparent du point lumineux déterminé par ce procédé, faire toutes les mesures précédemment indiquées.
11 est meme possible, ce qui constitue un très sérieux avantage, défaire comparer deux déplacements à très court intervalle, en employant un disque à fente étalon et à fente variable donnant deux déplacements inégaux à même vitesse, lorsque les deux fentes passent. Tune aprèsTautre, devantla fentelixe. En cbangeant un peu l’obliquité de la deuxième fente du disque ou simplement son excentricité, qui augmente aussi la vitesse (le disque pouvant porter diverses fentes obstruables et dont on découvre celle qui correspond à la vitesse désirée), on peut obtenir deux déplacements successifsà vitesse différant de la plus petite quantité qu’on le veut.