II. — Comment les injccllons (niis^cnl et (juérisi^ent
SOMMAIRH. — l'Ules i;'iiri-issiMil,, soil. en sc^lrTosaiiL les l'uiii^Dsi ti's, suiL en les liquéfiant cl en pernielUuit leur éviicu;ilii»n par ponction.
Ce deuxième mode de i;uérisi>n est li; plus sûr, la ])actéi'ioloi^ie mms l'enseiyne, et la clinique et l'observation clinique le conlii'ment.
Gepentlant le premier mode qui est un peu plus anodin peut être recherché pour les nuilades peu pressés, chez qui il sulliia (luelquel'ois.
III. — Quelques objections à la méthode des Injections modificatrices et réponse à ces objections.
SOMM.MRE. — Trois objections principales. — Comment les injections intraarticulaires peuvent-elles guérir :
1" S'il existe, dans l'os ou les parties molles, un foyer tuberculeux indépendant de la cavité articulaire ;
2° Si la cavité articulaire est détruite, ou divisée en quantité d'alvéoles cloisonnés et indépendants les uns des autres;
3° S'il existe un séquestre;
4° L'objection tirée de la minutie du traitement et du nombre des séances qu'il exige?...
IV. — Choix des liquides modificateurs à injecter. — Dose et formule de leur emploi.
Sommaire. — Liquides modificateurs; deux classes :
\° Ceux qui sclérosent les fongosilés : à retenir, l'huile créosotée iodoformée ;
2° Ceux qui les ramollissent et les liquéfient : à retenir, le naphtol camphré incomparablement supérieur au gaïacol camphré et au salol-thymol camphré, etc.
Le naphtol camphré est un médicament extrêmement précieux, qui guérit bien des cas de tuberculose contre lesquels l'ipdoforme serait impuissant.
Mais il est dangereux à une certaine dose par sa toxicité ; et il n'est pas inofîensif même aux petites doses s'il est employé pur, à cause de son état physique, car il est insoluble dans le sang, et ses sphérules peuvent provoquer mécaniquement des embolies.
Pour le rendre sûrement inofîensif, il faut l'employer :
1° A la dose de 2 à 40 gouttes, suivant l'âge du sujet. — Cette dose, injectée quotidiennement, suffit amplement à tous les besoins;
2*' Mélangé avec la glycérine : 1 partie de naphtol camphré pour o à 6 de glycérine ; ce mélange est miscible au sérum des tissus et du sang.
Observations démontrant son innocuité et son efficacité dans ces conditions.
Aucun liquide modificateur ne donne, dans les cas de tumeurs blanches sans épanchement, des résultats aussi sûrs et aussi complets que le naphtol camphré. Mais dans les tumeurs blanches avec épanchement séreux ou purulent, les résultats donnés par l'éther iodoforraé sont sensiblement aussi bons — et nous sommes les premiers à dire que l'iodoforme peut être employé, à la place de naphtol, dans ces cas particuliers 68