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cancéreux et dont la blessure risque à chaque instant d’ensemencer la plaie. Il s’agit de l’ablation en masse en un seul bloc, des régions sous-maxillaire et sousmentale, les ganglions venant avec la glande sousmaxillaire et tout le tissu cellulo-adipeux et celluloaponévrotique.
Nous devons nous rappeler qu’il est le plus souvent impossible de dire cliniquement si les ganglions sont envahis ou non. Il ne faut donc jamais proportionner l'opération à l’étendue de la lésion primitive et au volume des adénopathies. Les opérations pour cancer ne peuvent être que des opérations systématiques, les exérèses limitées sont pires que l’abstention; elles entraînent l’essaimage du néoplasme (Roux-Berger, Tailhefer).
Cette technique a pour caractéristique essentielle d’être pratiquée « d’arrière en avant ».
Cette progression « d’arrière en avant », non seulement respecte le principe de l’ablation large et en un seul bloc des régions sous-maxillaire et sous-mentale, mais permet :
— de tomber immédiatement et sûrement dans le bon plan de clivage derrière le pôle postérieur de la glande sous-maxillaire;
— de lier précocement l'artère faciale dès son arrivée dans la région. Ce qui simplifie l’hémostase au cours des temps ultérieurs, puisque l’autre bout de la faciale a été lié dès le début de l'intervention au moment où elle contourne le maxillaire inférieur.