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peuvent d’ailleurs avoir dépassé déjà le relai sousmaxillaire et intéresser la chaîne jugulaire.
Très mauvais cas sur lesquels il vaudra mieux faire de la radiothérapie (R. X).
— Les inconvénients et les risques de la radiothérapie (R. À ou R. X) de la région sous-maxillaire sont minimes.
La radioépithélite de la bouche est très désagréable mais elle n’est pas grave et elle se répare très vite.
La nécrose partielle du maxillaire inférieur est toujours évitable si on supprime au préalmble les dents en mauvais état, si on laisse cicatriser les gencives et si on désinfecte autant que peut se faire la cavité buccale.
Dans quelques cas malheureusement rares, où le traitement par irradiations a été suivi d’une régression considérable de la masse cancéro-inflammatoire, on pourra être amené secondairement, et dans des conditions toujours très difficiles, à envisager un traitement chirurgical des aires ganglionnaires où il persiste une adénopathie réduite de volume.
En résumé : « Lorsque les malades se présentent « avec des ganglions inopérables (au sens classique « qui exige l’exérèse contournant le néoplasme sans « l’entamer), les perspectives de guérison radiothé- « rapique sont très réduites, toutefois, elles ne sont « pas nulles. Certaines tumeurs sensibles peuvent « être traitées avec des chances de guérison sé-
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« rieuses. À défaut de guérison, une radiothérapie « correcte (par R. A ou R. X) des tumeurs ganglion-
« naires inopérables donne de bons résultats pallia- « tifs. » (Regaud-Lacassagne.) |
TECHNIQUES ATYPIQUES À REJETER Les opérations pour cancer ne peuvent être que des opérations larges, très étendues, les exérèses limi- S tées sont pires que labstention. Evider toute une ré-
gion ou ne rien faire.
Il ne faut donc pas vouloir suivre de techniques atypiques ou combinées qui sont illogiques et se révèlent désastreuses par la suite.
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Un malade, par exemple, présente une adénopathie sous-maxillaire très nette et un seul ganglion carotidien haut situé.
“ On pourrait être tenté de brancher une incision verticale de quelques centimètres sur l’incision sousmaxillaire que nous avons décrite, pour enlever en s un bloc la région sous-maxillaire et cette adénopathie haute, sous-sterno-mastoïdienne.
4 En règle générale, une pratique semblable aboutit à un mauvais résultat si l’adénopathie est néoplasique. Le malade présentera dans un temps plus ou moins court après l’opération, une adénopathie carotidienne basse, ou une adénopathie susclavicu-
laire.
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— Un malade qui présente le moindre ganglion cervical suspect en dehors de la région sous-maxillaire doit bénéficier d’un grand évidement du cou sous-maxillaire et carotidien, et non pas d’une intervention atypique et incomplète qui combine un évidement sous-maxillaire avec une adénectomie de quelques ganglions carotidiens.
L'opération pour cancer, au niveau des ganglions du cou, doit être large, systématique, comprendre toute l’aire lymphatique suspecte.