LE CANCER DE LA LÈVRE SUPERIEURE
Le cancer de la lèvre supérieure est beaucoup plus rare que celui de la lèvre inférieure, et ceci dans la proportion de 3 à 4 pour 100.
Au point de vue strictement anatomique :
On signale l’absence d’anästomoses dans lé système lymphatique sous:muqueux au niveau de Ja ligne «médiane. Intérêt purement anatomique.
Topographiquement, les lymphatiques de Ja Jèvre supérieure peuvent aboutir également à des ganglions géniens ou parotidiens permettant aux adénopathies du cancer de la lèvre supérieure de ne pas être situées dans de terrain de l’exérèse chirurgicale que Pon pratique häbituellement ‘au niveau de la région sous-maxillaire seulement.
Pratiquement, l'étude ‘anatomo-clinique des cas observés n’a jamais permis de constater .de ganglions -en dehors .de :la région «sous-maxillaire (Ducuing). La conduite à tenir vis-à-vis des ganglions sera la même que pour le néoplasme de la lèvre inférieure.
Nous .ne parlerons pas des néoplasmes cutanés de Ja lèvre supérieure, ils sont dans.la plus grande majorité des cas baso-cellulaires comme les ;néoplasmes
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cutanés de la lèvre inférieure donc, pratiquement, sans retentissement ganglionnaire. Nous en reparlerons au chapitre des cancers cutanés. Nous ne considérons comme pour la lèvre inférieure que les cancers muqueux ou cutanéo-muqueux. À la lèvre inférieure, ils sont pratiquement toujours spinocellulaires. À la lèvre supérieure, ils sont tantôt spino, tantôt baso-cellulaires, et ceci dans 50 % des cas. (Pourcentage des malades observés à la Fondation Curie).
Baso-cellulaires : pas d’évidement ganglionnaire, même si on perçoit des adénopathies.
Surveillance toutes les trois semaines.
Spino-cellulaires : mêmes indications que pour la lèvre inférieure.
Evidement systématique du côté correspondant.
Evidement bilatéral si on perçoit des ganglions du côté opposé.
Evidement bilatéral systématique si la lésion gagne la ligne médiane.
Le docteur Ducuing (Bullet. Assoc. fr. pour l'Etude du Cancer, décembre 1937) trouve justifiée cette pratique systématique pour la lèvre inférieure, mais ne admet pas pour la lèvre supérieure, parce qu’il considère les récidives ganglionnaires plus tardives et surtout plus rares dans les cancers de la lèvre supérieure que dans celui de la lèvre inférieure (12 % au lieu de 30 %).
Delarue et M" Fayein (Bull. Assoc. fr. pour l'Etude du Cancer, janvier 1938. 32 observations, 18 cancers | cutanés, 14 cancers muqueux ou cutanéo-muqueux) coneluent : « Ces épithéliomas de la muqueuse sont « observés presque exclusivement chez l’homme. Ils 4 « s’accompagnent de métastases ganglionnaires sou- É. « vent précoces. Aussi le traitement prophylactique « des ganglions sous-maxillaires est pratiquement « inutile dans les épithéliomas cutanés et indispen- « sable dans ceux de la muqueuse. »
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