‹ Technique et résultats thérapeutiques de l'arthrotomie dans l'arthrite suppurée du genou en chirurgie de guerreChapitre 4 sur 45 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Etude des arthrites suppurées du genou,

consécutives aux blessures de guerre.

La blessure de guerre, infectée et infectante, réalise au pire les conditions les plus favorables à la pullulation des germes dans une articulation.

ARTICLE PREMIER

ETIOLOGIE

Dans la guerre actuelle, les projeetiles sont nombreux Le) »

et variés.

1, — La balle,

La balle de fusil ou de mitrailleuse fournit environ le 12 % des blessures articulaires du genou.

Balle tirée normalement. — C'est la moins vulnérante, la moins infectante. Grâce à sa vitesse initidle élevée

(entre 700 et 8oo mètres à la seconde), la balle est suffi-

ASE

\ samment échauffée pour être stérile. La balle allemande étant pointue n'entraîne pas dans la plaie de COrps étrangers.

Balle ricochée. — Elle est déformée, par conséquent la blessure n'est plus punctiforme. De plus, elle peut frapper de travers, en ce cas, elle souille la plaie tout comme un éclat d'obus. |

Balle retournée. — Elle frappe par sa base: La balle allemande comportant une enveloppe de maillechort entourant du plomb durci, ces corps, de densités et de résistances différentes, peuvent se séparer au niveau de l'obs-

tacle et provoquer des plaies avec grands délabrements. , ® 11, — Balle de shrapnell.

C'est la balle ronde de plomb durci au manganèse, qui s'échappe de l’obus fusant lorsqu'il se débouche. Sa vitesse initiale n'est pas élevée, et la chaleur engendrée n'est pas suffisante pour la stériliser. Elle troue à l’emportepièce, entraînant dans la plaie des débris de vêtements,

source d'infection.

II, — Eclat d’obus.

De pàr l'emploi énorme des obus explosifs que l'on fait actuellement, l'éclat d'obus est cause à lui seul de plus de 70 % des blessures du genou. L'obus est d'abord échauffé par sa course rapide et longue. Ses parois devraient done être stériles. Mais son éclatement ne se produisant qu'au contact du sol pour les obus percutants, et dans le sous-sol pour les obus à fusées retar-

dées, les éclats se souillent, et leur température restante

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