‹ Technique microscopique appliquâee áa l'anatomie pathologique et áa la bactâeriologie. Manuel pratiqueChapitre 23 sur 96 · I. Nécrose · texte numérisé non relu

I. Nécrose

En général, il y aura avantage à examiner à l'état frais les foyers de nécrose, qui sont reconnaissables à l'œil nu et dont les parties constituantes peuvent être isolées. On passe le couteau sur le foyer, on mélange à l'eau ou à une solution de sel marin la masse ainsi obtenue, ou bien on divise les fragments en minces parcelles dans le liquide. Cette méthode est applicable aux foyers du cerveau, du foie, du cœur, des muscles et des poumons.

Les nécroses des cellules ou des petits complexes cellulaires seront examinées en coupes, après durcissement dans l'alcool ou dans le liquide de Muller. Il convient de faire l'inclusion dans la celloïdine, qui empêche la désorganisation du foyer. Les colorants nucléaires ordinaires, l'hématoxyline, le carmin aluné elle carmin lithiné, etc., trouvent ici leur emploi. Les cellules et les noyaux ayant été détruits, ils ne peuvent plus prendre les couleurs, et l'aspect pâle qui est ainsi obtenu tranche sur le voisinage; parfois elles prennent une teinte diffuse, sans caractère. Remarquons pourtant qu'il y a fréquemment des noyaux, irréguliers et de volume variable, qui se colorent d'une façon intense au milieu du tissu mort, alors que d'autres ne se montrent que sous forme de fragments.

Le carmin et l'éosine donnent aux tissus nécrosés une teinte diffuse. La solution de Weigert n'a pas d'action sur eux, tandis qu'elle constitue un véritable réactif de la fibrine.

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