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OPÉRATIONS D'URGENCE. — BLESSURES DE GUERRE

S'il s aifil d une IVacluiv. ne praliquer ni anipulalion, ni résection, ([uelle que soil la gravité de la plaie. Raser et ioder le bord de la plaie et immobiliser le membre avec des attelles ou des bandes de carton.

S'il s agit d'une lésion articulaire, la traiter comme une fracture ouvei'le, c'est-à-dire par un simple pansement occlusif.

1). Blessures du crâne. — Qu'il s'agisse d'une balle ou d'une fracture ()U\ei'le, se contenter de raser les cheveux, de badigeonner la peau à l alcool iodé et d'appliquer un pansement compressif.

(i. Blessures du cou. — S'il y a hémorragie, appliquer un tamponnement serré sur l'artère.

S'il s'agit d'une plaie du larynx avec asphyxie, prati(|uer la trachéotomie.

I). Blessures du thorax. — Raser et ioder les hords de laplaie et appliquer un collodion et un bandage de corps bien serré.

E. Plaies de l'abdomen. — Nettoyer la plaie et appliquer, comme ])our Ictliorax. un pansement occlusif bien serré.

3" Traitement des blessés à l'ambulance. — L'ambulance est destinée à relever le poste de secours aprè.s le combat. Elle doit évacuer ses blessés sur l'hôpital de campagne. C'est donc un poste de secours mobile.

L'ambulance s'installe dans une maison ou en plein air, sous la tente ; elle se trouve à Ij kilomètre environ de la ligne de feu et reste exposée à l'artillerie.

Elle manque généralement d'eau ; aussi son rôle est-il d'évacuer le plus possible les blessés sans faire d'opération.

Le médecin de l'ambulance doit se pénétrer de toutes les règles que nous avons conseillées au médecin du poste de secoui'S.

4" Traitement des blessés à l'hôpital de campagne. — Dans ce dernier échelon du service de l'avant, les conditions de la formation sanitaire .se rapprochent des conditions du temps de paix.

L'hôpital de campagne est à une grande dislance du champ de bataille ; on peut se procuier de l'eau bouillie et stériliser les objets de pansements et les instruments. Toutefois, on n'y prati(iuera que les opérations d'extrême urgence et il faut, en principe, agir là comme à l'ambulance, c'est-à-dire .se contenter surtout de panser les plaies et d'immobiliser les fractures.

V^oici les règles dont doivent se pénétrer les médecins de service:

Revoir, défaire et refaire tous les pansements, c'est-à-dire enlever le pansement individuel, raser le membre sur une grande étendue, badigeonner de nouveau à l'iode laplaie et la peau.

Enlever seulement lespi'ojectiles et les corps étrangers qui se trouvent directement dans la plaie.

Drainer toutes les plaies aseptiques dans les moindres recoins; Ne faire ni amputation, ni résection ; se conlentei' de régulariser les plaies.

Changer tous les appareils de fractures et les remj)lacci' par du stoi'c ou du plâtre.

Faire les opérations urgentes, c'est-à-dire enlever quelques corps étrangers, régulariser les lambeaux, pratiquei- des ligatures, trépanation ; ne pas faire de laparotomie pour les plaies pénétrantes.

Conclusions. — La chirurgie du chamf» de bataille est une chirurgie abstentionniste. Les pansements et l'immobilisation y-liennent une place presque exclusive. Ce n'est qu une petite chiiurgie, mais cette petite chirurgie diminue la mortalité et les infirmités consécutives, plus que la grande chirurgie d'autrefois (Jacob).

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