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VI. — LAVAGES

Lavage de la bouche.

La désinfection de la bouche ofiVe une grande importance dans les cas de plaies de la langue, du palais, ou à la suite des opérations sur les lèvres ou la bouche.

Ces lavages n'ont aucune action si l'infirmière n'a |)as pris la précaution de détartrer les dents du patient et de badigeonner les gencives à l'iode.

Pour pratiquer ces lavages, on fait usage d'un bock à injections et d une canule de verre. Le bock est placé à :]0 centimètres au-dessus de la tète du patient et renferme de l'eau alcaline additionnée d'un peu d'eau oxygénée.

Le malade est assis, la tête penchée en avant.

Une serviette ou un drap caoutchouté est placé autour du cou et devant la poitrine. Un bassin est dis|)osé sous le menton pout recueillii' le liquide. On place la canule au niveau de l'orifice buccal. On engage le patient à respirer par le nez et à ouvrir la bouche. On dirige le jet vers le fond de la gorge, de sorte que le liquide retombe dans le bassin. On introduit un litre à la fois et on recommence chacjue fois que le sujet a avalé du lait ou un liquide alimentaire quelconque. Ces lavages seront faits en moyenne toutes les demi-lioures.

Lavage de l'estomac.

Le lavage ifeslomac doit être très fréquemment employé par le chil'urgien et ses aides. Son but est de :

1" Explorer le contenu gastri(jue (repas d'épreuve);

2" Nettoyerrestomac avant les opérations gastriques;

3" Vider le contenu de l'estomac avant d'opérer une occlusion intestinale ou une hernie étranglée ;

4° Surtout arrêter les vomissements post-opératoires.

Le lavage d'estomac se pratique à l'aide d'un tube demi-iigide (tube de Dcbove) ; les parois doivent être assez épaisses pour que l'infirmière puisse pousser l'instrument dans l'œsophage.

Introduction du tube. — Les malades énergiques l'introduisent eux-mêmes. Pour cela, le patient, étant assis, introduit dans son pharynx l'extrémité du tube préalablement mouillé et le pousse en taisant des mouvements de déglutition. Dès que le tube est arrivé à la marque faite à 50 centimètres, on verse dans l'entonnoir une certaine quantité d'eau alcaline tiède. Le liquide descend rapidement et, lorsque l'entonnoir est vide, on l'abaisse rapidement au-dessous du niveau du lit pour en vider le contenu dans une cuvette ou un seau.

Si le malade se refuse à l'introduction du tube, l'inlirmièie l'introduit elle-même. La tête est penchée en avant. L'opérateur, placé en face du malade, saisit de la main droite le tube de caoutchouc, place l'index gauche sur la langue du patient et, le long de cet index gauche, pousse dans le pharynx l'extrémité de la sonde. Si le malade éprouve des nausées, on lui recommande d'avaler et de continuer à pousser la sonde vers l'estomac. Une fois cette sonde introduite, on ordonne au patient de faire de grandes inspirations et on procède au lavage.

Chez les sujets nerveux, il faut badigeonner la gorge à la cocaïne ou les faire gargariser avec une solution de bromure de potassium (la p. 100) un quart d'heure avant le lavage. La quantité de liquide qu'il faut inti'oduire en une fois ne doit pas dépasser un demi-litre. Pourbienlaverl'estomac, il fautengénéraUlltres d'eau alcaline tiède.

CllAiniKE IV

L'ANESTHÉSIE

Vanesthésie générale (chloroforme, étfier, chlorétile) est celle qui s'étend au corps tout entier.

L'anesthésie régionale provo([ue l'analgésie sur un territoire étendu de l'organisme ; elle est obtenue en injectant un liquide anesthésiant, soit autour de la moelle épinière (rachi-anesthésie), soit dans le vaisseau d'un membre ligaturé (aneslhésie segmentaire), soit autour d'un tronc nerveux (aneslhésie périneurale).

L'anesthésie locole consiste à provoquer l'analgésie sur les seuls tissus où portera l'opération. L'anesthésie se lait généralement au moyen d'une injection de cocaïne (ou d'un de ses succédanés). Elle doit être provoquée soit sur le tracé de l'incision, soit sur le pourtour de la zone où portera la section des tissus (aneslhésie circulaire).

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