LS
une tumeur cérébrale, mais rien de net ne peut faire préjuger de son siège.
Dans l’un ou l’autre cas, la conduite à tenir diffère
totalement :
4) Des symptômes précis ont permis de localiser la tumeur. — L'ouverture du crâne doit alors être pratiquée au niveau du siège présumé de la tumeur. À part Cushing, qui même dans ce cas fait encore quelques réserves sur le point d'élection de la crâniectomie, c'est l'avis à peu près général. =
Ilest bien évident, en effet, que si tout fait espérer une extirpation possible du néoplasme, il faille intervenir au point qui semble le plus susceptible d’en faciliter la découverte et alors même que les espérances d’extirpation immédiate et facile sont reconnues vaines, c'est une brêche toute faite pour aller dans un second temps à la recherche de la tumeur.
Or, c’est le plus souvent au niveau de la zone rolandique que siègent les tumeurs, dont on peut diagnostiquer le siège car elles se traduisent par une série de symptômes bien nets.
C’est encore quelquefois au niveau de la zone frontale, et quelquefois encore au niveau de la zone occipale.
Ce sont donc ces régions qui seront désignées pour pratiquer le volet osseux. Mais, si après ouverture du crâne, la recherche de la tumeur a été négative ou si la tumeur a été jugée inextirpable, si, en un mot on se
retire en bon ordre, se bornant à une simple trépanation
CLONE
SEL, Res
décompressive, on observera souvent des accidents importants à la suite de l'opération, dûs à la distension de l'écorce.
a) Dans la zone rolandique. — Après la taille d’un volet de décompression, se produit souvent de l’hémiplégie et de l’aphasie si la trépanation a été pratiquée à gauche. Les exemples en sont fréquents, et je peux citer ici un exemple de chactüne de ces deux éventualités que j'ai présent à la mémoire. L'un est dû à MM. Babinski et Gosset (Observation XXIV), et est rapporté dans tous ses détails dans la thèse de Trocmé (Observation D.
HN s’agit d’une fillette de 8 ans qui présentait des troubles indiscutables de tumeur cérébrale et qui fut envoyée, par M. Babinski, dans le service de M. le professeur Terrier, où j'étais alors externe, parce que la stase papillaire avait fait son apparition et que l’amaurose menaçait; M. Gosset pratiqua un large volet dans la zone rolandique gauche. L'amélioration fut remarquable; mais, peu de temps après l'opération: « l’hémiplégie droite s’accentue en même temps que se développe une hernie cérébrale pulsatile. Le côté paralysé se contracture, le bras se place en flexion, les réflexes sont exagérés, il y a de la trépidation épileptoïde ; le Babinski est en extension. »
J'ai vu opérer la malade en 1906 et deux ans après J'ai été assez heureux pour la revoir: Elle avait conservé la vue, ne souffrait plus, mais elle était toujours
hémiplégique.