‹ Techniques d'Hydrologie Expérimentale: Applicables à l'Étude de l'Action Pharmacodynamique des Eaux Minérales sur les Muscles LissesChapitre 64 sur 75 · PL REX A · texte numérisé non relu

PL REX A

Ces recherches poursuivies avec la collaboration de MM.

Roger Boucomont et Paul Boyer selon la technique décrite x

page 39, ont permis de mettre en évidence un fait expérimental d'une constance absolue, à, savoir : l'excitation du pneumogastrique par l'injection intraveineuse d'une eau minérale, et la disparition de son. action a puit lion préalable. V7:

L'eau minérale utilisée est l’eau de Challes. Elle est administrée par la veine saphène. Aussitôt après l'injection, en même temps qu'une chute brutale de la pression artérielle (tracé A8) on observe sur le tracé auriculo-ventriculaire une bradycardie considérable et l'arythmie caractéristique de l'excitation vagale (tracé 49).

Les mêmes effets se produisent après chaque oc he |

injection, mais, ce qui donne toute sa valeur à cette expérience c'est que les phénomènes observés précédemment SE

; disparaissent complètement lorsque le pneumogastrique est physiologiquement seclionné par l'injection d'atropine,

VA

On ne constate, en effet, sur l'animal atropinisé, qu'une lé-

gère diminution d’ amplitude des battements auriculo- -ventriculaires, contemporaine nous le savons d’une chute légère de la pression artérielle, mais on n ‘observe plus la bradycardie ni l'arythmie du tracé 49 (tracé 5o, fig. 50).

. Une démonstration irréfutable est. ainsi nue ae l'action vagomimétique d'une eau minérale. |

On pouvait se demander s’il ne fallait pas attribuer le.

phénomène observé à la grande quantité d'hydrogène sul-

füré contenu dans l’eau de Challes. Cette explication est.

incomplète : en effet, la, même eau, rendue isotonique par du chlorure de sodium, donne un tracé auriculo-ventriculaire et respiratoire complètement différent, De même : l'eau d'Uriage, malgré son caractère sulfuré, ne possède nullement les mêmes He comme on peut le constater sur le tracé 5r. | pis

Il-est facile également de se eine compte que d’ dites constituants, présents dans les eaux minérales, ne produisent pas d'effet semblable, C'est ainsi que l'injection intraveineuse de 5o ec. d’eau de Châtel-Guyon (tracé 52) dont nous. avons vu l'action pharmacodynamique puissante sur les organes isolés, est absolument sans effet sur l’innervation extrinsèque du cœur.

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