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- MM. Maurice Villaret et L. Justin-Besançon ont cité les ré-
cents travaux des bilogistes sur ce sujet.
Une telle constatation est suscptible de nous éclairer sur la façon dont certaines eaux minérales sont capables de lever un spasme musculaire lisse, alors que, par ailleurs, elles ont une action tonique conte dub le sur la ne musculaire.
ns peut s'expliquer en particulier, le paradoxe apparent de certaines cures thermales sodiques qui sont prescrites à la fois à des malades souffrant d’hyperkinésie gastrique, et à n A présentant de l'atonie de leur es-
tomac.
| Si intéressantes que soient ces données de pharmacody-
namie générale, elles ne sauraient suflire cependant à ex- pliquer toute l'action ie eaux minérales sur les fibres mus-
culaires lisses. ; ‘
= Examinons, par exemple, l’antagonisme des différentes
‘eaux minérales avec l'adrénaline, propriété soulignée par Waucomont dans la phrase citée plus haut. En se reportant
‘aux expériences décrites dans ce travail nous ne constatons
pas de parallélisme net entre cette propriété et la concentration ionique des sources thérapeutiques ; bien plus, la plupart des eaux présentent avec l’adrénaline un antagonisme “visible ce qui ne saurait s'expliquer aisément si leur influence était uniquement due à leur action alcalinisante. D'autre part, le rôle relâchant sur le muscle lisse de l’acidité n’est pas toujours vérifié. C’est ainsi que comme l'ont -montré MM. Maurice Villaret, L. Justin-Besançon et Vexenat, l abaissement à pH 6,r du milieu où se trouve placée une bronche isolée ne produit aucun relâchement de ce muséle lisse, et à condition d'opérer rapidement, on cons- tate que celui-ci reste même excitable par les paralysants du parasympathique dans ce milieu relativement acide. Or ce pH 6,r est précisément celui de l’eau du Mont-Dore, qui est capable, comme nous Pavons vu, de relâcher fortement
et rapidement. la bronche isolée contracturée an un exci-. iant du parasympathique. f |
Fest donc évident que les propriétés si intéressantes de. celte eau ne sont pas seulement en relation avec sa concentration ionique, et, comme elle conserve ses mêmes et qualités lorsqu'elle est ramenée à l’isotonie, son action ne NE * 4 saurait non ie s ‘expliquer pes sa CA ER molécu- “ laire. | | sn AT Fi : Force. nous est donc de iebonmitre que, role que soit l'importance biologique du pH, dont nous avons émuler 2e plus grand compte dans toutes nos: expériences, les varia= » tions de la concentration ionique ne peuvént suffire à exe pliquer toutes les P'OPAIEES biologiques des eaux minérales. .
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