INFLUENCE DES GAZ DISSOUS. | TAN
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Les eaux minérales renferment souvent des gaz dissous en très grande abondance. L'un des plus importants, à cer. point de vue, est incontestablement l'acide carbonique.
On a pu ‘montrer facilement l'influence det-ve Corps. sure les organes isolés, dans une expérience poursuüivie sur le ventricule d'Helix pomalia. On à observé que l'eau de La Bourboule arrête les mouvements ‘dé rcet or 2 gane, Mais que, si l'on remplace à ce moment cette eau ordinaire par la même dans laquelle CO? a été remplacé par O?, on voit immédiatement reparaître les mouvements du. ventricule isolé (tracé. 60). Se | A
De même, sur un fragment de musele bronchique Soie k Date dans »0 cc. de liquide de Locke, on fait. arriver un courant de co”, après avoir supprimé l’arrivée dé O7, . on constate un relâchement assez net du muscle : Da à À on fait agir ensemble l'oxygène et le gaz carbonique : un nouveau relâchement moins marqué se produit. Le muse cle a conservé, d’ailleurs, toute sa vitalité, comme le révèle sa contraction facile sous l'influence de FAC ERCARES Ca cé 61).
Mais, là encore, si l’on s’en réfère + aux expériences que nous avons rapportées dans ce travail on constate qu'il n'y a pas de parallélisme entre l’action. pharmacodynamique des sources minérales et leur teneur en gaz carbonique. Certaines eaux, presque complètement dépourvues de CO?,. possèdent cette action à un débré extrêmement important,
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et d'autres, privées de leur gaz carbonique, conservent toutes nn din un, sur les muscles lisses. d À | Al Ïl serait intéressant de poursuivre, par les mêmes méthodes, l'étude des autres gaz dissous dans les eaux minérales, y compris ceux dits inertes (hélium, néon, argon), dont les propriétés biologiques ont été jusqu'ici relativement peu explorées à ce point de vue. | I ne faut pas oublier que, parmi ces divers gaz, l'acide carbonique occupe une place à part ; il possède, en effet, un double rôle pharmacodynamique, car, outre ses propriétés particulières, c'est un acide qui abaisse le pH du milieu. Mais cet acide possède un coefficient de dissociation différent de celui des substances alcalinés qu'on rencontre dans ies eaux minérales : H? COŸ a une dissociation biphasique; Or, nous savons que, dans les acides polybasiques, le premier H est facilement dissocié, tandis que les suivants sont cédés plus difficilement. On doit tenir compte de ce fait dans l'appréciation des propriétés biologiques des eaux minérales riches en CO°.