I. Ne pas vouloir payer
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Par nous-mêmes ; opposés aux choses ; au non moi.
Par observation des autres vivants — (anesthésie, etc.)
Par analyse des appareils — description. La sensibilité est d'autre part, variation. Elle crée le présent, — l'éternel présent — l'instabilité constante.
Qui dit sensibilité, dit modification passagère d'un système qui transmet à d'autres systèmes sa modification, et revient à son premier état.
En d'autres mots, la sensibilité est toujours un moyen, une propriété essentiellement transitive ; elle implique autre chose ; elle n'est pas isolable ; elle est finie. — Il y a quelque chose avant elle et quelque chose après elle.
On peut dire le même de la connaissance.
Sentir — transmettre ?... ou dissiper ? — Mal transmettre — de sorte que ce qui nous constitue en apparence, — notre essence apparente — serait le déchet, le mauvais fonctionnement, la perte en cours de route * ?
I. Une machine parfailo est silencieuse. Un animal parfait, parraitemeiit adapté, parfaite harmonie, n'aurait conscience ni pensée
SUITE
Cet incident a jeté dans la transaction générale et l'équation des choses, — {les i?idividus — des croyances qu'on est soi — qu'on existe, préexiste et subsiste, — qu'on est but, terme final, — et vivante opposition à la transmission pure \
Peut-être que nous transmettons par là, à un autre système, quelque chose...
La sensibilité peut se comparer au spectre. — Au milieu du spectre, la sensibilité se réfère au « monde » — elle se confond avec lui, ou forme une image i?î sensible, objective... Vers les deux extrémités, elle donne des ultra-mondes et des infra-mondes ; plaisir, douleur, — singularités, phénomènes tout isolés, qui ne se raccordent pas à l'image d'univers, à la grande machine des choses qui agissent et réagissent les unes sur les autres comme si le moi n'existait pas ^.
Problème : Est-il possible de concevoir une représentation d univers dans laquelle les perceptions d'objets sensibles, les « choses », et les sensations
I. Nous ne voulons pas, nous ne savons pas être de purs el simples intermédiaires.
î. Il y a une sensibilité qui fait parti© du fonctionnement de régime des êlres ; et une autre qui réeulle du trouble de ce régime.
isolées — plaisir, douleur, — figureraient simultanément ?,
La sensibilité est discontinuité. Elle est faite d'instants ou éléments isolés les uns des autres et sans lien concevable ni perceptible. Elle est toute en chaque fois — attachée à sa propre production, — toujours efïet et dépendance, toujours traduction, intermédiaire ; mais singularité, origine, et même origine absolue. Je suis contraint de l'exprimer par cette contradiction.
Quelque chose en nous n'est pas assez « forte » pour continuer l'image du monde vers Plaisir ou vers Douleur. L'image se trouble vers les bords. Si je me brûle, je hurle, et je ne sais pas annexer cette sensation au monde déjà fabriqué.
Le spectateur n'existe stable qu'entre des limites. Il est détruit, désagrégé, dissous... au delà et en deçà \
Aux approches de ces bornes, — plaisir et douleur, — il y a un dédoublement. — Le connaître
I. Le domaine du speclaleur est borné de toutes parts, enveloppé par le domaine du patient.
SUITE
se mélange d'être ; ou plutôt le connaître se divise. — Il n'est plus d'un seul tenant.
Douleur et plaisir sont sensations isolées, comme des îles d'existence séparées du continent du monde objectif.
Mais ce monde est donc une partie de quel monde ^ ij
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