Télégraphie electrique san fil
$ son appareil (ne différant pas beaucoup du récepteur Marconi) pouvait servir à la réception des signaux, à distance.
D'autre part, au commencement de 1895, le câble entre Oban et l’île Hull s'étant interrompu, on installa, sur les deux bords du canal, deux conducteurs parallèles. Le courant primaire, avec 260 interruptions par seconde, était produit par une batterie LEcLANCHÉ, de 100 couples. Un téléphone fonctionnait comme récepteur. M. Marconi a fait usage d’un interrupteur très rapide (la décharge) et le courant, étant à haute fréquence, il n’a pas été nécessaire de fermer le circuit des deux conducteurs, aux deux stations, On avait tout ce qu'il fallait pour la télégraphie électrique sans fil, à grande
‘distance, mais c'est bien M. Marconr qui en a montré, pour la première fois, la réalisation, en réunissant tout ce que d’autres avaient trouvé et perfectionnant, avec le plus grand soin, le tube de BranrY, pour en augmenter la sensibilité. On aurait pu aller encore plus loin et trouver la caractéristique du télégraphe Marconr dans le photophone de Bezr. En effet :
Dans le télégraphe Marcont, les ondes électriques produisent des changements de résistance dans le circuit, dans lequel est intercalé le cohèrer ; dans le photophone de BELL, un faisceau de lumière fait changer la résistance du sélénium, Les ondes lumineuses n'étant que des ondes électro-magnétiques d'une période beaucoup plus brève que celle des ondes électriques, on peut bien dire que, de la même façon que les ondes électriques, en produisant des décharges invisibles, dans la poudre métallique, la rendent conductive, ainsi la lumière produit le même phénomène (il est bien possible), entre les molécules du sélénium. Mais on pourra toujours dire que le télégraphe Marconi reproduit les signaux et le photophone de BEL la parole : le but atteint étant différent, la nouveauté de l'invention Marcont reste toujours incontestable.