‹ Télégraphie electrique san filChapitre 3 sur 6 · L CG · texte numérisé non relu

L CG

courant continu, dans un circuit dans lequel r > \ , on induit,

à distance, dans un fil parallèle, un courant qui produit les mêmes effets que le courant continu : déviation de l'aiguille d'une boussole électrolyse, etc. On peut rappeler à ce sujet que la foudre exerce sur le compas des navires ou sur la boussole des offices télégraphiques des perturbations : La foudre est une décharge produite par du courant continu (électricité statique), Za résistance de la vapeur d’eau des nuages est infiniment grande : on doit supposer qu'elle soit plus grande que la racine carrée de quatre fois la self-induction divisée par la capacité. Cu * *

Nous avons appelé longueur d'onde (page 23 de notre brochure) ce que, d'ordinaire, on appelle demi-longueur d'onde, parce qu'il y a des cas où il n'y a pas une onde complète. Lorsqu'on ferme ou lorsqu'on ouvre un circuit, il se produit oui ou non une ondé ? Cette onde correspond justement à ce qu’on appelle demi-onde.

À la page 25 de notre brochure, nous avons employé, dans la transmission de l'énergie électrique à distance, sans fil, aussi à la station réceptrice, du fil à section carrée. Cela n’est pas indispensable, du fil à section ronde peut être employé. Nous avons dit que le fil des spirales, induite et induisante, peut être enroulé de différentes façons : sur lui-même, à zig-zag, vertical et horizontal, etc. Une des nombreuses dispositions pour empêcher que la spirale induisante produise, d’une façon quelconque, des effets contraires dans la spirale induite, est celle d'enrouler le fil de façon que chacune des faces des spirales présente des segments de fil dans lesquels, si la spirale est parcourue par du courant, celui-ci se dirige toujours dans le même sens, On peut obtenir cela d’une façon bien simple : enroulant le fil,

toujours dans le même sens, sur une surface plane imaginaire (qui peut aussi être de bois ou autre chose) selon la longueur ou la largeur de celle-ci, de façon que la surface antérieure couvre la postérieure : la direction des segments de fil est la même dans les deux spirales des deux stations. Une autre disposition un peu semblable à celle que nous venons de décrire, mais beaucoup plus avantageuse, est celle-ci : On place de nombreux traits de fil isolé l’un à côté de l’autre et toujours parallèlement, de façon à former une surface plane ; toutes les extrémités de ces fils sont en communication entre elles (soudées à un fil perpendiculaire, par exemple) et avec un fil unique qui sert de fil de communication, Dans le disque, à la station de transmission, le fil, selon le cas, est à section carrée ou à section ronde ; à la station de réception, il est à section ronde. A la station de transmission, si on relie les deux fils de communication à la source génératrice, le courant se divise (second principe de Kirchhoff) dans les diftérents fils qui composent le disque ; à la station de réception, les courants induits dans les différents fils se somment dans les fils de communication (second principe de Kirchhoffi. Dans le cas de courant à haute fréquence, il suffit de mettre en communications d’un seul côté seulement les extrémités des traits de fil et cela dans les deux stations.

Notre transmetteur téléphonique électromagnétique (p.37, fig. 12), nous l'avons donné seulement à titre d'exemple. Il peut être très avantageusement remplacé par un microphone pour téléphonie à grande distance et peut bien, à son tour, remplacer les transmetteurs magnétiques.

Nous oublions de dire que le dispositif pour décomposer le courant alternatif d’une fréquence déterminée en courant continu (de sens constant) est basé sur la considération faite que les ondes soient station. naires et que chaque trait de fl, correspondant à ce qu'on appelle demi longueur d'onde, soit lonjours parcouru par un courant dans le même sens. Nous nous réservons d'indiquer plusieurs dispositions pour obtenir cela. Pour les ondes simplement stationnaires, le dispositif est applicable, tel qu’il est, au relais dans le cas que l’enroulement du fil, comportant plusieurs longueurs de demi onde, les effets d’aimantation seraient nuls,

On peut appliquer d'une autre façon le même principe : on commence l’enroulement de la bobine (ou du fil de l’électro-aimant et du récepteur téléphonique) par un point du fil qui correspond à un nœud et l’enroulement est toujours dans le même sens jusqu’à ce qu'on ait une demi longueur d'onde. Pour la seconde demi longueur d'onde, l’enroulement est fait en sens contraire, en continuant le premier enroulement ou en commençant un autre sur le premier : ainsi de suite pour les autres traits du fil correspondant à une demi longueur d'onde. On a ainsi une bobine dans laquelle le courant, bien qu'il ait sens différent dans le fil, se dirige toujours dans le même sens dans toutes les spirales. Lorsque la rapidité des interversions ne produit des effets d’aimantation, on peut employer une telle disposition que le courant soit détruit lorsqu'il se dirige dans une certaine direction En tous cas, on peut faire croître la longueur de la demi onde pour avoir des effets d’aimantation.

La longueur du fil de la spirale, à la station génératrice (pp 25 et 29, fig. 9, 10 et 11), doit être telle (par exemple plus petite qu'une demi longueur d’onde) que le courant ne produise des effets opposés dans des points lointains du champ, Si, à la station de réception, on emploie du fil à section ronde (ce qui est préférable), pour le rayonnement dans tous les sens de l’espace, les effets de cette spirale plane induite sur la spirale induisante sont insensibles Il n’en est pas ainsi si on emploie du fil à section carrée (ce qui n’est pas nécessaire) : dans ce cas, la longueur du fil doit être telle que le courant induit ne puisse diminuer les effets du courant induisant (lorsque, par exemple, cette longueur est égale à une demi longueur d'onde) ou telle qu’il produise un effet nul (lorsque, par exemple, cette longueur est égale à deux demi longueurs d'onde), Ces dernières considérations sont applicables aussi aux transformateurs pour courants rapidement alternatifs, dans le cas qu'on ne préfère employer une bobine, induisante, comme nous venons de la décrire.

Aux dispositions revendiquées au n° 1, a, b, c, d,e, on peut avantageusement substituer la suivante : À uN des snlides de révolution, entre lesquels a lieu la décharge, on relie le primaire d'un transformateur

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dans le secondaire duquel on induit le courant à plus basse ou plus haute tension.

En acoustique, on peut observer un phénomène, qui ne diffère pas beaucoup de celui que nous avons indiqué pour concentrer les radiations dans une direction déterminée, c’est à dire de réfléchir sur le radiateur les radiations émises dans une direction autre que celle dans laquelle on veut. Si on fait vibrer un diapason, il fera vibrer, par résonnance, un autre diapason qui lui est accordé. Si au contraire, à l’aide d'un miroir, on réfléchit une part des rayons sonores sur le diapason même qui les a émises, par auto-résonnance, ces rayons renforceront les vibrations du diapason de façon que les rayons sonores, émis dans les autres directions, en résulteront plus intenses. Dans notre disposition, voici comment se passent les choses : les radiations, émises dans des directions, autres que celle qu'on veut, en rencontrant les surfaces métalliques qui leur sont placées perpendiculairement, induisent dans celles-ci des courants induits de sens contraire à celui que le courant a dans le fil (ou autre) induisant. Une part de ce courant se transforme en chaleur. Ce courant induit ne pouvant se rayonner dans l’espace (pour la disposition des surfaces mêmes) ni se dissiper dans le sol (parce que les surfaces sont isolées du sol) ni étant utilisé à produire un travail, pour le principe de la conservation de l’énergie, induit, dans le fil qui l’a émis, un courant qui a le même sens de celui qui parcourait le fil, les deux inductions ayant lieu instantanément. On peut, par conséquent, employer, au lieu du cylindre métallique toute autre disposition qui puisse réaliser ce que nous venons

de dire,

De notre brochure il ressort bien clairement que la décharge est un moyen quelconque pour obtenir une grande variabilité.

On peut, par conséquent, dans la transmission sans fil, employer le courant variable d'un alternateur, d'une bobine de RUHMKORFF, d'un transmetteur téléphonique ou autre. Les dispositions indiquées restent les mêmes, aussi celles pour concentrer les rayons électriques dans une direction déterminée : il suffit seulement de fermer le circuit des spirales aux deux stations.

Nous rappellerons, à ce sujet, que, en 1884, les dépêches, à travers les fils isolés et enterrés sous les rues de Londres, furent

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lues sur les circuits téléphoniques, placés sur les toits des maisons, à 25 mètres de distance. En 1885, on put constater, jusqu'à 600 mètres, les perturbations des circuits ordinaires télégraphiques. A la même époque, furent transmises des conversations téléphoniques à travers un quartier de Londres, à la distance de 1600 à 2000 mètres. En 1887, il fut démontré que ces effets étaient dus seulement à l'induction. En 1892, on fit ainsi une transmission entre Penarth et Flat Holm, à 5,3 km. de distance, Evidemment, si Les circuits parallèles eussent élé placés plus haut de façon à être en vue entre eux, si l'énergie traversant le fil induisant eût été plus grande (par exemple celle fournie par un alternateur), si enfin les radiations du conducteur induisant eussent été concentrées sur le conducteur induit, sürement on aurail pu atteindre des distances de hransmission bien plus grandes, on aurait pu allumer des lampes électriques, mettre en mouvement des moteurs à des kilomètres de distance sans fil et cela par du courant à petite fréquence. De tout ce que nous venons de dire nous voulons faire ressortir surtout qu'il est bien possible, avec nos dispositions, d'effectuer par le courant variable d'un alternateur, à la plus haute fréquence possible, une transmission d'énergie électrique, sans fil, à des distances relativement grandes.

Nora : Le courant induit, à petite fréquence, peut servir à impressionner le tube de Branly, en employant la même disposition de la barre verticale, employée par M. Marconi, et voici comment : on a une barre verticale vide, dans laquelle est placé un fil isolé qui sert de fil de retour.

Une des plus importantes applications de la télégraphie électrique sans fil serait celle d'apprendre aux navires le voisinage d'un steamer marchant à grande vitesse. À l’aide des dispositions que nous avons indiquées, cela est possible. Nous avons indiqué un moyen pour envoyer toutes les radiations d’un radiateur sous forme d’un cône et un autre moyen pour qu'un récepteur ne puisse fonctionner que lorsque les radiations sont adressées dans une direction déterminée : les deux navires peuvent toujours communiquer, mème lorsque l'un ne sait où se trouve l'autre. Si on imagine que chaque navire a un transmetteur comme celui décrit à la page 29 (fig. 11) et un récepteur avec la disposition indiquée aux pages 36 et 37 avec les ouvertures des deux cylindres dressées du même côté, si au lieu de l'appareil télégraphique on a une sonnette électrique au récepteur et si le radiateur fonctionne toujours, la sonnette ne sonnera pas. Mais si

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un navire s'approche et entre dans le rayon d’impressionnabilité du cohèrer (tous les navires, par convention, of les ouvertures des appareils dressées dans une direction déterminé), les radiations du radiateur du navire qui s'approche impressionneront le cohèrer et la sonnette sonnera, de même que le radiateur de l’autre navire fera sonner la sonnette du navire qui s'approche,

Le télégraphe sans fil système Marconi peut rendre les plus grands services pour les communications entre les trains en mouvement et entre ceux-ci et les gares. Jusqu'aujourd’hui, il n’a pas été question de parler de ces applications, parce que les trains devraient avoir de longues barres verticales, qui devraient être baissées toutes les fois que les trains passent sous un tunnel ou un toit de gare. En outre, une barre, haute par exemple 30 mètres, serait anti-esthétique à la voir sur un train.

La barre pouvant étre remplacée par une spirale, la chose se présente sous un aspect nouveau, qui mérite d’être pris en considération, D'ici à quelque temps, nous proposerons encore un nouveau blocksystem où il n'y aura que les appareils Marconi modifiés et arrangés de façon à rejoindre le but.

La ÆRevue des Revues reproduit une communication de M. Tesra qui a inventé un nouveau système de télégraphie électrique sans fil : Dans le transmetteur, les radiations se comportent comme les rayons X, passant par les milieux les plus denses, le sol, la pierre, l’eau, etc. Pour le récepteur, il y a des appareils (dont nous ne connaissons pas encore le secret) qui permettent d'augmenter énormément la vitesse de transmission. Veut-on, avec cela, espérer de communiquer, en faisant traverser aux rayons électriques les-couches terrestres ? Cela est impossible : nous voulons dire que cela ne vésoudrait pas le problème de la lélégraphie sans fil. En effet : Les radiations sont, ou envoyées dans tous les sens de l'espace ou elles sont concentrées dans une direction déterminée. Si les radiations sont envoyées dans tous les sens de l'espace, tout autre récebleur pourra étre impressionné, ce qu'il faut absolu: ment empêcher. Si les radiations sont convergées dans une direction délerminée, le faisceau subira tant et de telles réflexions que les rayons se disperseront dans différentes directions, et il est bien possible que, au lieu où l'on voudrait les

amener, ils n'en arrivent pas : cela dans le cas où le dit faisceau ne rencontre des lerrains minéraux, qui lui opposeront une barrière insurmontable. Dans un cas comme dans l'autre, la télégraphie sans fil, à travers les couches lerrestres, ne peut absolument pas résoudre le problème.

Que si le radiateur TESLA, contrairement au radiateur Marconi (qui diminue en puissance avec la distance à parcourir, laquelle dépend de la quantité d'électricité mise en mouvement) envoie des radiations avec la même intensité, à une distance quelle qu’elle soit, rien n'empêche d'employer les radiations TEsrA dans la plupart des dispositions dont nous avons parlé.

La fréquence, l'énergie de décharge, la hauteur à laquelle doivent se trouver les appareils, ne pouvant croître à l'infini, pour rejoindre toute distance de transmission, il est nécessaire un répétiteur, qui soit pour la télégraphie sans fil ce que le relais est pour la télégraphie ordinaire.

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