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de la caisse susnommée. M est le commutateur; H le transmetteur télégraphique ; P est une batterie de piles ou d’accumulateurs ; r1, R, R’, R”, R’”, RIY sont des résistances ; S la communication du tube sensible avec la terre ; n n° le primaire de la bobine E ; p p' le secondaire.
L'appareil fonctionne comme transmetteur, récepteur et répétiteur. Pour qu'il puisse servir comme transmetteur, on ferme, au moyen de l'interrupteur H le circuit dans lequel sont compris la batterie P, les bandes s et { du commutateur, la bobine E, l’oscillateur Y, le circuit de dérivation dans lequel est compris, avec les résistances R' l’électro-aimant 9, qui empêche que le courant qui parcourt le fil À arrive au tube sensible et l’autre, dans lequel, avec les résistances R° R’”, est compris l’électro-moteur L qui rend la résistance au tube sensible F, qui est toujours impressionné. Quand l’appareïl fonctionne comme récepteur, des ondes électriques arrivent à la sphère C et au fil A et par le fil 2-13, vont impressionner le tube sensible F ; les choses se passent ensuite comme dans la disposition Marcon1: la bande s du commutateur est en communication avec la bande u. Quand l'appareil doit servir comme répétiteur, les faits se suivent, d’abord de la même façon que quand l’appareil sert de récepteur, ensuite, au lieu de fermer le relais G le circuit de l’appareil Morse ferme le circuit de la bobine de l’oscillateur : il suffit, pour cela, que la bande $s du commutateur soit en communication avec la bande f.
Si la bande s est en communication, en même temps, avec la bande u et {, cette simple disposition permet d'enregistrer les signaux qui sont transmis.
Les caractéristiques du système sont les suivantes :
19 De pouvoir répéter les signaux; 2° le récepteur et le transmetteur sont combinés de façon à former un unique appareil, ce qui permet la continuité de la correspondance ; 3° la barre est unique et sert pour le récepteur et pour le transmetteur ; 4° en envoyant un courant dans l’électro-aimant, lequel, attirant son armature, interrompt le conducteur qui va de la barre au cohèrer, précisément au moment où la barre est parcourue par un courant oscillant intense, on empêche la sensibilité du tube sensible d'être altérée; 5° en renfermant l'électro-aimant, l’électro-moteur, le relais et le cohérer dans une caisse de fer doux, ces appareils ne peuvent être influencés par le fort champ magnétique de la bobine d’induction, laquelle, pour la facilité de la manœuvre, doit être placée près des autres appareils ; 6° une unique batterie d'accumulateurs sert, en introduisant des
résistances dans le circuit des appareils, qui n'ont besoin que d'un courant peu intense, à actionner la bobine, les organes télégraphiques, l'électro-moteur et l’électro-aimant; 7° quand l'appareil sert de transmetteur ou répétiteur, les organes sont combinés de façon que, précisément quand l’oscillateur et la barre correspondante émettent des radiations, qui impressionnent le cohèrer, l’électro-moteur donne un petit coup de marteau, qui restitue au petit tube sensible la propriété de recevoir l'impression de l'onde qui, peu de temps après, pourrait arriver de l’autre station.
Le relais ou répétileur, tel qu'il est, estapplicable surtout aux communications mobiles. Dans le cas où il doit desservir deux stations fixes, en terre ferme, voici comment il faut disposer les choses : Au lieu d’un fil vertical, il y en aura quatre, deux en communication avec le fil, qui conduit au tube sensible, et deux en communication avec deux plaques d’un commutateur, dont la troisième est en communication avec l'oscillateur. Les quatre fils sont entourés par des surfaces métalliques, de façon qu'elles laissent l’espace du côté de la station suivante libre. Pour les fils en communication avec le tube sensible, les surfaces métalliques doivent empêcher que le tube sensible soit impressionné par les radiations que le radiateur émet; pour les fils en communication avec l’oscillateur, elles doivent converger les radiations dans la direction de la station suivante et en même temps empêcher qu'on ait des radiations en d’autres directions. Si nous appelons intermédiaire cette station et si nous supposons que les deux autres se trouvent l’une à gauche et l’autre à droite, les choses doivent être disposées de façon qu'un des fils, en communication avec le tube sensible, soit impressionné seulement par les radiations qui viennent de la station à gauche, par exemple, et l’autre seulement par celles qui viennent de la station à droite. De même un des fils, : en communication avec l’oscillateur, doit envoyer toutes ses radiations à la station à gauche et l’autre seulement à la station à droite : le commutateur, selon le cas, met en communication l’oscillateur avec un fil ou avec l’autre. On peut aussi employer une disposition à l’aide de laquelle, si les radiations viennent de la station à gauche, l’oscillateur les envoie à celle à droite, ou au contraire.
Il va sans dire que, si routes les radiations, émises par une des stations, celle à gauche ou celle à droite, sont convergées sur un des fils de la station intermédiaire et le courant induit en celui-ci est de {elle intensité et de telle nature à actionner directement l'appareil télégraphique, les choses restent presque les mêmes : il suffit de supprimer le circuit de secours avec le tube sensible. On peut aussi
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supprimer l’oscillateur dans le cas que c'est le courant variable de la bobine qui produit des effets d’induction à l’autre station : dans ce cas les circuits des fils doivent être fermés. Si toutes les choses sont arrangées de la façon que nous venons d'indiquer, si, au lieu d'un appareil, on en a deux à chaque station, on pourra avoir la communication en même temps, en sens opposé. Et, en augmentant le nombre des appareils, on peut avoir la télégraphie multiple, comme dans les lignes télégraphiques ordinaires.
En résumé, nous revendiquons comme de notre invention :
1° Un appareil répétiteur ou relais permettant la télégraphie sans fil à toutes distances, cet appareil étant disposé entre les deux stations à desservir de façon que, recevant de faibles radiations, en transmet instantanément d’autres, de la même durée, mais d’une grande intensité et propres à impressionner l'appareil suivant ;
29 Dans la disposition revendiquée sous le n° 1, un répétiteur ou relais dans lequel les signaux sont.enregistrés à l’aide d’un récepteur de Morse, Ce système est caractérisé par une barre unique pour la réception et la transmission, cette barre étant munie à son extrémité d’un conducteur sphérique de grande capacité, d’un dispositif permettant d'interrompre le conducteur allant de la barre susdite au cohèrer au moment où la barre est parcourue par un courant oscillant intense pour empêcher l’altération de la sensibilité du tube sensible, l’électro-aimant, l’électro moteur, le relais et le cohérer étant placés dans une caisse en fer doux pour les émpêcher d'être influencés par le champ magnétique de la bobine d’induction placée à proximité de ces organes, une unique batterie servant à actionner tous les organes, grâce à l’intercalation de résistances pour ceux qui ne demandent qu'un courant peu intense ;
3° Dans l'appareil répétiteur revendiqué au 2°, la disposition d’une barre ou conducteur aérien À munie à son extrémité du conducteur sphérique C; d’un oscillateur Y remplissant la même fonction que dans dt de télégraphie sans fil de Marconi ; d’une bobine de Ruhmkorf, d’une boîte a, b,d, €, e, h en fer doux, sonia l’électroaimant g', lequel ouvre la communication entre le conducteur, A et le tube sensible F, la boîte contenant également le dit tube sensible, l’électro-moteur L dont le marteau frappe le tube sensible et le relais Céder ébnces-rr,R, R', R°,R°7, RY appliquées aux divers organes ; d’un appareil de Morse 2, d’un commutateur M à 3 plaques
s, u, {, permettant de disposer les circuits de manière à pouvoir enregistrer les signaux transmis et enfin d'une batterie P, de piles ou d’accumulateurs, actionnant tous les organes de l'appareil ;
4° Dans les dispositions revendiquées sous les n°5 1°, 29, 30, en changeant opportunément les choses, le relais ou répétiteur est applicable à tous les autres signaux électriques ou autres applications de la télégraphie électrique sans fil.
En substance comme décrit ci-dessus et représenté au dessin annexé.
Quant aux applications de notre système, comme appareil répétiteur (pour des stations fixes en terre ferme), il sert, en ôtant ou en ajoutant, selon lés cas, quelque organe, à obtenir une distance quelconque, dans toutes les applications qui n’ont rien à voir avec la télégraphie : embrasement de mines, de torpilles, de becs à gaz, signaux génériques, etc., etc.
Quand à la vraie télégraphie électrique sans fil, notre système présente, à première vue, les plus grands avantages et il se recommande à la considération de ceux que la chose pourrait intéresser. Outre que dans la télégraphie ordinaire, surtout dans des cas spéciaux : communications entre des trains en mouvement, par l'intermédiaire d’un appareil répétiteur, placé à une gare ; communications entre les gares, entre les points fortifiés, entre les stations météorologiques, le long de la mer, etc. Nous dirons quelques mots sur ces communications entre les stations météorologiques : Des lignes de répétiteurs pourront mettre en communication entr’elles des stations météorologiques, de façon qu’un signal quelconque soit transmis de tous côtés en même temps. Poporr, un russe, et dernièrement Ducrerer dans ses appareils, ont employé le tube de Branly pour l’enregistration des décharges atmosphériques, intermittentes, produites pendant des orages, aussi bien que pour les observations météorologiques continues. M. DucrETET, avec son enregistreur automatique, permet la suppression du télégraphiste. On peut aller encore plus loin : dans le cas où la ligne de répétiteurs, qui met en communication les différentes stations météorologiques, est engagée soit pour transmettre un signal quelconque, soit pour transmettre à toutes les stations tout ce qu'une station a enregistré à la suite de décharges atmosphériques, on peut bien imaginer un dispositif tel qu’il puisse permettre qu'un répétiteur envoie tout ce que l’enregistreur a enregistré seulement quand
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l’autre appareil, qui fonctionnait et duquel la station recevait des signaux a fini sa transmission. On pourra aussi imaginer un autre dispositif tel qu’une station, qui transmet automatiquement des signaux, envoie, avant de transmettre les signaux, le nom de la station transmettante, et cela pour faire connaître où arrivent les décharges atmosphériques ou autre chose.
Quant aux applications de not:e système pour des stations mobiles, nous en citerons une seulement, entre les nombreuses, tout en rappelant les services qu’il peut rendre à l’armée de terre-et de mer, pour l'installation de lignes télégraphiques sans fil dans des pays peu sûrs, pour qu’une expédition dans des pays inconnus puisse communiquer toujours avec le point de départ.
COMMUNICATIONS ENTRE DES NAVIRES QUI SE TROUVENT EN HAUTE MER ET ENTRE CEUX-CI ET LA CÔTE. — Si en mer, à des distances convenables, on met, sur des corps surnageant et ancrés au fond de la mer, des répétiteurs avec leurs barres verticales relatives, un navire, qui se trouve à une distance telle d'un-de.ces répétiteurs que le cohèrer de celui-ci soit impressionné, pourra, en envoyant des signaux, communiquer avec la côte, pour une chose quelconque. Un navire pourra aussi communiquer avec un autre navire qui se trouve à une distance trop grande, mais toujours dans le rayon d’impressionnabilité du cohèrer d’un des répétiteurs. Par conséquent, un navire en danger pourra communiquer avec la côte et recevoir des secours de celle-ci et, comme nous l'avons dit tantôt, des navires qui se trouvent à une distance convenable de la ligne ges répétiteurs.
Notre appareil peut enregistrer les signaux qu’il transmet et qu'il répète. (Ducrerer, de Paris, a conçu un appareil Morse à enregistration automatique). Un navire qui se trouve trop loin de la ligne et qui ne peut recevoir les signaux de la côte ou bien d’un autre navire, en danger, par exemple, peut toujours connaître ces signaux, en allant les lire, et, s’il s’agit d’un navire en danger, peut aller le secourir, s'il arrive en tempsutilé Tnsaaspassa craindre une confusion de signaux si l'appareïl est employé tel que nous l’avons proposé : dans le circuit du cohèrer (qui est toujours impressionné quand l'appareil fonctionne comme transmetteur, comme récepteur et comme répétiteur) il y a une boussole qui
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indique (avec la déviation de l'aiguille) si l'appareil fonctionne d’une façon quelconque. La déviation de l'aiguille indiquera que la ligne n'est pas libre et on attendra qu’elle le soit (que l’aiguillle marque zéro) pour envoyer des signaux.
Pour conclure, nous dirons qu'il est donc possible d'établir de véritables lignes de télégraphie électrique sans fil, accélérées et sûres ; on a un répétiteur qui permet de rejoindre toutes les distances. Peut-on espérer voir la télégraphie ordinaire remplacée complètement par celle sans fil, à laquelle M. Marconi, le jeune et déjà illustre inventeur (auquel nous offrons tout notre concours, a lié son nom? Nous croyons et nous disons que oui. Le temps nous apprendra si nous avons dit juste. |