ET DES
radiotélégrammes météorologiques de la tour Eiffel.
On sait que la station radiotélégraphique de la tour Eiffel émet deux fois par jour, à 10°45m du matin et à 1145" du soir, des signaux horaires, suivis, le matin seulement, de télégrammes météorologiques.
La portée de ces signaux, qui dépasse actuellement 5 000 kilomètres, sera prochainement plus grande encore, la puissance du poste principal de la station devant être bientôt considérablement augmentée. On conçoit que, grâce à cette puissance d'émission, la réception soit facile, dans un rayon assez élendu, avec un matériel très simple et très restreint, — d’autant plus simple et d’autant plus restreint que l’on se trouve plus près de Paris.
] Réception à Paris et dans sa banlieue.
A Paris même et dans ses environs immédiats.
ce matériel se réduit à un détecteur électrolytique que l’on peut facilement construire soi-même, une pile et un récepteur téléphonique.
Le détecteur électrolytique,
Ce détecteur n’est autre chose qu'un petit voltamètre à eau acidulée dont une électrode, en platine ou en plomb, est de forme et de dimensions quelconques, et dont l’autre est constituée par la section d’un fil de platine de 2 centièmes de millimètre de diamètre.
La réalisation de cette électrode, dite « à la Wollaston », est la seule partie un peu délicate dans la construction du détecteur électrolytique. Si l’on ne peut la faire soi-même, on en trouvera de toutes préparées dans le commerce, à des prix peu élevés (1).
Pour constituer notre détecteur, nous prendrons un petit flacon à large ouverture, muni d'un bouchon à deux trous, en caoutchouc ou en liège rendu inattaquable aux acides par immersion pendant un quart d'heure dans un bain de paraffine fondue (fig. 1).
Nous y verserons de l’eau acidulée (eau, 100 cm”;
(1) Voir les adresses à la page 91.
acide sulfurique, 40 à 15 em*) jusqu'aux trois quarts de la hauteur environ.
Par un des trous du bouchon, nous ferons .
plonger dans le liquide un bâton de plomb, de diamètre suffisant pour qu'il soit serré dans ce trou, afin d'obtenir une fermeture bien hermé-
tique. Nous munirons d'une pince-borne l'extrémité supérieure libre du bâton.
Un moyen commode d'obtenir le bâton de plomb nécessaire consiste à couler du plomb dans un moule préparé en roulant, en deux ou trois couches serrées, une feuille de papier autour d'un crayon ou d'untubede verre.Après refroidissement, on mouille abondamment le moule de papier, qui
F1G. 1. — DÉTECTEUR estun peu roussietadhé-
ÉLECTROLYTIQUE. rent au plomb, et on le détache par morceaux.
Par le second trou du bouchon, nous introduirons l'électrode à la Wollaston. Pour la préparer, on'effile à la manière ordinaire un tube de verre dans la flamme d’un bec Bunsen (1). On
(1) Un tube de compte-gouttes, acheté chez le pharmacien, pourra dispenser de cette opération. La flamme d’une lampe à alcool suffira pour le fermer.
DÉTECTEUR ÉLECTROLYTIQUE 9
introduit, à l’aide de pinces fines, dans la partie effilée un morceau de 2 centimètres environ de fil de platine de 2 centièmes de millimètre de diamètre, de façon que son extrémité libre sorte du tube de 4 à 2 millimètres (fig. 2). On porté à nouveau dans la flamme l’extrémité effilée contenant le fil de platine. Le verre, en se ramollissant, ferme le tube et emprisonne le fil, dont les deux extrémilés doivent rester libres, l’une à l’intérieur,