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F1G. 13. — VARIANTE DU MONTAGE EN DÉRIVATION SUR LA SELF

dérivation sur la bobine suivant l’un des schémas des figures 12 et 43 (4).

Pendant la réception d’un télégramme, on déplacera progressivement le curseur jusqu'à ce que le son le plus intense soit obtenu dans le télé-

phone.

(4) Voir Cosmos, t. LXVI, n° 4412, p. 185.

Detecteurs à cristaux,

Un dernier moyen d'augmenter la sensibilité du

poste de réception pourra être d'employer un détec-

teur à cristaux au lieu du détecteur électrolytique. On peut, en effet, avec ces détecteurs, obtenir une très grande sensibilité. Ils ont, de plus, l’avantage d’être d’une construction assez simple et de fonctionner sans pile avec la plupart des minéraux employés, mais ils présentent, d’autre part, plusieurs inconvénients. On ne peut d’abord pas toujours se procurer facilement des cristaux naturels convenables ou en préparer d’artificiels qui donnent des résultats vraiment satisfaisants. Quand, dans un lot de cristaux, on en a trouvé un bon parmi d’autres ne présentant qu’une sensibilité médiocre ou nulle, il faut chercher ses points sensibles. Lorsqu’enfin on a trouvé un de ces points, il suffit souvent d’un choc ou de trépidations pour le faire perdre, à moins d'employer des dispositifs spéciaux de fixation.

Ces réserves faites, on peut, avec un bon cristal, obtenir une sensibilité dépassant très notablement celle du détecteur électrolytique.

On se procurera chez un marchand de produits chimiques une certaine quantité de galène en cristaux, de pyrite de fer ou de carborundum dont on essayera successivement les morceaux. Avec le carborundum, l’emploi d’une pile est nécessaire, comme avec le détecteur électrolytique. C'est la galène qui nous a donné jusqu'ici les meilleurs résultats: dans un kilogramme provenant de la maison Poulenc, nous avons trouvé un morceau

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DÉTECTEURS A CRISTAUX 49

présentant de nombreux points très sensibles; mais, par contre, dans plusieurs autres kilogrammes, nous n'avons pu trouver un seul morceau comparable au premier (4).

Le détecteur lui-même servira à l'essai des crisaux. On pourrait le constituer, très rudimentairement, en enserrant le cristal à éludier dans une boucle de fil de cuivre, et en faisant reposer sur lui l'extrémité appointée d’un autre conducteur semblable (fig. 14), mais il est presque indispensable de recourir à un dispositif quelconque assu-

FiG. 14. — DÉTECTEUR A CRISTAL IMPROVISÉ,

rant un peu plus de stabilité et qu'on pourra imaginer facilement.

Voici celui que nous employons (fig. 15) :

Le socle et les bornes ‘proviennent d’une petite bobine de Ruhmkorff hors d'usage. Le levier coudé est un ancien crochet-commutateur de téléphone d'appartement dont la courbure a été redressée et

(1) On trouve dans le commerce de la galène spécialement choisie pour T. S. F., mais naturellement à des prix beaucoup plus élevés que celle des marchands de produits chimiques.

forme maintenant la branche horizontale du levier. A cette branche est soudé un morceau de fil de cuivre de 0,5 mm de diamètre dont l'extrémité recourbée et soigneusement appointée à la lime douce repose sur le cristal. L’autre branche du levier est garnie d'un morceau d’ébonite prove-

- nant d’un bouchon d’accumulateur. C’est sur lui

qu'on agit pour soulever la pointe. Le cristal est placé sur une plaque métallique (morceau de

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F1G. 15. — DÉTECTEUR A CRISTAUX.

boite de fer-blanc) clouée au socle. Du papier d'étain froissé forme matelas plastique entre la plaque et lui, épousant les inégalités de sa surface et assurant un bon contact. Une des bornes est reliée au levier, l’autre à la plaque métallique sur laquelle on déplace par glissement le cristal pour explorer la sensibilité de tous les points de sa sur face.

On montera le détecteur à cristaux dans le circuit récepteur exactement comme le détecteur

DÉTECTEURS À CRISTAUX 5r

électrolytique, sauf suppression dé la pile (fig. 16). La pointe peut être à peu près indifféremment reliée à l'antenne ou à la terre.

La recherche des points sensibles se fera, soit à un moment où l’on sait qu'a lieu une transmission de la tour Eiffel, soit en utilisant les ondes émises jusqu’à quelques mètres par la petite étin-

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