‹ Télégraphie sans filChapitre 25 sur 47 · ACCOUPLEMENT · texte numérisé non relu

ACCOUPLEMENT

sur celle du circuit récepteur diminue : les radiotélégraphistes disent que l'accouplement du secondaire avec le primaire devient de plus en plus lâche ou de moins en moins serré, L'intensité des signaux diminue en mêmetemps; mais,s’ilexiste dessignaux perturbaleurs qui n’ont pas encore été entièrement éliminés par le second triage, on remarque que leur intensité diminue beaucoup plus vite que celle de ceux pour lesquels accord a été réalisé. Si les différences de longueur d'onde sont suffisantes, on peut arriver à les réduire tous successivement au silence en ne laissant subsister que les signaux choisis, un peu affaiblis, eux aussi, mais encore nettement perceptibles.

Il se produit pour la « télégraphie en chambre » le même phénomène que dans les communications à grande distance. Dans Paris (accouplement rigide entre le poste de réception et celui d'émission), les signaux de la tour Eiffel impressionnent n'importe quelle petite antenne, accordée ou non, et il est impossible de se débarrasser d'eux pour écouter une transmission lointaine. À grande distance, au contraire (accouplement lâche), ces mêmes signaux ne peuvent plus agir que sur les antennes spécialement accordées pour eux; un accord différent les élimine facilement.

La diminution de l’accouplement est done un moyen précieux pour aider au second triage produit par l'accord des circuits primaire et secondaire. Elle facilite même cet accord dans une certaine mesure en diminuant la gène que s’apportent mutuellement les deux circuits par leurs réactions réciproques. On constatera, en effet, que souvent

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l'intensité maximum du son n’est pas obtenue en rapprochant le plus possible le secondaire du primaire, mais, au contraire, en l'en écartant à une certaine distance : le son augmente d’abord avec l'écart, pour diminuer ensuite progressivement.

Amortissement. — En manœuvrant les curseurs du dispositif schématique de la figure 18, on remarquera immédiatement une grande différence entre l'accord obtenu au primaire et au secondaire. Le premier sera très net: l'intensité du son croîtra jusqu'à une certaine position du curseur, pour décroitre ensuite. Le second sera, au contraire, très peu net, ou même manquera tout à fait : plus grand sera le nombre de spires soumises à l’induction introduites dans le circuit, plus intense sera le son obtenu.

Il n’y aurait à cela que des avantages, si des signaux étrangers ne devaient pas être éliminés par le triage que doit effectuer l’accord du circuit secondaire qui justement fait défaut.

A quoi tient donc cette fâächeuse non-accordabilité du secondaire? Elle tient à la présence du détecteur et des récepteurs téléphoniques en série dans le circuit récepteur.

Une antenne ‘où un circuit oscillant entrant en vibration sous l’influence d’ondes pour lesquelles ils sont accordés sont tout à fait comparables à une balançoire à laquelle on donne périodiquement, au bon moment (c'est-à-dire avec le même rythme que celui de ses oscillations propres), une série de nouvelles impulsions.

Lorsque, à la fin de la première oscillation, elle

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revient à portée de la main, prête à repartir dans l’autre sens, elle a conservé l’effet presque entier de la première impulsion. Abandonnée à ellemême, elle effectuerait une seconde oscillation presque égale à la première; si une deuxième impulsion lui est donnée au moment convenable, son effet s'ajoute à presque tout l'effet de la première, et l'amplitude d’oscillation augmente. Elle augmentera encore à la troisième impulsion et ainsi de suite: c’est un effet de résonance mécanique.

Il n’en est plus de même si les impulsions son données à contre-temps (cas d’une antenne non accordée dont la période propre d'oscillation est différente de celle des ondes à recevoir) ou si les frottements auxquels est soumise la balançoire sont très considérables.

Dans ce dernier cas, s’il n’est pas donné de nouvelles impulsions, les oscillations ont tendance à s'amortir d'autant plus vite que les frottements sont plus grands. Si de nouvelles impulsions sont données, leur effet ne s’ajoute plus qu’à un faible reste de celui des précédentes. L’amplitude d’oscillation n’augmente que peu, ou même n’augmente pas du tout si les frottements sont tellement grands que tout l'effet d’une impulsion soit dépensé au cours de l’oscillation qui la suit: la balançoire, après un léger déplacement, revient presque immédiatement s'arrêter dans la position verticale. Peu importe alors le moment où lui sera donnée une nouvelle impulsion : elle doit chaque fois repartir de la position de repos complet et ne fait que suivre passivement et sans « préférence » pour aucun rythme les mouvements qu’on lui imprime.

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Il n’est plus possible d'obtenir des oscillations de grande amplitude par addition des effets d’impulsions successives: la balançoire n'a plus de période propre d'oscillation, il n'y a plus d’ « accord » possible entre ses mouvements et ceux de la personne qui voudrait la faire osciller.

Il en est de même du circuit secondaire comprenant en série le détecteur et le récepteur téléphonique. Leur grande résistance et surtout la selfinduction considérable des téléphones jouent le même rôle que les frottements dans le cas de la balançoire : ils amortissent les oscillations jusqu’à extinction complète. Nous avons employé, comme moyen d'accord, une bobine à self-induction modérée, pour ralentir les vibrations trop rapides d’une antenne trop courte et augmenter ainsi sa longueur d'onde; la self-induction très grande des téléphones ralentit les oscillations au point de les arrêter tout à fait. Comme la balançoire à grand frottement, le cireuit secondaire n’a plus de période propre d’oscillation; il n’est plus accordable sur une longueur d’onde définie.

Cette particularité à été utilisée dans les montages en simple dérivation sur la self, où nous ne pouvions, avec notre unique curseur, accorder que le circuit antenne-terre; le circuit récepteur, en partie confondu avec lui et ne présentant pas de période propre d’oscillation, obéissait passivement aux différences de potentiel alternatives se produisant à ses extrémités. S'il avait été débarrassé de son amortissement considérable, il aurait eu, lui aussi, une période propre d’oscillation et aurait dû être accoraë, comme le circuit antenne-

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