‹ Téléphonie pratique (volume 2)Chapitre 21 sur 35 · partie supérieure du conjoncleur; hi partie inférieure de i*ct · texte numérisé non relu

partie supérieure du conjoncleur; hi partie inférieure de i*ct

lOa TELEPHONIE PRATIQUE

organe est reliée à Tentrée des bobines de l'annonciateur, la sortie de ces bobines eî^t à la terre.

La réglette est unie au massif du manipulateur dont l'enclume de repos communique avec le circuit secondaire du poste d'opérateur et, par conséquent, avec le télépbone récepteur. L'enclume de travail reçoit Tun des pOles de la pile d'appt'l, l'autre pôle étant à la terre Le circuit microphonique, eiifin^ est constitué comme à l'ordinaire.

Supposons la téléphoniste ai^si^c devant le tableau irarnide ses 60 lignes, dont quatre seulement sont représentées sur notre dessin.

L'abonné n" 3 appelle, le volet de l'annonciateur n" 3 tombe: la téléphoniste presse sur le bouton 6^ : elle est en communication avec 1 abotiné n* 3, Celui-ci demande à communiquer avec l'abonné n'' 1. La téléphoniste abaisî>e le bouton 6|; par cette manœuvre elle coupe sa communication avec le n* 3, mais se trouve en relation avec lo n' 1. Dun coup de manipu* luteur elle appelle cet abonné et, dés qu*il a répondu, introduit la fiche n** 3 dans le conjoncteur n* 1 : les deux abonnés communiquent entre eux.

La téléphoniste appuie sur le boulon de rappel au blanc et dégage ain«i le bouton n"* 1, puis elle relève le volet de Tannonciateur n° 3 et attend qu'en tombant de nouveau il indique la fin de la conversation. La fiche n* 3 est alors remise dans le plot de repos.

Il est facile de voir, en examinant notre croquis, que Tannonciateur n** 'd est resté en dérivation pendant toute 1^ durée de Tentreticn, tandis que Tannonciateur n** 1 était hors circuit. La combinaison inverse aurait eu lieu si, en établissant la liaison entre les deux abonnés, la téléphoniste avait fait usage de la fiche n" 1 et Tavait jdacée dans le conjoncteur n' 3. La téléphoniste peut d'ailleurs toujours intervenir en substituant son a|)parcil k l'annonciateur laissé en dérivation, et cela par une simple i)res^iion sur le bouton qui porte le même numéro.

On voit d'après ce qui précède combien la manœu\Te du tableau de il, Mandroux est simple; une i>eule fiche sulTit pour relier deux abonnés*

Le nombre des abonnés desservis par un même bureau est fort souvent supérieur à 60; on peut alors faire usage tableaux placés les uns à côté des autres, et les cordons so encore assez longs pour que la communication puisse et donnée directement aux abonnés de deux tableaux ad^jace^

IT^STALLATION DES POSTES 351

I Lorsque le nombre des lignes dépasse 180, on est obligé d'avoir

I recours à des lils d'intercommunlcation.

I Voici la disposition que propose M. Mandroux :

I Prenons comme exemple un réseau de 300 abonnés, répartis

sur 6 tableaux {jig^ 3ol).

Les tables A, C, D, r\ desservent chacune 60 abonnés, les

tables B, E iren desservtmt que 30» et les 30 conjoncteurs libres

de B sont reliés aux 30 tiïnjoncteurs libres de E par des fils

d'inLercommunication au nombrii do 30, Pendant les heures d'activité, chaque table est desservie par

une téléphonistej soit 6 téléphonistes pour 300 abonnés; aux

autres heures, 4 téléphonistes suffisent et on peut supprimer

celles des tables B et E.

T&btc^^

GO abonnÊâ SU làhotinôïi W abûmaûA 60 uboanéiS 30 «bouneâ 60 auonaés

Fig. 36 r — IiitcrcommunLcaUon dp |iLui)leur^ LabLoaiiisc Maudrc^u^.

Avec cette dispocîition, si un aljonné tle la table A, par exemple, veut parler à un abonné de la table D^ la téléphoniste de la table A appelle par le clavier de B la téléphonit^te do la table E, et elle relie la ligne de A avec Tun des conjoncteurs de B réservés à rinterconimunication* La téléplioniste de E relie la ligne de Tabonne appelé avec le uonjoneteur >iitué audessus de Tannonciateur par lequel la téléphoniste de A l'a appelée.

Cette installation par groupement de tables serait, au dire de rinventeur, très pratique, lorsque le nombre de?» abonnés ne dépasse pas 000; i-'est le cas de bcaut-oup du réseaux de province.

On a déjà remarqué que la communication entre deux abonnés placés, soit sur la même tablu, soit sur des tables dilïérenteii, est toujoui's dounéc avec un seul cordon; ainsi, sur deux cordons reliés à deux lignes dilïérentes, un seul établit la jonction entre ces deux lignes; un peut utiliser lautre cordon comme un branche nn^nt et relier ainsi non seulement deux abonnés, comme dans les montages actuels, mais en relier trois, quatre, etc., et cela sans introduire utres dérivations que celles des postes d'abonnés euxmes, ette faculté trouverait une application utile dans certains

35Î TÉLÊI'UOMt: PUÀTigLE

cas et Berait très proLiiblemeiit appréck^e avec faveur par les abonnés qui pourraieut ainsi s'entretenir comme s'ils étaient autour d'une table do IravaiL

Les tableaux pour ligne double empruntent la plus grande partie de leurs organes aux tablt^aux pour lîgrncs simples; M. Mandroux a cependant introLluit dans leur constructioD plusieurs amïHioï'ations intéressantes, dont bt-néfieieront aussi les tablraux pour lig:ne sinijïle quu l'on construira dans ravvïiir. Comme aspect ucnèral, le tableau Mandroux pour lig^ie double représente un panneau vertical relié a une planchette horizontale par un plan inelinc. Ce petit meuble t*st support^î l>ar un châssisi en fer cornière et en fer méplat. La hauteur de ce châssis est telle que la téléphoniste peut travailler debout ou bien assise sur une chaise surélevée, comme celles dont on fait usage pour les appareils Hughes,

L'annonciateur pour ligne double ne diffère pas sensiblement (le celui que nous avons décrit à propos du tableau pour ligne simple {fig, 3iU): nous n'y reviemlrons pas.

Le eoiijoucteur de ligne l(ig. 3321 se compose de trois blocs en laiton D. \'\ 11, isolés les uns des autres par une plaque en ébonite E* Vn trou traverse dr part en }»art les blocs D et F, ainsi que la plat pie d'ébonite K. 11 est calibré de fa^^on à reco* voir une tlche qui y pénètre à frottement. Des ressorts en acier r, i^ sont visses sur les plots D, F; ces ressorts, logés dans des rainures, ont leur face intérieure arrondie et fout légèrement saillie à l'interitau' du trou- Le ressort r est en outre garni d'un contact platiné et repose sur un contact semblable souilé û la ]ùèc<' IL En temps normal, la prèce D esl en communication avec la pièce II par le ressort r. Lorsqu'une 11 elle est enfoneéi- dans le trou, le ressort r est écarté^ et la pièce 11 resto isolée des pièces D et F»

Deux boulons d, h traversent le panneau du tableau et servent à assujettir le conjuricteur au moyen de forts écrou^^ Le lioulon d est vissé dans le bloe D, nuiis est isolé du l)loc F par un ehauîpignon en ivoire; le boulon h communique de la même numière avec le plot H; enfin le boulon f est relié directement au bloc F. Les deux fils de ligne aboutissent aux boulons d, /"; le îil de rannonciateur est pincé sous la vis h* La licUe [jour ligne d<»uble a la même forme que la liche pour ligne simple; son agencement est nécessairement nlus compliqué.

Le canon métallique central A^ (ftff. 352) est en relation , l'un des lils de ligne, lu gaine extérieure A* avec l'autre, i

JNSTALÎ.ATIOS DlvS POSTE B

allons voir comment: sur lu tige cylindrique VA^ terminée par lo tcton A^, s'cnlîlont succcïïsivoment une rondelle d't'bonite I, im manchon de niônir matière, une gaine métallique A\ le

et

;mier compartiment <fune boite en laiton B\ une bague iso-

Lte i, un cou%'ercle métallique B^, un tube également métal-

*ie C, une tête e; tout ce sys^tème est assemblé en V par une

à tête fraisée. Un ressort à boudin U, emprisonné dans

le tube C, assuri.' une Cfirtaine élasticité aux parties mobiles et permet notamment aux boitiers B^ B* et à la rondelle i de tnurner autour de V A^ qui leur sert d'axe. Sous la vis de B*c*it pincé le conducteur do ligne qui aboutit à la tige VA'-; le second lîl de la ligne est pincé sous la vis de B* et se trouve, jiar conséquentç relie au manchon A^ On comprend facilement; que lorsque la fiche est enfoncée dans loriHce du conjoneteiir (jlg, 35â), la tige VA^ est en relation avec le bloc F, et le mancîion A* avec le bloc D de ce conjonctour. Les parties B-i R* ^ic la fiche étant mobiles, les conducteurs attachés aux vis ne subissent aucune torsion pendant les manœuvres de la tiche.

La tête c est recouverte par un*^ étiquette ou un jeton eu os qui porte le numéro de la ligne à laquelle la fiche est aiTectec.

Les commutateurs qui] mettent la ligne en relation avec le poste dYqiérateur sont des touches qui forment un clavier. Dans le tableau à soixante numéros, ces touches sont réparties sur trois rangées de vingt, montées en échelon, une ranfft^e de touches noires séparant deux rangées de touches blanches- Les unes ne diiTércnt des autres que par la grandeur des bras de levier; elles sont numérotées comme les lignes auxquelles* elles correspondent.

Toutes les touches communiquent avec Tappareil d'opérateur, et chaque touche correspond aune Ugne diiTérente : en abaissant la touche A, par exemple, correspondant à la ligne A, on met cette ligne en relation avec l'appareil d'oj>érateur, mais si on abaisse ensuite la touche B, on coupe autoniatiqucinent la communication de la ligne A pour lui substituer la ligne H. De la sorte, il ne peut jamais y avoir qu'une seule ligne reliée au poste d'operateur, la mise en communicatien d'une ligne interrompant Tautre.

La figure 353 re[ïrésente le mécanisme de l'une des louches du clavier.

A B est un levier qui porte en A le numéro de la clé; il pivote autour de Taxe V, Un second levier coudé C G D repose sur le |n*eniicr. Ce levier, dotit Taxe est en G, porte un ressort M ; il s^appuie, d'autre part^ sur un autre ressort N, mais en est isolé par la goupille d ebonite E. La partie avancée C, qui repose sur le bout B de la touche, porte un appendice biseauté a. En regard, la pièce J II, montée sur un axe indépendant Hf est également biseautée; le ressort Pj fixé au massif en 1 de Tappareil, la maintient dans la position que nous re sentons. Le ressort N est mont(5 sur la pièce Q; I, L, K ^ des plots de contact serv^ant d*appui aux ressorts M, N f*

tK'STALLÂTION bES POSTES

leurs difïérentes pogitioiis et assurant leurs communicationâ

électriques.

Dans la figure 333, ht clé est au repos. Si on appuie sur la partie A, te bras du hwicr B soulève C, la pièce biseautée a glisse sur la pièce J et la rejette en arrière. Dès que a a dépassé J dans son mouvement de bas en haut, J, poussé par le ressort

hlg, 35a. — Commanîeaijoii^ du tableau Mândrau^ ]mur LJgncïi doubler.

P, se porte vers la droite, paase au-dessous de a^ et le levier COD reste accroché sur J. A ce moment, le ressort N a abandonné L pour s'appuyer sur K ; le ressort M a pris contact avec L Les choses restent en cet état jusqu'à ce qu'une noule touche soit abaissée, renclenchement de celle-ci pro-

quant le déclenchement de celle-là, parce que la pièce J est

1 réglette commune à toutes les touches.

^a figure 353 est un diagramme des communications du

riB TKLtr'iioME m; A 11 QUE

tableau. Il y a, bien entendu, autant d'annonciateurs, autant de conjoncteurs, autant de llches, autant de touches qu'il y y a de lignes doubles aboutissant au tableau, mais il n^existe qu'un seul bouton d'appel, une seule bobine d^induction, une seule bobine de dérivation» une seule mâchoire et un seul appareil d'opérateur.

San.s indiquer la liaison des organes que l'on peut sui^Te î3ur la figure, nous allons suivre la inarclie du courant pendant les dilTéreîites opérations. Ces opérations sont les suivantes;

I, — L'abonné appelle;

II. — La téléphoniste se met en relation avet- lui* le sonne au bcSîOÎn» prend sa commande;

IIL — La téléplioniste bOïuie Tabonné demandé et établit la communication,

L — Lorsque Tabonné appelle, le courant suit le trajet : ligne 1, ij,, c^^a.Sg, ?t, R, L, N, Q, (j,. ligne 2. Le volet de l'annonciateur tombe.

II. — La téléphoniste abaisse la touche A qui porte le même numéro que celui de l'aniionciateur tombé. Par suite de Tabaissèment do cette touche, a est accroché sur J, M est appuyé sur 1, N yur K; L reste isolé* La fiche à quatre lames m^,n^,o^. Pi de Tappareil d'opérateur Y est enfoncée dans la mâchoire \\

Si l'abonné est resté à Ta p pareil, la téléphoniste lui parle : le circuit mierophonique est fermé par o, til primaire de la bobine d'induction, pile z, n, n^ microphone o^ ; le circuit du récepteur comprend ; ligne 1, b^ c, 1, M, G, u, m, m^, réccpteuri p,, p,^, r, d, circuit secondaire de la bobine d'induction, k, K, N, Q, ^j, ligne 2.

Si l'abonné n'est pas resté à Tappareil et que la téléphonique soit obligée de le rappeler, elle presse le bouton X. ïl est à remarquer à ce sujet que, au repos, le ressort r est maintenu contre la pièce g par la saillie x du boulon d'appel X, ce bouton obéissant lui-môme à l'action du ressort à boudin placé entre Î7 et X ; mais, quand le bouton est abaissé, le ressort ï\ en raison de son élasticité prtîpre, s'éloigne de la pièce g. Ain^i* quand le bouton est relevé» d communique avec f7, f est isole de e; quand le bouton est abaissé » d est isolé de (/, f rom munique avec e* Cela posé, noua disions que ta téléphoniste presse le bouton X : le courant de la pile d'appel 7. passe en r^, x, g, p, P(, récepteur, m,, tti, u, G, M, L c, 6,, hgc poste de l'abonné^ ligne â, h^y Q, N, K, k, pile Z, Le cou traverse donc le récepteur de l'appareil d'operateur; ce'

TNSTALLATJON DES TtlSTKS Siî

moyen de contrôle qui permet de constater 1 ellicaeité des appels (eii admettant que la ligne soit en bon état), niaiî* ce courant produirait un bruit fatigant iïans le récepteur rfi 1" inventeur n'avait pris la précaution d'en dériver la plus grande partie à travers une bobine U de faible résistance (â ou 3 ohms , La portion principale du courant «uit en elTet le trajet : e, r,* f» U, n^ 0, M, 1| c, b^^ ligne i, etc, et ce n'e«t que ia plus minime partie qui traverse ]v récepteur Y.

La téléplioniste du tableau se trouve **n relation avec l'abonné appelant par : ligne I, b^, c, I, M, (1, u, m, m^^ réc**pleur, p,, p, f/, r. dy Vu secondaire de la bobine dlnduction k, K, ^, Q, t^îi Hîjne 2. Klle premi sou ordre verbal.

riL — Pour exécuter cet onlre, elle abaisse la touche de Tabonné demanda, le sonne comme nous venons de l'indiquer, et, dés qu'il h répondu, enfonce la fiche de l'abonné appelant dans le conjoncteur de l'abonné appelé. L'annonciateur de Tabonné appelant dont le volet a été relevé redite dans le circuit et tient lieu d'annonciateur de fin de conversation.

On voit que les opérations manuelles de la téléphoniste du tableau se rédui.sent à abaisser deux touches, presser une fois ou au plus deux fois sur un bouton d'appel ^ enfoncer une fiche dans un conjoncteur et relever deux volets.

INSTALLATION DES POSTES

I^OAtca centmUK de l'État (Ki*ADda ré*ejiiiiK).

postes centraux des gramis rf?RcauK* — Entrées de postes. — Rôsacei, — Têtes d*^ càbJc. — A. Tableaux de bureaux centraux, modèle de la Sociélé des Téléphone^: appareil d'opëraieur. — D. Système semi-rauliiple. — C. Commutateurs multiples, — D. Multiples dicordes: poste d'opératear; ensemble des communications; modé'ïe de la Société des Téléphone*.— E. Multiples moBocordes. — Cabines téléphoniques.

Postes centraux des grEinds réseaux, — Les postes centraux des grands réseaux ne sont pas tous montés de la même manière et^ il faut bien le reconnaître, on n est pas encore complètement sorti de la période des essais, Xous désignerons ici par les lettres A, B, C, ..,, les diflerents types que nous allons étudier.

A. — Dans un premier dispositif, les abonnés dont les relations sont les plus fréquentes sont groupés sur des tableaux. Les lignes auxiliaires unissant \c\ bureau aux bureaux voisin;* sont réparties sur ces tableaux. Le.s lignes d'inten-ommunication de tableau à tableau arrivent a des conjoncteurs situés au-dessous des tableaux.

B, — Dans un second agencement connu sous le nom de semi'TnulHph^ les lignes auxiliaires, destinées aux appels des autres bureaux, sont réunies sur des tableaux spéciaux; il existe alors des tableaux d'abonnés ou de groupes et des tableaux de lignci^^ auxiliaires.

C* — Les commutateurs multiples sont de vastes tableaux divisés en sections dont le nombre varie avec l'importance du bureau.

Lei4 lignes d'abonnés sont réparties entre les différer sections; ainsi les lignes d^abonnés numérotées de ! à forment la première section, celles de lui à âûO la seconde

INSTALLATION DES POSTES 35

ainsi de suite. Dans la .section qui lui est ]>rGpro, la Hcrno est pourvue d'un annonciateur, mais elle traverse toutes les autres sections et clans chacune d'elles est reliée à un conjoncteur qui porte son numéro. De la sorte, la ligne 23, par exemple, a dans la première section un annonciateur et un conjoncteur portant le numéro 2o, mais dans les sections 2, 3, ,.., ete,, elle traverse un conjoncteur portant également le n* 25. II en résulte que la téléphoniste chargée du service d'une section quelconque peut relier, à elle seule et sans intervention, une ligne aboutissant à sa section avec lune quelconque des autres lignes rattachées au bureau. En résume une téléphoniste repond aux appels d'un certain nombre d'abonnés formant une section, et les liirnes de tous les autres abonnés sont également à sa portée.

Les commutateurs multiples sont construits pour lignes à simple fil ou pour lignes à double fi! ; on les distingue aussi en multiples dicordes et multiples monocordes.

D, — Avec les commutateurs multiples dicordes^ tleux fiches et deux cordons sont nécessaires pour établir les communications,

E. — L'emploi dos commutateur^^ multiples monocordes simplifient encore les opérations, car à laide d'une seule fiche et d'un seul C'ïrdon on parvient à relier deux abonnés.

Hntrées de postes. — Lorsque les lignes sont aériennes, elles entrent dans le bureau par une tourelle^ conime nous Tavons vu ;p, 1^7), et là sont réunies aux fils recouverts venant de Tintéricur,

Les câhles des lignes souterraines pénétrent directement dans rîmmeuble par le hous-soI.

Bosaces. — Dans la généralité des cas, les lignes, aériennes ou souterraines, aboutissent à une rosace circulaire dont les dimensions dépendent de l'importance du réseau. Cette disposition laisse aux conducteurs, ]jénétrant par le centre et nboutif^sant à la circonférence, une longueur uniforme qui permet de les changer de place pour les grouper de la façon [a plus favorable.

Les câbles arrivent par un caniveau aboutissant u Té goût- Dépourvus de leur enveloppe de plomb dans le voisinage de la rosace, les difTérents brins traversent un anneau en fer supporté par qiratre bras vissés sur la boiserie circulaire. Ils

épanouissent ensuite sur le pourtour de cette boiserie et sur

s deux laces s'il est nécessaire. Là, chacun des deux fils qui

imposent une ligne d'abonné traverse une boule de caout-

TÉLÉPHONIE l*RAT[QUE

ehouc, est attache^ à un plot de raccordement et, par Tinlermédiajre de cet organe, relie aux fils jnt*Tieurs du bureau i[iii sr>nt habituellement des [ils sous gutta-percha et ^outy coton paraffiné.

Les plots de raccordement sont analogues a ceux des postes d'abonnés précédemment décrits; ce sont deux lames métalliques parallèles, garnies de vis de pression à Icars deux bouts, et noyées dans une masse isolante telle que bois, ébonile, etc.: ces plots de raccordement sont fKes par des vis sur le bandeau de la rosace.

Dans rintervalle des piot^s de raccordement, les conducteurs sont étiquetés au moyen de jetons en os jiortant les indications nécessaires- Toutes les fois que la chose seuible utilCj les conducteurs

traversent des cunt:ict^ de rosace arec pa/'a/tncdre qui ne sont autres que de petits paratonnerres à papier. Le conducteur venant de TextéMneur eîl pincé sous la vis V {(ïg. 354); le conducteur allant à rintérieur du bureau est serré sous la vis \"'; le fil de terre est enga£^é sous la vis T, On voit sur la figure que la vis T est isolée des vis V, V par un cylindre d ebonite e e et par une rondelle de papier pp* Cette rondelle de papier remplit roilîce de pararoudre; elle est perforée lorsque la ligne atteint une teusinu suffisante pour provoquer une décharire et le fiux d'électricité se perd à la terre. ^iîv le trajet des conducteurs, on dispose, comme nous Pavons dit, les étiquettes destinées à les faire rceonnaitre et^ pour ménai^^er la place, on alterne, de deux en deux, les plots de raccordement; les plots impairs forment une rangée, les plots pairs une seconde li^ne.

La figure 355 montre une grande rosace en coupe et vue de face. Lorsque l'abondance des conducteurs Texicre, quatre panneaux semblables forment un prisme à base carrée paf le milieu duquel j^énètrent les fil^ de liirne.

Têtes de câ.ble. — Lors([u*on fait usage de câbles à uoinbreux conducteurs, tels que le câble Patterson qui en cfunporte toi, on remplace la rosace par une tête de câble. C une boite en fonte rectanirulaire Qig. 356) iixée a un madi Le cable arrive â la partie inférieure, Tenveloppe de plomf

Kig. 351. — ContAcl ite rosare avec para foudre.

INSTALLATION DES POSTES

enlevée et les conducteurs, sépare.*!, puis décapes, sont sern^s sous des ecrous. Ces i^crous font partie de boulons qui traversent le couvercle en fonte et en sont isoles^, La tête de câble est vissée sur le madrier après que le couvercle a été déboulonné.

fT^

Le double conducteur de chaque lig^ne est pinc« snus les

^crous de la face postérieure ïiu couvercle; 1, â reçoivent les

s de la li^ne i ; 3, 4 les fils de la ligne 2; etc. Le couvercle

it ensuite remis en place. Les bornt's qui ont reçu les fds de

jne traversent le couvercle etj sur sa face extérieure, portent

aussi des écrous. C'est sous ces écrous que Ton serre les fils parafflnës qui amc^nent les conducteurs de la ligne aux tableaux

de distribution, quel que soit leur système.

Au-delà des têtes de câble U n'existe pas de rosace; les fils parafflnés sont distribués par nappes sur des consoles et derrière des cimaises jusqu'à ce que, réunis par groupes, ils soient répartis dans les différentes sections du bureau.

A. — Tableaux de bnreanx centraux, modèle de la Société des Téléphones. — Ces tableaux, dont les figures 357 et 338 représentent un spécimen, vu par devant et par derrière, comprennent les annonciateurs et les conjoncteurs de ligne. On voit sur la figure 337 le cordon souple établissant la communication entre deux abonnés ; sur la droite du panneau sont placées une clé d'appel et la mâchoire mettant l'appareil d'opérateur en relation avec le réseau.

Sur la face postérieure du tableau (fig, 338), on aperçoit les fils de communication. Les conducteurs de ligne aboutissent aux plots situés à la partie inférieure du dessin et correspondant aux conjoncteurs. Chaque conjoncteur est en relation avec un annonciateur, l'un des fils de ligne étant attaché à rentrée des bobines, Tautrr à la sortie. Tous les massifs des annonciateurs sont réunis ensemble et aussi avec Tun des pôles d'une pile locale ; l'autre pôle de cette pile est relié à tous les plots contre lesquels viennent buter, en tombant, les volets des annonciateurs. Dans ce circuit local est intercalée la sonn, de nuit, de telle sorte que cette sonnerie fonctionne lors^ l'un quelconque des volets tombe.

Fig. 356. — Trte de câble.

167. — Tableau de bureau central, modèle de la Société générale des Téléphones. Vue de la face antérieure.

Le tableau que nous avons fioruré est à quarante-neuf nu-

Kig. 363. — Tableau de Inircaa central, modèle de la Société générale dos Téléphone*. Vue de la face postérieure.

méros, mais on en fait à ving-t-einq numéros pour les burt les moins importants, installés avec l'ancien système que n

INSTALLAI lUN DES rOSTBS

avons désigné par la lettre A; il en existe encore un certain nombre dans le réseau de Paris; les tableaux à quarante-neuf numéros sont plus particulièrement a(Tectés au système semimultipïe que nous avons designé par la lettre B dans Vénumération des tlifférents dispositifs.

Appareil d'opérateuh. — Dans Ici^ postes installés sur le modèle de la Société des Téléphones, Tapparcil d'opérateur est du système Berthon- Ador combine.

Cet appareil, dont nous avons eu déjà Toccasion de parler en traitant des transmetteurs, résulte de la combinaison d'un microphone Bcrthon et d\m récepteur Ader n* .^. La liaison a lieu par ime tige métallique disposée de telle sorte que le récepteur est à r oreille lorsque le transmetteur est en l'ace de la bouche (/ïf7. 359).

Ici, Tappareil ml crn téléphonique n'est plus relié a demeure avec un poste; chaque téléphoniste possède un appareil quelle transporte avec elle et qu'elle doit pouvoir adapter à Tune quelconque des lignes d'abonnée. A cet elïet, les extrémités iki cordon souple à quatre conducteurs

aboutissant au transmetteur et au récepteur se termment par une liche â quatre lames. Les <leux cordons v*n-ts qui correspondent au récepteur sont en relation avec le premier et le quatrième ressort de la iiehc; les deux cordons rougets sont réunis aux deuxième et troisième ressorts,

Une mâchoire à quatre contacts, enchâssée dans un panneau de boiserie, est disi^osée de telle sorte que, lorsque la fiche tt introduite, les quatre ressorts communiquent avec les iatro plaques de laiton. Les deux plaques intermédiaires ont rcctiliLHies, les deux plaques extrêmes sont recourbées icux fois à" ançrle droit. Souvent la mâchoire est encastrée

Aller*

■I ■ ■ wm%

Ml TÉLÉPHONIE PRATIQUE

dans un macaron de bois, comme le montre la figure 360;

cette pièce porte alors quatre bornes de serrage. Quoi qu'ii

en soit, les connexions det* quatre lames de laiton sont les

suivantes ; La lame a communique avec le circuit secondaire de

la bobine (Tinduction, en relation luimême avec Tun des lils de ligne; la lame b est attachée directement au second fil de ligne ou à la terre.

La lame c est reliée au circuit primaire de la bobine d'induction, qui est réuni par son autre extrêmite a Tun des pôles de la pile microplionique; le second pùle

Fig, m. ^ >^^f^^-^ ^ ^^^^^ --l^^-^- i^ur appareil ^^^^ directement

à la lame d. Il résulte de cet arrangement qu'il sulTit d'onfnncor la fiche dans la mâchoire pour que T appareil d'opérateur soit prêt à fonctionner. Le microphone reçoit, en efTet, le courant de la pile, et le récepteur est wAïé k la ligne par rîntermciliaire du circuit secondaire de la bobine d'induction»

Cela posé, et maintenant que nous connaissons les principaux organes, examinons le fonctionnement de l'agence ment que, par une désignation absolument arbitraire, nous avons appelé type A, Ce type est encore celui de quelques bureaux de Paris.

Les lignes auxiliaires servent, nous le savon s ^ aux conimunications de bureau à bureau; les lignes d'intercommunicatîon ne sortent pa.s du bureau ; elles établissent la liaison à rintérieur du poste, entre les lignes d'abonnés réparties en différents groupes.

Chaque groupe d'abonnés comprend deux tableaux de 35 numéros, A chaque numéro est atTccté un annonciateur cl un conjoncteur. Les lignes auxiliaires sont distribuées sur ^^^ groupes comme les lignes d'abonnés ; un conjoncteur et annonciateur sont rëservcâ à la ligne locale du groupe p ses relations avec les autres groupes.

INSTALLATION DES POSTES lit

Nous empruntons à un monioire de M. Schils une fig'ure schématique (fig. 361} qui fait bien comprendre le mécanisme du système.

Si nous considérons les groupes 1 et 18 qui y sont représentés, on voit que les lignns auxiliaires Ai, D,, D^ aboutissent aux conjoncteurs des tableaux; il on est de même des lignes d'abonnéiî a, 5, c, d qui arrivent au t^roupe i et e, f, g qui se terminent au groupe 18. Los lignes locales sont marquées par les cliidrcs 1 et 18 dessinés au trait; enfin, au centre des deux groupes représentés, on voit la clé d'appel^ la bobine d'induction, les piles, la mâchoire a i contacts, le conjoncteur de liaison qui permet de grelTcr lappareil d*opérateur sur telle ou telle ligne que désire la téléphoniste.

Au*dessous dos panneaux d'annonciateurs se trouvent d'au-* très groupes de conjoncteurs répartis par séries do 3, mar^ quées des lettres A, B, C, D, E; le nombre dtî ces séries est égal à celui des groupes, elles sont unies aux lils d'intercommuni cation et leurs conjoncteurs prennent le nom de con* joncteurs d'intoreommunicalion.

Un conjoncteur, marque de la lettre F, communique à la ligne locale et à Tannonciateur local de chacun des autres groupes; chaque tableau porte donc 17 de ces conjoncteurs, si le nombre des groupes est de 18 comme nous l'avuns supposé ; le 1" groupe correspond par ces conjoncteurs avec les groupes 2, 3, 4.,. 18, le second avec les groupes 1, 3, 4... 18, et ainsi do suite.

Sur le dessin que nous reproduisons [fig. 361, planche I), les dilTcrontes combinaisons qui peuvent se présenter sont indi- . quées.

l** Communication entre deux abonnes appartenant à un même groupe : a et d sont en relation par un cordon souple à deux fiches sur le groupe 1.

L'abonné a a appelé le poste central, l 'annonciateur a du groupe 1 auquel aboutit sa ligne est tombé, la téléphoniste a introduit la fiche de son appareil d'opérateur dans la mâchoire tv 4 contact» et, en mémo temps, sY-st reliée à la ligne a en enfonc;ant les deux fiches d'un cordon souple dans le conjoncteur a et dans le eonjoncteur do liaison afTecté à son appareil. En pressant sur la clé d'appel, elle a répondu à Tabonnc a, a ^Hb ses ordres et, retirant la fiche du eonjoncteur a, Ta placée

ins la eonjoncteur de Fabonné d, demandé par a. Après avoir

■pelé Vabonné d et avoir re^'U sa réponse, elle lui dit ; « com-

uniquex n, retire sa liche du eonjoncteur d et, t^aisissaîit un

308 tKLi:PUONIE FaATlQCC

cordon souple disponible, en introduit les deux ficlics dans lef conjoncteurs d et a. La Haieon entre les tleux abonnés est un fait accompli, mais il faut que le bureau central soit avisé de la fin do la conversation pour pouvoir couper la ligne et riitïliscr le cas échéant. Pour cola, ïun des annonciateurs doit être laissé en dérivation. Ce peut être Tun ou Tautre, tous les deux mêmcT mais, dans ce dernier caa, on introduirait dans le circuit une résistance nuisible ; on ne laisse donc habituelloment qu'un seul annonciateur dans h: circuit» c'est celui de Tabonnc quî a appelé; c*cst à lui qu'incombe le soin de prévenir la station centrale que la conversation est terminée. A cet efTet, la téléphoniste a introduit la lichc ilans le trou de gauche du L-onjoncteur a et, par ce fait, a laisse Tannonciateur en dérivation; au contraire, la seconde fiche a été placée dans le trou de droite du conjoneteur d, et l'annonciateur corresiïondant a été éliminé du circuit.

Dés que la liaiî:ion entre les deux abonné.s est établie, la téléphoniste du bureau central relève les volets des annonciateurs a ot d. La conversation terminée* Tabonué a appuie sur sa clé d'appel, envoie j de hi sorte, un courant au poste central^ le volet a tombe; la téléphoniste retire alors les fiches des cr^njoncteurs a et d^ puis relève le volet a : la communication entre les abonnés a et d est rompue >

2" Communication entre deux abonnés appartenant à des groupes différents.

Labonné f du groufîc 18 a demandé la communication avec l'abonné c; cet abonné appartient au groupe 1. La télépho* niîïte du groupe !B appelle sa collègue du groupe 1 en pressant sur sa elé il'appel, en phn^ant la ficlie à quatre larae-^ de son appareil dans la mâchoire et en installant les fiches d'un cordon souple dans son conjoneteur de liaison et dans le conjoneteur F4 relié au groupe 1; le volet de Tannonciateur local de ce groupe tombe, la téléphoniste du groupe 1 plat'c la fiche dans le conjoneteur situé au-dessous du volet tombé et répond. La téléphoniste du groupe 18 lui dit: donnez c par 48 A. Dans le groupe I, les fiches d'un cordon souple disponible sont introduites dans les conjoneteurjî c et !BA.

Dans le groupe (8, la téléphoniste retire la fiche du conjoneteur Fi, la place dans le conjoneteur 18 A, sonne rabonné c et, dès que celui-ci a répondu, après lui avoir dit : « Communiquez », elle retire sa fiche du conjoneteur 18 A, lui subst. la fiche d'un cordon souple disponible et introduit l'ai fiche dans le trou de gauche du conjoneteur fi les abonnés

INSTALLATION DES POSTES M

sont en rclalton par la ligne d'intcrcommunicatioii 18 A; TaiinonoiateiiF fvcsto en dérivation.

Dans le cas où la ligne de l'abonné c aurait déjà rté reliée d une autre ligne d'abonné, la tèléplionif^te du groupe 18 en aurait averti l'abonné f.

3" Un abonné du bureau D demande à communiquer avec Tabonné 6. (Jet abonné appartient au groupe 1, tandii^ que 1 appel du bureau D OKt reeu par le groupe 18, Ici, il y a uppel de bureau à bureau, puiï^ appel de groupe à groupe.

Le bureau D a été appelé par le Ul auxiliaire D2 du groupe 18, La télépboniste de ee groupe a répondu en introtluisant la fiche libre de son conjoneteur de liaison dans le conjoncteur D2. Le bureau D a demandé Tabonné h; cet abonné appartenant au groupe i, le groupe 18 appelle le groupe f par le iil dintercomumnication F 1 ; le=i elioses se passent dés lors comme dans le cas préeédent, et la communication est établie par lo til d'iutercommunication 18 B.

S'il s'étiut agi d'un abonné situé dans le groupe ^8, les opérations auraient été simplUiéos, car ce groupe aurait établi directement la liaison; c'est ce que Ton voit entre Dl et g, le bureau D ayant demandé l'abonné g par le fil auxilaire D t.

Notre dessin moïitre enliu h: groupe 1 appelant le groupe 18, opération que nous aveu s di'crite i)lus haut.

B. Système semi-multiple. — Dans les bureaux montées sur le type B» autrruient dit avec le système semi-multiplo 'fîg. aii2, phindie II), les lignL\s auxiliaires tlcstinées aux appels des autres bureaux sont réunies sur des tableaux spéciaux; il existe par conséquent, dans ces postes centraux, des tableaux d'abonnés que Ton appelle les Uibfaaux de groupes^ et des ta6/eaiix dû lignas auxiliaires.

Ces tableaux sf>nt â 49 numértjs et du modèle que nous avons représenté {jig^ 357).

Chaque tableau de groupe comprend :

r 49 en n joncteurs réunis à 4U annonciateurs.

Rouvent tous ces conjoncteurs ne sont pas occupes par des lignes d'abonné.ST et quelques-uns sont réservés pour les communications en attente, c'est-.^-dire pour ks demandes auxquelles il uo peut être doinié suite inimédiatementj parce que la ligne sollicitée est occupée;

2* Autant de touches qu'il y a de tableaux dans le bureau* Jerjuère touche (noire) de chacun des groupes est alTectée e groupe même; c'est la touclie locale; elle communique i; un annonciateur spécial. Chacune des autres commu-

370 TÉLÊPHOME PRATIQUA

nique avec la louche locale du groupe qui porte le mcme numéro;

3* Des conjoncteurs de lignes auxiliaires.

Ces lignes sont séparées par impaires et paires et reliées, les premières aux tabl<N"iux 1, 3, o.,., les seconilcs aux tableaux 2j 4^ 6-,. Deux téléphonistes voisines ont ainsi à leur disposition la totalité dos lignes auxiliaires;

à'' Des conjonctcurs d'intereommunication groupés par seriez de quatre et désignés non plus par tles lettres A, B^ C, D, E, comme dans les anciens bureaux, mais par des couleurs dilTOrentes (noir, rouge, bleu, marron), 11 eîfiste autant de sérioss de 4 conjoncteurs auxihaires qu'il existe de tableaux de groupes dans le bureau; les conjoneteurs de même couleur de tous les groupes sont reliés ensemble,

3* Un poste d'opérateur comprenant une clé d'appeL Uîic bobine dUnduetionj deux conjoneteurs, une mâchoire à 4 con» tacts, un appareil Berthon-Ader avec fiche a 4 lames.

Après avoir traversé les tableaux de groupes, los lignes auxiliaires sont réparties sur leurs tableaux spéciaux numérotés 1, 3, 5... pour les lignes impaires, 2, i, 6... pour les liguer paires.

On remarque sur ces tableaux :

l*" Des touches reliées k des anncmciateurs et aux lignes auxiliaires; ces touclies sont à trois lames (voir page 2îi[; la dernière, cojïonLÏant, est a deux lames; elle correspond, ainsi que son annonciateur^ à la ligne locale du tableau ; c'est la touche noire. On voit, sur notre dessin, cette série de touches représentée au groupe 16 en X, Z, Ib;

2' Une seconde .série de touches h deux lames (voir page 218), réunies à chacun des tableaux de groupes;

3^ Un poste d'operateur eomprenaut une clé d'appel^ une bobine d'induction, une ma cl io ire à quatre contacts j un appareil combiné Bcrthoii-Ader avec fiehc a quatre lamc;^, en lin un commutateur inverseur, dont les manettes peuvent être mises en rehition avec les touches des lignes auxiliaires, ou bien avec les touches de groupes*

Plusieurs cas se présentent dans la manœuvre des tableaux. mais, lorsqu'il s'agit de l'appel d'un abonné, la première phase de l'opération est toujours la même : la téléphoniste se met en relation avec l'abonne appelant. Pour cela, dès qu. volet de l'abonné tombe, elle introduit la fiche à quatre lac dans la mâchoire, place la fiche d'un cordon souple dî son conjonctcur de liaison et Vautre fiche dans le tror

ttroîte du conjonctcur de raboniié appelant, D par exemple. A partir de ce moTnent^ on peut distinguer trois cas : L'abonné appolaiit demande la communication avec :

I — un abonné du même îi:rriupe;

II — un abonne d'un groupe diiïérent, mais du même bureau; m — un aïjonnc appartenant à un autre bureau.

L — F (tableau 8) domaiido D (tableau 8) : la télê[ïbonisLe met sa ficbe dauî^ le conjont-teur D et appelle; lorsque la réponse lui est parvenue, elle prend un cordon à deux fiches tiisponible et réunit directement les c(mjonctours D> V en plaçant une ficbe dans le trou do gaucbe du ronjoncteur D, l'autre dans lo trou de droite du conjonctcur F; de la sorte, rannonciateur do Tabonne appelant (abonné F) reste en dérivation dans le circuit^ et cet abonné peut ainsi annoncer, en pressant son bouton d'appel, que la ïonverî^ation est terminée.

Les conjont-teurs D, F, une t'ois reliés par le cord(jn souple^ la téléphoniste dit « communiquez ■ et retire la ficbe qui réunissait son appareil portatif au réseau. Dés que la cbute do Tannoiiciatcur F indique que la conversation est terminée, les deux fiches qui unissaient D à F sont retirées et le cordon souple est replacé au crochet de repos*

IL — A (tableau 2i demande E (tableau 8). La téléphoniste du tableau 2 abaisse la touche correspondant au tableau 8^ appelle sa t'ol lègue et, dès qu'elle a reçu sa réponse, lui dit : * Reli(^:î E par 2 noir (rouge, bleu ou marronj, n II Oîàt à remarquer ici que la téléphoniste du tableau 2 aurait pu dire aussi bien à sa collègue du tableau 8 : ^i Uclie/ E par 8 noir (rouge, bleu ou marron) tï, mais il est admis en principe que la téléphoniste qui donne l'ordre d'înterconamunicatjon ne doit se servir que du groupe de conjoneteurs portant le numéro de sou propre tableau. La téléphoniste du tableau n" 2 a dit : a Reliez E [>ar 2 noir (rouç-c, bleu ou marron), p 8t la demande d'inter communication était venue du tableau 8, la téléphoniste do ce tableau ain*ait dit : « Keliez A par 8 mîir (rouge, bleu ou marron), n

L'abonné E est aussï^itut appelé j>ar la téléplioniste du tableau 8 et, des qu'il a répomlu, la liaison est établie sur lo tableau 8 par un cordon souple entre le conjoncteur E et le conjoncteur 2 noir; sur le tableau 2 par un autre cordon souple tra lo conjoncteur A et le conjonctcur 2 noir, ^ans les conjoneteurs A et E, les fiches ont été introduites is les trous de droite et les deux annonciateurs restent en ^n-ation-

37 i TÉLÉPHONÉE PRATIQUE

ITI. — B (tableau ± demande un abonné du liareau X.

K'i, les opérations se compliquent un peu; U faut faire intervenir les tableaux de lignes auxiliaires.

La téléphoniste du tableau â essaie une des lig'nes auxiliaires allant au bureau X pour voir si elle n'est pas occupée : cet essai a lieu en a]ij>uyant les deux conducteurs^ de la fiche sur ]o plot antérieur ilu cunjonetcur et le talon du plot înterniédiairc. Si la ligne est occupée par un autre groupe^ la ték^phonistc reçoit dans son téléphone un contact provenant delà fermeture du circuit de la pile (voir page 5ât>;- Lu téléphoniste, ai^rês avoir trouvé une ligne libre. ap]ïelle le bureau X.

L'appel parvient à un tableau de lignes auxiliaires du bureau X, La téb'-pîionistc de ce tableau enfonce la tiche à 4 lames de son appareil portatif dans la mâchoire à 4 contacts, place son commutateur inverseur dans la direction « lignes t^, abaisse la touche qui correspond à l'annonciateur tombé et répond. C*est cette position qui est lîgurée dans le groupe 16 de notrû dessin ou des lignes point illées indiquent que tous les plots de travail des touches de lignes auxiliaires sont reliés aux plots tt lignes » du commutateur inverseur.

Dès qut" la téléphoniste du tableau 3 a reçu la réponse du bureau X, elle lui demande l'abonné sollicité par B. La téléphoniste du tableau de lignes auxiliaires de X s'adresse alors au groupe auquel appartient Tabonné réclamé; pour cela, elle relève la touelie primitivement abaissée, mais, pour garder la liirnç, laisse le volet de l'annonciateur tombé. Elle met son ommutateur inverseur en relation avec les touches des groupes dont tous les plots de travail sont réunis aux mêmes plots du comnuitateur, abaisse la toucîu* du groupe auquel appartient l'abonné demandé et appelle. Elle indique alors au groupe lo numéro de la ligne auxiliaire par laquelle il tlonnera la communication lorsque Tabonné lui aura répondu. Pour éviter que la ligne soit prise pendant que la téléphoniste du groupe appelle son abonne, elle ]dace la Hche d'un cordon souple dans le eon joncteur de la ligne auxiliaire indiquée et l'autre fiche dans un de ses eonjoncteurs d'attente (tout autre groupe essayant la ligne reconnaitra qu'elle est occupée;. Par consé* quent, la tr^léplioniste de groui^e s'est assuré la possession de la ligne jusqu'à ce que son abonné ait répondu.

I^a téléphonUtc du tableau des lignes auxiliaires, doi* fonctions sont terminées, relève le volet de Tannonf"'^ tombé.

Lorsque la téléphoniste du bureau auquel appartii

INSTALLATION DES POSTES â:3

bonne B (abonno appelant) a reeu la réponse du bin-eau X^ deux cas peuvent se présenter : 1* Tabonné a]>pelé eî4t libre et la communication peut être établie; 2" Tabonné appelé e^t oecupé,

Si l'abonné esÈ libre, ella relie le conjoneteur B au conjonï*teur X (les deux abonnés peuvent correspondre].

Si rabonné est occupé, elle conserve la ligne comme au bureau X, en reliant le c on joncteur de la ligne auxiliairr ii un de ses conjoncteurs trattente.

La figure 303 {pînnche 111) représente, en perspective, un panneau pour 200 abonnés. ïnonté d'aprèti ce système.

C. — Commutateurs multiples. — F^lusieurs postes centraux sont installés avee tl<!s eommutateurs n^ultiplcs;- nous les rapporterons à la classification que nous avons faite au cornmeni-ement de ce eliapitrt^ -savoir : D, pnsles' a multiples dieordes; E, poste?? à multiples monocorde?^.

D. — Multiples dicordes. — Nous eh ois irons comme exemple le t'rand tableau réeemnuMît monté pour le réseau do Paris par M. Aboi lard. Oe vaste commutateur emprunte la pluiiart de ses ori^^ancf^ aux tableaux standanl de la Société de matériel télépbonique; nous ny revitmdrons <|ue pour constater les dissemblances qui pourraient se rencontrer dans le cours de notre description, La dinVirenee capitale qui existe entre le multiple et le standard réside dans le montage* Nous emploierons ici quelques termes spéciaux consacrés par l'usage pour désigner des organes identiques lorsqu'ils ont des alTectations diUërentes.

Le tableau (|ui nous occupe se compose de 6 grandes tables ou seciioTis et de deux autres plus petites plueées aux deux bouts.

Chaque section comprend :

i'^ Le tableau des jacks fc'esl ainsi que Ton désigne par abréviation les conjoncteurs);

a** L(5 aièf/e des fiches ;

3' Le tableau des annonciateurs;

4* La tablette.

Dans le tableau des jacks on distingue :

a) Les jachs généraux des abonnés;

b] Les jac/is tjénéraux des lignes auxiliaires de départ;

c) Les jiich s de service't

d] hes JRcks hcatix\

aj Les jacks généraux des abonnéSj groupés par ctuitaines ♦numérotes dans cliaque centaine, se répètent de section en

section, occupant toujours la môme place dans chaque section et conservant toujours le même numéro. C'est ce qui constitua le midtlplsLge permettant, dans une section quelconque, de prendre communication sur une ligne donnée.

b) Les lignes auxiliaires de départ sont les lig^nes au moyen desquelles le bureau appelle les autres bureaux centraux du réseau. Les jack.'îî gênera ux de ces ligneH forment une seule range e de numéros dans la largeur de ïa section et Kont multiples de section en section,

c) 20 jacks de service viuitiplêR de section en section sont rangés en une seule ligne sur le cinquième panneau,

d'i Les^ jacks locaux alTeetcs aux appels des abonnés sont localises dans chaque section; ils communiquent avec les annonciateurs et occupent la partie inlcrieure du tableau, rangés sur une ou deux lignes.

Sur le swr}e des fiches^ les deux llches qui terminent les cordons sont disposées par paires, et dans la même paire, placées l'une devant Tautre. Elles forment cinq groupes de vingt fiches.

Le tableau des annonciateurs renferme cinq rangs d annon* ciateurs d'appel. Chacun d eux est réuni à un jack local, et porte le me me numéro. Les annonciateurs de fin de conversation forment une rangée horizontale. On les ^listingue des annonciateurs d'appel, tant par leur position que par la coloralion rouge ou blanche de leur volet; ils communiquent aux cordons souples et aux liclies*

Tous ces organes, jacks, fiches, cordons, annonciateurs d appel et d^^ fin de conversation, sont nxactt^ment semblables aux conjonetcurs et aux annonciateurs des tableaux standard; il en est de même <les commutateurs que nous appellerons ici clés d'ikoute^

Ces clés, ainsi que les boutons de sonnerie (homologues des clés d*appcl des standard; sont rangés sur la tablette. Us y sont repartis en cinq groupes. Chaque clé d'écoute et la paire de boutons qui Ini lait face sont reliées à la paire de fiches Située en regard.

La tablette jjorte en outre, dans chaque section, trois prises de contact sur lesquelles s'amorcent les récepteurs que les téléphonistes ont constamment à l'oreille; ce sont des mâchoires à trois contacts. En avant du tabh^au, un micropho suspendu à des cordons et équilibré par des contre-poids trouve à la hauteur de la bouche de la téléphoniste; il en exis trois par section. L'ensemble du transmetteur et du récepte^

INSTALLATION DES POSTEâ 375

forme Tappareil «l'opérateur que nous décrirons on dota il un peu plus loin; les organes accessoires, bobine d'induetion, etc., sont placés en arrière du tableau.

Il résulte de cet ensemble de <lispositions que chaque téléphonist^i a les deux inaîus libres (le récepteur est maintenu sur sa tête par un ressort] et que, sans quitter sa place, elle a sous les yeux et à portée de la main :

1* Les jacks généraux de tous les abonnés [sauf cependant ceux dont les postes ont un montaûfe particulier, ces derniers étant localisés sur une section k part);

2" Les jacks généraux dr toutes les lignes auxiliaires do départ;

3^ Les jacks de service;

4"* 80 jacks locaux avec leurs annonciateurs d'appel;

5^ Les fiches, cordons, elés descente, boutons de sonnerie, annonciateurs de fin de conversation destinés à efTectiier les appels et à établir les communications.

Ainsi que nous Tavons dit^ les lig-nes d^abonnés pourvues d'installations spéciales iV)rment une Kt^ctioii [javticuliére; elles sont localisées sur Tune des t]eux petites tables.

Enfin Func des gramles sections est alïectée aux lignes auxiVtmres (rarriv(''c, c'est-à-dire à celles <[ui reçoivent les appels des autres bureaux. Toutes 'es autres sections restent afTectées aux abonnés reliés dirrcfcment au bureau.

Posté: d'opérateur, — Le poste d'opérateur comprend un transmetteur et un récepteur indépendants, du moins au prunt de vue mécanique.

Le mierophone {Ihj. aCii) est du type d*^s transmetteurs à grenaille; il purti' uue embnucliurp A devant laquelle on parle et est suspendu à deux cordons souples glissant sur des poulies, et garnis de contre-poids qui permettent do r^'îjrler la hauteur au-dessus de la table.

Deux (contacts métalliques B, C sont séparés par un bloc de charbon D, entouré (Tun manchon de feutre E, et par de la poussière d(^ charbon. Le bîoe de charbon est eylindrîque et porte des excavations dans lesquelles se b^ge la poussière de charbon; il est traversé* par la titsr- métallique C et, en regard, est placée la jilaque vibrante^ H, ('^Lralement en métal; mais, les deux pièces H, C soTit se pan" es par la couehe de loussière de charbon que maintient le manchon de feutre E.

L© circuit primaire de la b^^birif ïTitiduction et la pile sont reliés en permanence au mjcropîjnne par les bornes MN; Fune

TftLlÏPIÎOME PRATIQUE

Fig. S8I. — Tranamettpur ûe 1 appareil iropérateur des muUiple» dicordes de la Soc|<;té û^ matériel tc^lèpb unique.

est attachée directement au massif de riiiîitrument et prend contact avec la plaque vibrante B, lautre est réunie à la pièce F qui s'appuie sur la tige 0 et est isolée du massif par la plaque d'éboïutt^ H.

Le circuit de la pile est constamment fermé sur le microphane et c'est un inconvénient sérieux.

Le récepteur ifig. 363) est g^arni d'im cordon souple à trois conducteurs terminé par une triple fiche qui, enfoncée dans une mnclioii^e faisant corps avec la tablette du

multiple, lui assure sa comïminication.

Ce récepteur se compose d'un aimant recourbé A sur lequel sont culées deux bobines aplaties B 0' qui sont à double enrouiemeJit; h ftl trunû pile d'essai y aboutiL

Un resf=!ort R est fixè au boîtier et emboîte la tête de la téléphoniste; il a pour objet de inr^'^ tetiir constamm le pavillon du cepteur appliq

Fi^. SfiG. — Rr-repieiir de l'appareil {J'opéraieat-Jes muUipieu dicordes de la iiociélé Je matériel ièlt?phouique*

INSTALLATION DES FOSTES 377

Kur roreîlle taniiis qu\m tampon rembourré ï peut, ix la volonté de ropcratour, boucher Fautro oreille et att(.^nuer dans une large me?;urc rinHuence dos bruitî^ extérieurs.

Ensemblb mis commusicatioss. — Considérons une ligne d'abonné à double fil LU {ji(j^ 366), Le en nd acteur L est relié, do section en section, aux jacks irénéraux qui lui sont jjropres, pour aboutir lï son jack local; it on est de mémo du eondueteur L', et ces deux condueteurs i^ont bnueb',»^ sur Lan no neiateur d'appel A. Ainsi, l*aimonciatevïr dappid et le jaek local de la ligne L L' î^e trouvant ilixns la seetiou n : le iîl L est réuni à la lame a^ du jack général de la section 1 ; la lame (ï^ est reliée à la lame j^ du jack général de la section 2; lu lame lu eommuni<(ue à la lame H.^ du jaek gé'jiéral de la section 3, et ainsi de suite jusqu'à la section n*où le fil L aboutit ;i la lame a^ du jack local et â rannoneiatenr A. L© fil L' est en relation avec les canons e,, c^* r^ .. dt* tous b^s jaeks généraux des sections i, a, 3... et avec le canon e' du jack local de la section n ainsi qu'avec les bobines de Tannoneiateur d'appel.

Toutes les lignes d'abonnés sont montées de la même manière, traversent leur jack général dans toutes les sections et sont bouclées sur le jack local et sur l'annonciateur trappel dans la section qui leur est propre, le jaek local de la ligne 1 80 trouvant dans la section 1^ calui de la ligne 103 dans la section 2. etc.

Une disposition spéciale distingue le montage des fiches, des clés d'écoute et des boutons do sonnerie. Le muliiplage nécessite en elTet un essai préalable de la ligne avant d'installer la communication. L^abonné L L' de la section îi demande à communiquer avec Tabonné x de la section 4 : la téléphoniste de la section n voit parfaitement que le jack général de x est libre dans sa section, mais elle ne sait pas s'il n'est pas occupé dans une autre section; il lui faut donc essayer la ligne; tel est l'objet du dispositif qui occuik: le bas de la ligure 30G. Ce dispositif comprend :

1* Une bobine retardatrice de 600 ohms;

2* l'ne pile d'essai;

3* U^n condensateur*

D'autre part, le récepteur du poste d'opérateur est à double '^nroulement; il en est de même de Tinduit de la bobine

^induction.

La pile d*essaî, la bobine retardatrice et le condensateur jut communs à toute une section, c'est-à-dire qu'ils conimu-

378 TÉLÊPnONIE PRATIQUE

^ectioR / ' /Stdton î Siitian ? JtUioa 1

i'rj:

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Jtuk> généraux \

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ffj rets-

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J^ۈt/t

FJg, 3S6. — Cûmmunicalious U'un tableau multiple liiconlc lîc ta ,S<<kH«4 Ja m&téni:

INSTALLATION DES POSTES Stft

niquent, comme le monlro la figure SGÔ, avec les leviers et les contacts des clés d'écoute, ainsi qu*avec les différentes paires de fiches.

Voici comment procède la téléphoniste pour faire Tessai de la ligne :

Des que le volet d'un annonciateur d*appel tombe, la téléphoniste saisit dune main la fiche d'arrière d'un de ses cordons souples et l*enfonce à fond dans le jack local de Fabonné [il porte le mémo numéro que celui du volet tombé); en môme temps ^ oUe abat la clé d'écoute du cordon employé. Elle est ainKi en relation avec l'abonné, Tinterroge aussi brièvement que possible et le sonne par son bouton de gauche s'il ne répond pas immédiatement. Dès qu*elle a pris son orrlre, elle replace la clé d'éc^-^ute au repos.

L'abonné indique le numéro de Vaboîmé qu'il désire entretenir^ ou le désigne seulement par son nom; dans ce dernier cas, une aide rechortJie le numéro sur un répertoire ad hoi\ Il peut se présenter ici plusieurs éventualités; quoi qu'il en soit, le numéro une fois connu, la téléphoniste fait l'essai de la ligne, c'est ce qui nous intéresse.

Pour cela, la téléphoniste prend la fiche d*aijanf do la paire dont la liche d'arrière cBt enfoncée dans le jack local de Tabonné appelant et, après avoir abattu la clé d'écoute corresi>ondant à cette paire de fiche?^, touche, avec la pointe de la liche qu'elle tient à la main, le canon du jack général de la ligne h éprouver. Si la ligne est occupée, elle perçoit un bruit sec par le récepteur qu"<*Ue a à l'oreille; si la ligne est libre, elle n'entend aucun bruit et peut alors l'uloncer la liche a ftuid, la communication est établie. ti"û résulte de l'i^ssai que la ligne est occupée, l'abonné appelant en est avisé.

Lorsque la téléphoniste a perçu, par son récepteur, le bruit dont nous venons de parler, voici ce qui s'est passe :

La ligne est occupée et, par couî^équent, une fiche d'avant est enfoncée dans Tiin des jack s généraux de cette ligne, tandis que la (icho d'arrii^^re est placée dans un jack local quelconque. Le pule positif de la pile d'essai est en relation avec tous les canons des jacks de la ligne occupée: en effet, ce pôle est, en quelque sorte, jïrolongé par les conducteurs suivants : bobine retardatrice a, b, c, d, e, a^ du jack local,.* ^at ^i»î 3^, ?j^, a,, Ugne L, poste de Tabonné, ligjie h\ c,, c^,

..* c^, f, g, h, i, j lia clé d^écoute est au repOvs], k^l,7n,njO^ ca-

ns de tous les jacks généraux de la ligne essayée. Lors-

'on touche l'un de ces canons avec la pointe de la fiche

^'^■^■wpfl»

d'essai, le circuit est fermé par : p, g, r, s, t, it (la clé de la fiche d'essai est abaissée), circuit secondaire de la bobine d'induction, récepteur par un de ses enroulements, pôle négatif de la pile d'essai. Le passage du courant dans le récepteur fait cfaquer la plaque vibrante.

Lorsque la ligne est libre, le circuit est ouvert, puisque le prolongement du pôle positif de la pile d'essai ne s'étend pas au-delà du point e, la fiche d'arrière étant au repos sur la tablette.

Nous avons abandonné la téléphoniste dans TaUernative de donner la communication avec un poste simple (c'est le cas que nous avons envisagé), avec un abonné relié à un autre bureau, ou bien avec un abonné pourvu d'une installation spéciale, telle que poste Ducousso, pendules, etc.

Lorsqu'il s'agit d'une communication à établir avec un autre bureau, la téléphoniste essaie successivement les lignes auxiliaires en promenant sa fiche d'épreuve sur les canons des jacks de ces lignes, jusqu'à ce qu'elle en ait trouvé une libre. Elle enfonce alors sa fiche dans le jack de la ligne disponible.

Dans le cas d'un poste à installation spéciale, les manœuvres présentent une légère variante. Les lignes qui aboutissent à ces postes sont réunies sur un panneau spécial. C'est ici que les lignes de service interviennent. La téléphoniste qui a reçu l'appel, se met en relation avec une ligne de service et, dès qu'elle en a trouvé une libre, appelle la téléphoniste des postes spéciaux. Lorsque celle-ci a répondu, elle lui transmet les noms de rai)pelant et de l'appelé, puis se retire.

La téléphoniste du tableau spécial appelle son abonné une première fois pour faire déclencher la pendule, s'il s'agit de ce système, et une. seconde fois, en temps opportun^ pour provoquer l'appel. Quand il s'agit de postes montés avec le sy.stème Ducousso, en même temps que la téléphoniste pousse le bouton de sonnerie, elle doit appuyer sur la clé d'inversion de courant convenable. Des indications précises font connaître les abonnés qui doivent être sonnés en positif ou en négatif.

Lorsque le volet d'un annonciateur de fin de conversation tombe, la téléphoniste abaisse la clé d'écoute et surveille un instant la ligne sans rien dire. Si elle n'entend rien, elle replace la clé d'écoute au repos et retire les fiches.

La môme opération a lieu si la communication se prolonge au point de laisser supposer que les abonnés ont omis de donner le signal de fin de conversation.

Modèle de la Société des Téléphones. — Les principaux or-

INSTALLATION DES POSTES 381

g'ancs de ces commutateurs multiplc^^ sont empruntés aux tableaux standard dont la Société générale des Téléphones a étalilj un motlele pour ligne à simple fil et un autre pourlî^nc à double flL

On y trouve des atmonciateurs d'appel, des annonciateurs de Jin de conversation, des conjoncteurs qui, bien que d'une construction uniforme, sont divisés en jacks généraux et en jacks locauXj des poussoirs ou clos dV^coute,

Les fiches, les boutons d'appel, les appareils d'opérateurs ont subi certaines modifications que Ton distinguera aisément sur le diagramme de la figure 367. Ainsi, les Oclies sont à trois conducteurs; les boutons d'appel, au noinbrc de deux, sont à quatre lames; chacun (t'cux émet le courant dans la direction de l'une dos Jichcs, mais on leur adjoint un troisième bnuton destiné à envoyer le courant à travers les deux llches; ce troisième bouton est à deux lames seulement. L'appareil d'ojïératcur forme deux pièces distinctes. Le micropiionc est du système Bcrtbon; il est suspendu en avant du tableau paideux cordons, glissant sur des poulies et équilibre j>ar un t'untrcpotds. Le récepteur est un Ader attaché à un ressort courbé qui enveloppe le dessus de la tête et applique l'instrument sur l'oreille. Ce récepteur est à ilouble enroulement ^ S(mi cordon souple est à trois conducteurs et se termine })ar une lichc à cinq lames pouvant elle-même s'cmboiter dans une mâchoire à cinq contacts. Les ressorts extrêmes et le ressort du milieu de la fiche sont réunis rcs^jectivement aux trois conducteurs du cf^rdon souple; les deux ressorts interme* diaires sont reliés ensemble; ce sont eux qui fermurunt le circuit du microphone lorsque la liche sera IntrodLule dans la mâclioîrc à cinq contacts. On a évité de la sorte un circtiit fer nié en ]>crmaneru'e sur le microphone, ce qui aurait constitué un grave inconvénient.

La tableau que nous décrivons a été construit jinur deux

mille abonnés montés en circuit mctanique, c'cst-à-dirc à

double (iL II comprend neuf sections, l^a ligure 368 représente

une coupe du tableau et mnnire comment sont dispiLsês les

dilTérents organes. On voit lUx A les annonciateurs d*appçl,

en B les jacks locaux, en C les jacks de service, en D les jacks

généraux des lignes auxiliaires et des lignes d'aboniiés, en K

les annonciatcm^s de fin de conversation, en F les iiches, en G

s poussoirs, en il les boutons d'appel, en 1 le microphone, en

I la coupe des conduct**urs réunis en faisceaux. Nous allons

ivre, sur la lîgurc 307, rcnsemble de rinslallation.

^3**îï^^^âw»

Fig. 369. — CDupo d'un tableau iiiuUipïc tlicorae; modèle de U Société générmle d

TùléphoneA,

INSTALLATION DES POSTES - 383

Los jackts généraux d'une meiiio Yignc^ dans les neuf ï^ections du bureau, communiquent entre eux do la manière suivante : le fil 1 arrive au ressort b^ <lu jack J^ (!'* section), celui-ci, au repoi?, est appuyé sur le contact C| qui est vqMù au ressort b^ ilu jack Jo {2" section) : ce ro^ssort touche le contact c^, et ainsi de suite jusqu'au jack L^énéral J,,^ le contact c^ c*st en relation avec le ressort 5a du juck local in; le contact Ca est réuni à l'entrcc du fil de la bobinu de l'annonciateur d'appel A^ la sortie aboutissant au re-s^ort an qui communique avec le^^ ressorts a,,... a^ de tous les jacks sréneraux et avec le lii de li^ne numéro 2. Les canons dj, d;.,., il^ du des jacks généraux et du jaek local sont unis par un eondueteur eoïJinmn. Tout a]ipel de la liixne L fait tomber le volet de rannoncïatcur A. En sonimCj les deux iils de li^ne traversent tous les jacks i,^énéraux et sont bouclés sur rannoncialeur du Jack local ; tons les canout^ sont réunis par un troisième conducteur f[ui est un lil tfessai. La coloration tic ces rlitTérents Jils les l'idt rcconnaitre-

Les iiches FF' forment une paire et servent à relier deux abonnés. La Jiche (V avant F se place dans le jack local lïe Tabonné appelant ; la Hche d arrière F' est introiliiitc dans le jack irénoral de Vabonné appelé. Le ctjrdon souple qui unit les deux Iiches est à trois conducteurs : le premier est attaché à la partie centrale des (ichcsj il eorrespond a leur bec; le second est réuni au tube enveloppant. Ces doux conducteurs sont les fils de ligne ou plutôt les (ils qui rénnîront doux lignes lorsque les Hclies seront enfoncées dans lesjaeks. Le troisième conducteur, en relation avec îa terre, aboutit à Tenveloppe extérieure des liclurs, à ce qu'on pourrait appeler leur massU'.

L'aïmonciateur de lin de conversation B [COO ohms) correspond à la paire de fiches FF' et uu poussoir C connue dans les taljieaux standnnl. A l'état de repos, le poussoir C est enfoncé et hîs (iehes FF' sont isolées de lannoneiateur tle lin do conversation B ; par contre, elles sont en relation avec Tappareil d'o]>érateur. Lorsque la téléphoniste relie doux abonnés, elle soulève le poussoir correspondant aux fiches employées, et, par ce fait, elle isole Tap pareil d'opérateur, tandis qu'elle intercale ranuoneiatcur de lin de conversation en dérivation dans le circuit des deux Hls do ligne. Le mécanisme des boutons d'appel G, 0\ 11 est facile à comprentlre, et '^n voit aisément que, si Ton a] «pute sur les boutons, les ressorts oandonnent les plots de repos pour s'appliquer sur les plots rt travail; mais, dans les clés (>, G\ le ressort intermédiaire

sse de toucher eu gf, gf' la pièce qui le réunit à la clé opposée.

L'iiitroihictinti de la Ik-lio d cinq lames dans la mâctioirc i cinq contact ï^ otnblit les cnTincxions ,sui vanter :

1" Liaison dvs deux enroulements du récepteur avec lo circuit secondaire de la bobine d'induction;

2° Fermeture du circuit microphonique par la pile et lo circuit jirimaîre de la bobine d'induction;

a* Réunion du fil de Jonction des deux enroulements fin récepteur avec le pùle ]>ositif de la pile d'essai dont le pôle négatif est à la terre;

i^ Connnunication du réce jeteur avec le:!i deux HcIict^ par rintt rniédiaire des trois boutons d'appel, le contact de i^MUchc de la mâclioiro V cori'espondant au bec des lïehes, le contact de droite au cylindre enveloppant.

De ce qui précède il rcsult(* que, si tous les jacks d\ine ligne sont inoccupes, si, par conséquent, la lii^ne est libre, tous les canons de ce-s jacks sont isoles. Dés qu'on introduit une liclie dans Tuu d'eux, tous les canons des jaclvs de la Hirne sont mis à la terre par le inat^sif de la iiclie, car on n'a pas oublié que ce massif est relié à la terre et tjuc tous les canoniî des jacks d'une même lii^ïie eonimuniquent entre eux. C'est ce qui va permc^ttre, par un simple attouchement, de constater si la Vigne est libre ou occupée.

X demande la communication avec Y : la ficlie d'avant est introduite â fond dans le jack local de X; la fiche r étant placée dans la mâchoire \\ la trOépiioniste est en relation avec X et ])rcnd son ordre; il s'agit de savoir si la ligne demandée Y eM libre. Avec le bec de la liche d* arriére la téléphoniste touche le eiuion du Jack L^éncral de Y dans sa section, tout en couservant son récepteur à roreiile; si'il se produit un claquement dans son téléphone, laliLnie est occu[>ée; si elle n'entend aucun bruit, la liï^^nc est. libre et rlle peut poussera fond sa lîcïicpour établir la communication.

Dans le premier cas digne oecupéCi le canon essayé est à la terre par la iiclie introduite dans un ([ ut 0 conclue des jacks de la hirne; d autre part le bec de la ticîie d'épnnivc est rcuiu a la pile dressai par le poussnir, les boutons d'appel, la mâchoire à 5 contacts (contact de irauchei, la iiclie à o lames {lame de gauche), un des enroulements du récepteur, la lame du milieu de la liche à 5 lames et. le contact du milieu de la nuichoire; le circuit de la pile d'essai est donc fermé et la plaque vibrante du récepteur s'infléchit en craquant lorsque le bec de la IL ' d'épreuve touche le canoïi tlu jack Y. Si le canon de ce j est isolé, ce qui correspond à -^ ligne libre »j le circuit

JXSTALLATION DES POSTES 38:^

nuvert en ee point et il ne se produit aut'un bruit dans I^ récepteur.

E. — Multiples monocordes, — Les multiples monocordes n*ont pas, que nous sac) dons, ref;u encore d'application en France. Dans ce genre d'installations, un seul corilon souple et une seule fiche sont employés pour relier deux abonnés, c>st-à-dire que chaque liyrne d'abonnc cf^t réunie à une liche qui lui est propre et qui, introduite dans un jack général d'une autre ligne, établit hi liaison.

On construit des multiples monocordes pour lignes simples et pour ligues doubles; dans ces derniers, contraircnieiU à ce qui se passe avec les multiples dicordes, le bruit que l'on perï;oit dans le récepteur au moment de Tessai indique que la ligne est libre.

Cabines tëléplioniqaes. — Les cabines téléphoniques sont de petites cellules silencieuses réparties dans les bureaux centraux, dans les bureaux de pfjstc et de télégraphe et dans quelques autres établissements publics. Moyennant le payement d'une taxe do conversation ou bien en contractant un abonnement spécial, et sur h' vu d'une carte d*id entité, le public y est admis à correspondre avec les abonnés du réseau.

La cabine est une loyfc eu bois de chêne, capitonnage à Tinlcrieur et éclairée }>ar le haut au moyen d'une lorte 1,^1 ace. De l'extérieur, on ne distingue pas ce qui se dit à Tiiitérieur. Un poste téléphonique est disposé à hauteur convenable au fond de la cabine. Ce poste est généralement, du moins dans le réseau do Paris, du système Ader ou du système d'Arsonval et Paul Bert. La personne qui entre dans une cabine téléphonique appelle en pressant sur le bouton di* la clé; cet appel correspond â la station centrale adjacente et, dès que la surveillante a constaté que la cotisation a été versée ou que la personne a le droit de correspondre, la communication est établie avec l'abonné demandé. C'est à partir de ce moment que compte la durée de la conversation. Lescln^ses se passent alors comme si deux abonnés du réseau causaient entre eux par riïiterniédiaire d'un poste central; seulenienl, ici, après chaque période de 5 minutes de conversation, il y a perception d'une nouvelle taxe; la séance ne peut il'ailleurs se prolonger au-delà de 10 minutes s'il y a d'autres personnes en instance.

COMMUNICATION^S INTERURBAINES

ApjrUratîitn Un système Van ny:^splheri;lic. ^ Apiicl phonique* -^ Sj"slêine I*ii*rrL* l*k'ard. — Di^po^itif (rappel P* PicarJ»

AppUcatian du système Van Rysselberghe, — Tout !e monde t^sait aujoiinriiiii que M. Vim lîysselberghc, ingcnjeur des Ti''leiïraphe.s belges, est rinventeur d'un' ^yî^témc qui permet d'utiliser les fils du rt'seau télL'gra]jhiqiie pour les eoiiViTî^ations kUopl ioniques, tout en conservant à ces eondu(*teurs leur an'octation propre. Les brevets \'an Rysselbcrghe datent du eunïmenccment de Tannée 1882. La plupart des liLrnes beli^^'S sont disposées pour les transmissions té\ù* graphiqucïi et téléphoniques sinmitanées; plusieurs artères du iTseau franîjais ont été origan isée s de la même manière.

Toute variation brusque dans l'état électrique d'un circuit téléplionique est répercutée dans les téléphones récepteurs. Sij par exemple, ou embroche un téléphone sur le parcours d un fil desservant des appareils téléirrai>hiques, toute émission ou tonte interruptioti de courant donneront lieu à un bruit Si'c dani? le téléphone, à une sorte de craquement très accentué. Si les appareils télégraphiques dont on fait usa^c sont des appareils Morse, il sera possible, avec un peu d'ïiabilude, de percevoir dans le téléphone les signaux échanges, de lire au son. Il n'est même pas besoin^ pour obtenir ce résultat, que le tr-lépljone soit placé sur le conducteur traversé par les courants telégraphiijues: installé sur un conducteur voisin, souvent même assez éloigné, il reste sensible aux brusques émissions nu interruptions de courant produites sur les ^^'^^ qui suivent le nuMiie parcnurs^ bien qu'il ne soit influencé par induction- Il semblait bien difTicile, dans ces conditi< dû iihucr des lils téléphoniques sur les mêmes appuis que

COMMUNiCATlUNS IXTEiîLItBALNES

rrinfttalicr

conducteurs télé^aphiques, et bien plus encore des téléphones et des télôtrraphes sur le même HL

Cependant, on avait remarqué que, si au lieu d'être brusque, la variation dans le courant qui influem^e le téléphone a lieu çrraduellement, celui-ci reste muet et insensible à la perturbation. C'est iians cette voie que IL Van Rysselber^rbc dirigea ses recherches, 11 pensa que hî Ios courants télégraphiques so produiraient irraduellement et s'éteignaient de même, leur influence ne se ferait plus sentir sur les tûrcuits télé[>honiques avoisinants.

Il s'agissait dï^btenir ce résultat sans nuire à la régularité de la correspondance télégraphique; M. \'an Uyssell>erghe y parvint en faisant traverser dos résistances artilîcielles par les courants émis sur les lignes,

a L'expérience lui a démnntro que pour combattre l'induction produite au départ, une résistance do 1000 unîtes était nécessairCj mais que pour conjurer IMnduetion à Tarrivee^ .i*)0 unités sulîîsaient. Alors, pour ne pas augmenter la résistance de la ligne dans des proportions trop considérables, tout en restant dans les condition?^ ([ue lui iniiiosail la pratique, il a <ni recours à un artilice** «

M. Van lîysselber-

té hjf ^ph t ^ i i€

ghe appelle e^eciro-atmunis grarfaa leurs des bobines ayant une résistance de 500 ohms el pourvues d un noyau de fer doux; il les dispose de la manière s ni ^ vante {fxtj. SGDj : Tunr des bobines est interealcW> entre la pile et le plot de travail du manipulateur^ rautr<

S&e lÀi

— m . far. \

•m foir^J

entre le massif du ma- i-,^. a^j. s^^^témc 3ejU iuJu^'^^ur Xau iiyr^.diKTgjic, nipulaleur et ht ligne.

C'est ainsi que les ehojses sont ag^Micoes lorsqu'il s'agit du Morse; pour le Hughes, on a imaginé une disposition complémentaire.

^^ la sorte, le courant de la jîile se rendant sur la ligne -f^rse les deux bobines, soil lOUO ohms, le courant venant

ualillot, ta Télégraphie aeiuciU. J. U, UdUliorc cl U". uitiU^nrs*

m TÉLÉPHONIE PRATIQUE

do la ligne ne Iraverjsc qu'une seule bobine, de 500 ohm**.

a On sait que, par suite des phénomènes d'induction propre dont un électro-aimant est le siège, lorsqu'une variation se produit dans Tintensité d'un courant qui le parcourt, la dure^ de la pOriodtî variable d'un courant do ligne est accrue quand il traverse un instrument de ce genre. Pour rendre silencieux et insensible aux courants télégraphiques le téléplione dont nous parlions tout à l'heure, on placera donc entre le manipalateur et la ligne un électro-aimant convenablement choisi. Mais si une pareille précaution atténue et fait pratiquement dîsparaitre le son cfirrespondant à rémission de courant, elle est inelïicace en ce qui roncerne la lin de celui-ci; au moment, en elïet, où le manipulateur quitte le contact de pile, alors même qu'il n'est pas encore revenu sur le butoir de repos, une force électro motrice considérable prend naissance dans 1 électro-aimant par suite de la cessation brusque du courant et amène dans le Icléphune la production d'un bruit sec trè.^ perceptible et assez intense. Pour obvier à cet inconvénient et proloïi^er rémission, on ajoute entre rélectro-aimant et le manipnlateur un condensateur dont une armature est mise en dérivation sur le circuit, l'autre armature étant à la terre.

*" Le condensateur, pendant que le manipulateur est sur contact de pile, se charge, puis quand on relève le levier, se décharge à travers l'électro-aimant lui-même et la ligne; on prévient ainsi la production de l'extra-eourant de rupture*. ^

Le condensateur dont nous venons de préconiser l'emploi a général ejnent une capacité de deux microfarads.

En combinant ainsi remploi des électro-aimants graduatcurs et du condensateur, tous les bruits provenant tant de 1 induction que de la transniission directe, sont absolument annulés tlans les téléphones, et on pourrait impunément placer un ile ces instruments en dérivation sur un fil ainsi armé, sans qu'il soit influencé. Il est évident que si, sur les lignes armées du système anti-inducteur Van Hysselberghe, û n'y a pas d'inconvénient au point de vue téléphonique àjilairr un téléphone en dérivation, il n'en est plus de même au point de vue télégraphique, et qu'un tel dispositif aurait pour effet de donner une communication avec la terre, qui nuirait à la régularité des correspondances télégraphiques. Il a donc fallu trouver un nouveau dispositif permettant d'éviter te"*^ perte d'électricité dans le soL Cette nouvelle combir^'

i, Uc î IV T* I i m ri n C| À n mt h's Irjcfjraph iques j 1 iBÛ.

COMMUNICATIONS INTERURDAINEï^ 381J

consiste à introduire un condensateur entre le tcléphane r<!cepteur et le fil de li^ne. Ce conden.sateur que l'on appelle condens^ieur-sèpRrateuv a une faible capacité (1/2 micro farad); une do ses armatures e.st réunie au fil do ligne, l'autre à un dos cordons du téléphone récepteur, le second cordon étant à la terre.

En résumé, les installations pourvues du système Van Rys.selberglie comprennent, comme le montre hi figure 373 : 1^ un ('^lectro-ainuxnt entre la pile et le uianipulateur; 2* un autre électro-aimant entre le mani|nilateur et la lign<*; a* un condensateur-graduateur entre le manipulateur et le second élei-tro-aimant; 4" un condensateur-séparateur entre la ligne et le récepteur téléphonique.

Lcî^ deux postes correspondant^^ sont inj^tallés de la même manière.

Lorsque la ligne comporte deux conducteurs, cliacun d'eux est armé comme nous venons tie l'intliqu(T, maiï< le téléphone récepteur, au lieu de communiquer avec la terre, est réuni au condensateur disposé sur le Ml de retour.

D'ailleurs, tous le^ fils qui suivent le même parcours que les fils téléphoniques sont armés de la même façon.

Ainsi, l'économie du système \'aii Rysselhcrghe consiste à installer les postes téléphoniques sur des liU télégraphiques déjà existants qui continuent à servir aux relations télégraphiques p Ces ru s sont préalahlement armés, nin^ï cjue les fîls voinins, d'un dls[)Ositif spécial évitant que Texpieitatt^m des télégra]>hes puisse nuire aux téléphones et réciproquement.

Sur la ligne téléphonique de Paris a Reims installée avec le système \'an RysselbtTglie, on utilise, quatre conducteurs téléfîrraphiques, formant deux circuits téléphoniques a double

D abord souterrains pendant la traversée de Paris, ces conducteurs deviennent aériens et sont alors constitués par des tîls de fer galvanisé de 4 millimètres de diamètre, un seul a 3 millimètres; une petite section de câble sert ;\ la traversée d*un tunnel; enfin, de la gare de Reims au bureau central^ la ligne est en iil de bronze de 2 millimètres. L'ensemble do la ligne a un développement de Itï4 kilomètres.

Les électro- aimants gradua leur s ont une résistance de ïO ohms; lorsque les lignes télégraphiques sont desservies \r des appareils Morse, on emploi** deux de ces éleetromants; lorsqu'on fait usage du Hughes, on en ajoute un ùisième, de 230 ohms seulement» placé sur la dérivation à la

terre. Dans cch olectro^aimanta • le fll est enroulé sur un noyau de fer pliûn de Ta miliimL^res de long et 14 millimétrés de diamotre; la partie sur ïaquoUo se fait l'enroulemeot est longue de 55 millim^'^tres; deux joues en fer de 13 millimètres d'épaisseur, re rouvrant de*= jouos en bois, laissent afileurer vers Textùrieur les extrcmites du noyau plein; un rylindre creux en for de même épaisseur à peu près leâ rejoint et rrt'uuvre l'ensemble ipii ofTro Taspect d'un cylindre plein de 40 millimètres de dianièlro. On voit que la masse de fer e^l considérable et que le circuit mutjfnétique est fermé '- »

Les condensatcairs sont ri'U fermés dans des boites en fonte et noyés tlans la puranim'. On place généralement dans la même boîte Télectro -aimant de ligne et le condensateur; cet ensemble prend le nom â'^nli-inducteur. On lui atljoint un paratonnerre îï lame d'air, dans lequel les deux plaques métalliques sont séparées par de minces feuilles de papier paralTine, que Ton découpe :i rcmporte-piéee, et < pli laissent passer entre les deux jdaques uue petite eouehc d'air.

Les électro-aimants graduateurs interposés entre la pile, la terre et les appareils sont installés dans les bureaux, mais les anii-inducleurs léleetro-atmanÈ et condensateurs) sont répartis sur dilTérents points de la ligne, notamment aux points où un eonducteur porté sur les mêmes a]>puis que la ligne téléphonique abandonne eelle-ci, et aussi aux points île raccordement des trourons urbains avec la ligue de pleine voie.

Ainsi que nous l'avons diÈ^ les appareils téléphoniques sont îstilés do la ligne par des coiuleusateurs-séparateurs, « Les lils des circuits télé^iTÎioniques aboutissent â une des armatures d'un condensateur, l'autre armature étaïU mise en conmiunication avec Ic^ coiuiucteur télégraphique. Cette dernière jonctidU a lieu, par rap]>i>rt à rélectro-aimant de ligne, du cùté du poste eorrespouilant i c'est là une précaution indispensable et à l'observation de la([uelle on est imnn'diatenient rappelé en eus irtuildi, la conversation devenant impossible dès que les iiilt^rlucuteurs sont séparés par un électro-aimant, graduateur -, »

Les condensateurs^sé'parateurs, munis de paratonnerres, imt une eapîïcilé de i/2 mierofarad-

L ind<qiendaneo des circuits télégraphiques est assurée par les condensateurs-séq>arateurs; il s agit de boucler le cî»^^""*^

2, Uo [;\ Tiiuïirihc '^tit'- Kit.'.

co^niumcATioNS iXTERraruiNEs

ti51éphoTiiquc; on y parvient avec do nouvelles bobines auxquelles on a donnt^ le nom de translateurs phoniques. Ces bobines se composent de trois eircnits. Sur les bobines creuses A^ A^ (pg^ ^70) sont enroulés les deux proiniers circaits; chacun rreux communique avec Farmature d'un condensateur-séparateur, les deux circuits ont une terre commune T. A l'intérieur den deux bobine^î creuses eir^t placée une troisième bobine B B dont l'enroulement est fermé sur le téléphone t. L'installation est la même dans les deux postes téléphoniques. On voit que le circuit ù double lil, afTecté au service téléphonique, forme un vaste rectanirle dont les deux [îls de liçrne représentent les errands côtés et les translateurs les

V\:i. 370. — » TPîim^lalour phonirfuOH

petits côtés; les condensateurs-séparateurs sont plact'^s aux angles.

Le circuit des téléphones est purement local ; les courants développés par les vibrations de la mcmbran^î traversent la bobine B B et induisent dans les bobines A, A, d^autres courants qui chart^ent les condensateurs (', C^ ; ces condensateurs se déchargent sur la double liLnie, et l'elTet in verso se produit à la station d'arrivée où les courants cl i argent les condensateurs C\ C\ i[ui se dét^harGrent à travers les bobines A\ A',, réagissant elles-nirmes sur la bobine IV B' dont le circuit est ferme sur le téléphone t.

Depuis les premières installations ciu système Van lîysseb berghe, les bolunes translatrices ont été modifiées plusieurs l'ois; on a procédé par tâtonncmentSj et nous ne croyons pas qu'il Y ait encore de type bien arrêté, AprEL PHONIQUE- — Les appels entre les postes centraux ne *uvent avoir lieu par les procédés ordinaires, puisque les léphoncs sont séparés de la ligne principale par des con (lenteurs; ne le fussent-ils pas, l'emploi de piles et de sonneries

39» Tl-LÉPHONIE PRATigiK

ins^tallées comme elles le sont habituellement troublerait à chaque instant l(js transmissions télégraphiques. Il a fallu imag^iner un relain sans effet sur les appareils télégraphjques et agissant efficacement sur les téléphones à travers les condensateurs. L'idée de ce relais, connu sous le nom J'appei phonique, est due à M. 8ieur,

C'est un boitier do récepteur Sieur (Jig. 371) sur la membrane duquel repose la pointe d*nn levier AB convenablcmenl équilibré.

Pfg- 3Tl. — Apjifll phoiii+[u^.

Le levier A B est suspendu entre les pointes des vis a a' sur lesquelles il pivote librement; les vis bb* servent à régler sa siensibilité.

Les bornes L, L' communiquent a\'ec les deux extrémités du lil de la bobine du récepteur, renfermée dans le boitier; la borne S est reliée à la chape qui supporte le levier A B, la borne S* à la jTlaque vibrante par 1 interméJiaire du boitier, A rextérieur^ L U reçoivent les deux fils de ligne, S S' les deux 111 s d'une sonnerie à trembleur dans le circuit de laquelle intercalée en permanence une pîle locale^ comme le moi. la ligure 372.

L'appel phonicpie étant placé verticalement, la pointe

COMMCNrCATIONS INTERURBAIXES

levtcr Ali reste appuy(.?e par son propre poids sur la plaque vibrante du récepteur. Il en résulte une dérivation sans résistance à travers laquelle circule la plus L^rande partie du courant dû la pile locale P; la iVaction tle ce courant qui traverse encore les bobine?^ de la sonnerie à trembleur 8 est insudi- Bante pour la faire fonctionner; mais si la membrane téléphonique est mise on vibration par des courants i^cnétrant par les bornes L L\ le contact entre la plaque vibrante et le levier A B est altéré; la résistance est notablement augmentée en

ce point et la majeure Flg. 373. — In&taUaUon de l'appel phoiiii|ua.

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