Les circuits a^ b {fig. 37o) sont relies aux doux lils
Liane f
L la ne 9
Tél^ph^nç^^ Teié^rdfhc H^^\ ^
Ti^, 3TË. — lafitall&tii>n du gyâtùme P. Picard sur une llgno continue»
de li^ne et au poste télégrajihtque. Ainsi, si on se reporte à la figure 374, la borne A sera réunie à la ligne n^' \. la borne B à la liï^^ne n" 2 ot la borne E au massif du manipulateur du poste télégraphique. Los circuits bouclés c, d sont en communication uvtH! !e circuit set^oudaire du poste télépîionique; en d'autres termes, les bornes G et D de la bobine [fig. 374) sont en relation avec les bornes Hf/ne du poste micro- téléphonique, Vav suite de cet arraugcmont, tes conducteurs a^ h sont interposés sur la ligne bouclée en 0; les conducteurs c, d appartiennent au circuit téléphonique local, Examinons les diderents cas qui peuvent se présenter, soit le le poste télégraphique transmette ou reçoive, soit que Ton œlo ou que l'on écoute à la station téléphonique, ^» — Le poste télégraphique transmet : les courants émis tr ce poste arrivent en 0 et se bUurquent sur les deux lignes
bouclées en passant par h et par a: mais ces courants <:pji vofU circuler sur les lig-nes i et 2, dans le même seas et par fraction^ t'gales, parcourent en sens inversées les conducteurs a et b du transformateur; ces courants exercent des actions inductrices upposées et égales qui s'annulent et n'influencent pas les conducteurs c» d affeclés au circuit local télcphonique.
Donc, le téléphone ne saurait être influence parles coiu'ants télégraphiques de départ.
h. — Le poste télégraphique reçoit : les courants arrivant par IcM lignes 1 et â sont égaux et de même sens; il?î traversent h^s conducteurs a, b en sens inverse et se réunissent en 0 pour actioimcr le poste tclegraphique*
Comme dans le cas précédent, l'induction de a 6 sur c d est nulle.
Donc, le téléphone ne saurait être influencé parles courants télégraphiques d^arrivée.
r- ^- Le poste téléphonique transmet : Lorsque le poste téléphonique transmet, los courants induits provoqués dan^i le circuit c de la bobine d'induction par les vibrations inicri> phoniques, traversent dans le niêuie sens les circuits c, d du transformateur diflërentiel ; ils indui^^ent dans les conducteurs ii, a et dans les lignes i et i de nouveaux courants qui vont actionner le poste téléphonique récepteur. Ces courants, d'ailleurs, en raison de leur faible énergie, ne sauraient înipre»* .sionner les stations télégraphiques.
Donc, le poste téléphonique peut transmettre sans que le poste télégraphique soit influencé.
d. — Le poste téléphonique reçoit : A la station d'arrivée, les courants induits circulent dans le même sens à travers a et b; ils induisent de nouveaux courants dans le circuit c, d^e, qui contient les récepteurs téléphoniques, et ces derniers fonctionnent.
11 est clair que, pas plus que dans le cas précédent, le poste télégraphique n est influencé.
Donc, le po>te téléphonique peut recevoir sans déranger le poste téh' graphique.
Ainsît dans le cas r[ue nous venons d'étudier, les lignes i et 3 forment une ligne à double lil pour le service téléphonique?; pour le service telégrapliique ils constituent une ligne à deux conducteurs parallèles et assembles en quantité,
IL — La ligne téléphonique est continue, lu ligne téle^ pliique est coupée à un poste intermédiaire, soient deux poi extrêmes A. U et un poste intermédiaire C, Deux apparu
COMMUNICATIONS INTKnURBÂIXES
télégraphiques sont installés en C et correspondent Tim avec A, Tautre avec B. Dans cluique direction la ligne est fùrmôe par deux conducteurs parallèles, comme dans Iv^ circuits téléphoniques à double fîl. L'installation des postes extrêmes A, B est celle que représente la figure 375. Au poste intermédiaire C sont disposées deux cabines ou doux postes téléphoniques et deux transformateurs différentiels [fig. 376). En résumé, on se trouve en présence, au bureau intermédiaire, de deux postes juxtaposés, tels que celui que nous avons décrit plus haut {§ I). Cependant, un jeu de commutateurs 0 O' permet de mettre
Fig. 376. — Inat^&CiQq du ay Externe P. Picard âur une lii^uo tëiépboQique continue et une ligne tétégraphîque aectionaée-
hors circuit les deux eabînes ou les deux postes téléphoniques, de façon à mettre en relation téléphonique directe les stations A et B, En se reportant a ce que nous avons dit précédemment, on comprend facilement comment les transformateurs fonctionnent.
De Tensemble de ces dispositions il résulte que les combinaisons suivantes peuvent être réalisées :
I Circuit télégraphique : A avec C, B avec C; I Circuit téléphoaique : A avec C, B avec G; ( Circuit télégraphique : A avec C\ B avec C; I Circuit tétépliouique : A avec B.
III. — La ligne téléiïhunLque est scindée, la ligne télégraphique est continue.
393 TÉLÉ PilONlE PRATIQUE
Cotte troisième manir^re d'envisager les choses a ronduU M. Picard à réaliser une ï^ohitiort très êlt^ crante tîe la question.
Comme dans le cas précèdent on emploie deux transformateurs dJITérentiels [fig. 377). « Les lignes, au Uvu d'être bourlées de ehaquc côte à la station intermédiaire C, la traversent sans solution de continuité, ou plutôt sont reliées une à ime à leur sortie des transformateurs; mais, entre ceux-ci, elles sont réunies par un conducteur 0 0 j sans résistance appréciable, aucfuel l'inventeur a donné le nom de pont tèicphonique, •
« Ce pont téléphonique ne peut en rieji modifier hi condition de la ligne télégraphique puisrjue celle-ci comprend les deux
Tftt
f Çp L-WVWAAAVmWVWV^
— ^v.\vm/w//fr^^^
TffS
A^WrtV^
.>VtVV.VA',»V.V.
1 ^VWiATVW^V,'
Fjg, 3". — lu-'*uilaiiuû du >yï-tùme P. Pic.irJ siiir une îîiLjnc ltlc|fra|iliî*iac coâïinae ot une ligue tûlôphoniqu*? sectionnée.
conducteurs parallèlcsj assembles en quantité; mais il n'en est pas de même pour les deux licrncs téléphoniques qui doivent être constituées, à droite et à gauche^ par les deux conducteurs bouclés. C'est précisément le pont 0 0' qui fait TolTtce de boucle commune. Cette jonction, formant un couT't circuit, sert de passage aux courants tel épi ioniques de A vers G et de B vers C, ou inversement, sans que ces courants puissent s'influencer rccipro(juement eu raison de la résistance pratiquement nulle du pont qulls ont a pan^ourir. Il est donc possible, comme dans le cas précédent, de téléphoner simultancmcat de la station intermédiaire C avec chacune des stations extrêmes A et B, sans que les conversations .^e mélanger « Pour établir la communication directe de A en B, il suffi supprimer le pont 0 0' et, à Paide des cou joncteurs f ei "^
COMMUNICATIONS INTERURBAINES 309
mettre hors circuit la rèsiîitancc dc^ deux trani^formalcurs pour laisser à ia ^oix toute son intensité '. n
Le système Picartl est installé sur la ligne Paris-Troyes où il donne do bons résultats; on est en train Ue Tinstaller sur d'autres réseaux et il est probable que son emploi se généralisera si, comme il y a HtiU de le prévoir, les essais continuent à être satisfaisants.
Dispositif d'appel P, Picard, — La système d'appel phoiii<iue de M. Sieur u été l'objet de plusieurs modifications, notamment lorsqu'on a substitué a la sonnerie un annonciateur ordinaire dont le volet lombe au moment de l'appel.
On songea alors ù faire usa^^e pour Tannonciateur do bobines dilTérentielles qu'il esl toujours facile de substituer aux bobines û enroulemenï unique. Cette combinaison , qui a été adoptée, est rcprésonlée par la iigure ^78.
De ehaquo pùle de la pile partent deux iils qui s enroulent en sens inverse sur les bobines de l'annonciateur. L'un do ces fils est relié directement A la bobine, T antre passe par la plaque vibrante et le marteau de l'appel phonique.
Les deux circuits sont d'égale résistance, et des courants de sens contraire les traversent continuellement lorsque Tappareil est au repos; ces courants sont par ciniséqui*nt sans effets sur les noyaux de rannonciateur dont Tarmature nï*st pas attirée.
Lorsque Tappcl phonique entre enjeu, le circuit qui contient la plaque vibrante devient, par intermittenci^s, plus résistai it que Tautre; laetion de ce dernier sur les noyaux de rannonciateur devient prédominante» les noyaux s*aimantent, attirent rarniature, et le volet tombe.
Pour rinstallatiun entre Arcachon et Bordeaux do son ième de communications simultanées téléphoniqucg et
œJ i^tf
fil
Kiif. 37B. ^ ï\yi?tPine trîiiipe! l\ l*it:ard avec an tion dateur dinfércntîdp
.. Midmui, VEhctnâen, n* 3^ du 30 auiU ISSïI, puy^c 147.
télégraphiques, M. P. Picard a récemment imaginé une combinaison fort ingénieuse qui donne des résultats aussi satisfaisants que la précédente et qui a l'avantage de ne nécessiter aucun organe nouveau, pas même une bobine différentielle. Ce dispositif s'adapte indifféremment à une sonnerie ou à un annonciateur, comme on le voit dans les ligures 379 et 380.
Dans la figure 379, Tun des pôles de la pile est relié au fil de jonction des deux bobines de Tannonciateur; l'autre pôle est réuni directement à la sortie de la bobine de droite, et indirectement à la sortie de la bobine de gauche par l'intermédiaire de la plaque vibrante et du marteau de l'appel phonique. Quand le système est au repos, le courant circule par fractions égales
-ÛQ
HM'I'f-
Fig. 379. — Système d'appel P. Picuid avec un annonciateur.
Fiif. 380.
— Système d'apix?! P. Picard avec une sonnerie.
on sens contraire dans les deux bobines; il n'en résulte aucune aimantation et Télectro-aimant reste sans effet sur rarmature. Si l'appel phonique vibre, l'équilibre est rompu, l'action de la bobine de droite devient prépondérante, l'armature est attirée et le volet tombe.
Dans la figure 380 l'un des pôles de la pile est relié au fil de jonction des bobines de la sonnerie; l'autre pôle correspond, par l'appel phonique, à la sortie de la bobine inférieure, et ai à la vis de réglage de la sonnerie, à l'armature et à la sortie la bobine supérieure.
COMMUN [GATIONS INTKRUUDAINES
Hii voit que, dans re [:ircuil, il existe deux trojnbleurs, l'un constitué par l'appel plioniqiie, l'autre par la sonnerie.
Le .système étant en repos, Tarmatitre de la sonnerie est attirée par la bobine inférieure; le eireutt de la bobine ^^upérieure est alors ouvert entre le ressort d'armature et la vis de réglaijfc. Sï Tappcl plionîque vibre, le courant est interrompu dans ce cireuit autant de fois que le marteau de Tappel pliotiique abandonne sa plaqutî vibrante. Dés la première interruption ^ l'armature de la sonnerie cesse d'être attirée et fermn le circuit d*^ la bobine supérieure par la vis de réylai^'e et le ressort d'armature et^ dès lors, elle fonctionne comme toutct^ les trembleuscs sous l'action de la bobine f^upericure seule.
Cette solution est à la fois simple et ingétiieu^e*
DÉRANGEMENTS
Déra.ngemenls. — Vérification d'un pou le. -^ Dérangera eut s de lignes. — D£^ran»^ments dans les i>Dbtes d*ab(jnn<?is. — Dérangements dans les postes centrauîL.
Dérangements. — Lcïa doraiigcraeiits cfui peuvent afTectcr les réseaux ttilêplio niques forment deux eatégorks bien distinctes : dérang emB7its de lignes^ dérangements de postes.
Lorsqu'une perturbation se produit, le premier soin des a^enty de Tadministration des Postes et des Ték'graplies doit être de la locaiiser, U s'agit tout d'abord de savoir si on a alTaire à un dérangement de ligne ou à un dérangement de poste. La vériiication des poster permet d'atteindre aisément ec but; c'est par là qu'il laut commencer. L'opération ne pré- ><entc pas de difficulté et est exécutée rapidement lorsqu'il s*agît lie postes de l'État reliés directement soit par des lignes auxiliaires, si Ton opère sur un réseau urbain, soit par les fils du réseau dans le cas de communications interurbaines. Les deux bureaux en relation sont vérifiés avec soin et, de cette vérillcatiun, on conclut que le dérangement est sur la ligne ou à Fintérieur du bureau*
Lorsque le défaut se produit entre un poste central et un poste d'abonné on ne peut plus le localiser aussi rapidement; il n'est pas possible » en elïet, d'exiger des abonnée une connaissance parfaite des appareils, ni de leur imposer la tâcbe de vérifier leur poste. Le poste central s'assure que le dérangement n'est pas chez lui, mais il ne saurait aflirmer que la ligne est en mauvais état ou que le poste de Tabonné est défectueux; il faut pour cela envoyer un agent au domicile l'abonné. Cet agent procède à la vérification du poste e^ répare au besoin.
DÉRANGEMENTS 403
Vérlûcation d'un poste. — Pour vérifier un poste ^ et nous entendons ici par posto Ten^^emble du transmetteur, des récepteurs, de la sonnerie et des piles, pcmr vérUier un poste, on eommence par l'isoler de la ligne; à cet efTet, on détache des bornes ligne lu fil do ligne et le fil de terre ou le fîl de retour suivant que la ligne est à simple ou h tlouble eonducleur.
Los récepteurs restant au crochet, on attache à la borne L de î^auche un fil dï-ssai et, avec rextrémité libre de ce fd, on touche le plot do travail de la clé d'appel ; si la sonnerie fonctionne on en conclut (jue le circuit d'apjiel est en bon *^tat. Si la jîïonnerie ne lonctionnc pas, on détache le fil qui la réunit a la borne S do droite tin transmetteur et, avee le bout de ce fil, on touche le plot de travail de la clé ii'a[)pch Pendant cette nouvelle expérience, la sonnerie fonctionne ou ne fonctionne pas ; si la sonnerie fonctionne, la partie du circuit comprise entre la borne L lîe gauche et la borne S de droite est interrompue quelque part. Co dérangement peut provenir de l*oxydation des bornes, de la rupture d'un conducteurj du mauvai^^ fonctionnement des paillettes^ d"nn contact défectueux ilc la clé d'appel, Sila sonnerie ne fonctionne pas, le dérangement a Kon siège dans la sonnerie elle-même ou dans la pile d'appeh
Pour vérifier les circuits de transmission t*t do réception, on relie les deux bornes Ihjne {groupe do gauche] par un lîl cotiducteur. On décroche le récepteur suspendu au levier-commutateur et on le porte à l'oreille, puis, avec la uiain libre, on frappe sur la planchette microphoniquo de petits coups qui doivent être nettement perçus dans le récepteur. On peut égalenicnt placer une montre sur la planrbette et en (k!0uter le bruit en apiïlîquant les deux récepteurs sur les oreilles, f^i le poste est défectueux les téléphones restent muets.
Dans ce cas, le mauvais fonctionnement du poste peut être attribué à plusieurs causes ;
« 1* Dérangement dans la pile du microphone ou dans les fils qui relient celle-ci aux bornes de l'apparciL On vèrilie !a pile au tnoyen d'un galvanomètre et, le plus souvent, à simple vue, j>
On peut aussi employer !c conirôicur de piles que nous avons décrit [page C4;.
V Interruption dans le circuit suivant que l'on peut suivre Jement à la vue ; de la première borne inférieure à gauche Tappareil à rentrée du 111 intlucteur de la bobine d'induc-
■n; de \i\ sortie du fîl inducteur aux charbons ilu microphone;
404 TÉLÉPHONIE J'RATigUE
contacts de ces cliarboiis; <le la sortie des charbons aux coth tartis du commutateur automatique ; de ces derniers eontactsi a la deuxième borne inférieure a gauche de l*appareiL *
w 3" Interruption des fils de eonimunication ou défecluositô des contacts dans la section suivante du circuit que 1 on peut facilement suivre à la vue : fiX de la borne au commutateur automatique: contact de celui-ci avec le bloc correspondant à rentrée du lîl induit de la bobine d'induction; Hl reliant la sortie du lil induit a l'entrée des téléphones; lits reliant les deux téléphones ; lil reliant la borne T à la sortie des téléphones, jï
'< 4" Interruption nu dérangement dans les téléphones- on vérilîc ceux-ci en faisant passer sueeessivemcnt dans chacun tleux le courant d'une pile ; pour cela, il faut enlever les vis qui retiennent leurs cordons sur rappan'îl. Si les téléphones sont bons ils doivent rendre, sous linfluence du courant et do sa rupture, un son assez puissant pour être entendu à une distance d*au moins \ mètre de Toreille. Si ce son n'est pa-^ perceptible, les télépliones sont iiéfeetueux. n
tt 3* Déranirement dans la bobine d induction : tm la vérifie en s*assurant, au moyeik d'une jdîc et d'un galvtinoniètrC; (pi aucun des deux {ils n'est interrompu et qu'il ny a aucune dérivation de l'un a l'autre *. n
Dans les postes centraux, bien plus encm'c ipie dans les postes d*abonné*s, lu vériticatiou du i>oste n'implique pas que le itérant^ement est sur h% ligne ou chez le correspondant; U faut encore, avant de conclure, s'assurer que les comraunicalions intérieures et les appareils accessoires iju elles desservent sont en bon état, Cest une opération souvent assez délicate qui nécessite une connaissaïue approfondie des différents instruments employés dans les bureaux.
Dérangements de lien^es. -- Il y a lieu de distinguer les déranirements des lignes à simple lil et les déranirements des lig-ncs à double fil. A quelque eatéirnrie qu'ils appartiennent, ces dérangements forment trois classes : Isolements ^ partes à hi îerrc^ mélanges.
Hur les Itirues à 111 unique. Ic^ mélanges ne simt à craintlre que si la ligne dérangée a un parcours 4-0 m mu n avec un autrt.' conducteur. Cependant, une terre défectueuse à un poste terminal auquel aboutissent plusieurs lignes, peut faire cî*t"*irr
î. ï^k'Ur, Etude sur ia Tûlcfthofiie. ^ Annttles télégraphiques. 3* srrti*, .
DEIIANGLMENTS
Aor.
ù, un mélajige. En réalité, les fils sont «n quelque sorÈe bout à bout par suite do lîi suppression partielle ou totale de la prise de terre. Dans ce cas, en effet, la conductibilité des deux lils devant se décharger dans le sol, est souvent supérieure à celle lie la prise de terre défectueuse, et le cijurant se transporte do l'un à l'autre comm*' s'ils ne formaient qu\ui conducteur continu. Le téléphone récepteur est impuissant à dévoiler la présence d'un inélanere. En efft^t, la parole peut passer d'une ligne sur une autre par induction, sans qu'il existe la moindre trace de mélange. On ne peut donc aflirmor que doux conducteurs sont en contact sur un point de la ligne, que si la sonnerie do l'un d<'S conducteurs est actionnée par les appels d'un autre*
En général, dans les dérangements ilo ligne, à simple ou à d^ïuble ni, il ne faut pas se Jier aux indications fournies par les récepteurs léléphonif[ues qui, dans beaucouj) de cas, peuvent induire en erreur. Il convient de vérilîer les lignes, comme on \<y l'ait en télégraphie, à Taide de la pile et tlu galvanomètre.
Dérangements dans les postes d'abonnés. — Nous ne pouvons ici qu'envisager les causes principales des déraiïgements qui se produisent dans les postes d'abonnés. Etant doimée la diversité des locaux dans lesquels sont installés ces postes, on ne peut guère s'en tenir qu'aux généralités et laisser de côté les rares dérangements que des circonstances imprévues sont susceptibles do provoquer- Dans les transmetteurs, les bornes ou les vis peuvent être desserrées. Le bouton d\^ppel ou la clé d'appel peuvent fonctionner irrégulièrement par suite d'un ressort ou trop dur ou trop mou, ou bien encore d*un contact malpropre. Le commutateur peut être dé^fectueux, soit que le ressort antagoniste se soit alTaibti et n'agisse plus assf^z enîcacement, soit encore que les paillettes donnent un mauvais contact avec la masse métallique du levier. La planchette vibrante peut être cassée; un violent ccuip de soleil peut produire ce dérangement» Un ou plusieurs charbons du microphone peuvent tomber accidentellement; cela provient généralement iTun choc violent.
Les récepteurs donnent lieu à des dérangements moins nombreux. Si 1 abonné oublie, après une conversation, do mettre les récepteurs au crochet, la ligne reste isolée do sonnerie et les appels ne sont plus entendus. Ce n*est que ir extension qu'on peut donner le nom de dérangement à nte négligence, malheureusement trop fréquente. Les réeep-
teurs peuvent se dérégler, avoir leurs cordons défectueux, leur plaque vibrante emboutie, le fil des bobines brisé, etc.
Pour tous ces dérangementSj comme pour ceux des transmetteurs, le remède est tout indiqué, dès que 3a nature du mal est connue.
Les appareils accessoires tels que relais, sonneries ^ relais Ducousso, tableaux annonciateurs se dérèglent parfois; ce sont généralement là les seuls dérangements qui leur soient imputables.
Quant aux piles, un vase fêlé qui laisse écouler le liquide en tout ou en partie, une borne desserrée qui interrompt la communication ou la rend défectueuse, une tête de charbon oxydée qui augmente la résistance intérieure^ sont autant de faits qui, joints à un épuisement prématuré, sont de nature à produire un fonctionnement irrégulier dans les postes d*abonncs, soit que leurs appels ne soient plus perçus par le poste contrai, soit que le microphone se trouve paralysé- Le renouvellement fréquent des piles chez les abonnés e:^t le plus sûr garant de leur bon fonctionnement. Les conduc- -teurs eux-mêmes no sont pas à Tabri des avaries; les fils peuvent être croisés, mêlés, détachés ou rompus. Les dérangements de cette nature rentrent pour la plupart dans la catégorie de ceux que nous avons signalés à propos des transmetteurs et des récepteurs» et, a part quelques cas tout à fait exceptionnels, il est rare qu'un conducteur soit rompu autre part que dans le voisinage d'une borne d'attache.
Dérangements dans les postes centraux. — Si nous eu exceptons les transmetteurs et les récepteurs défectueux qui peuvent toujours être remplacés instantanément, lea dérangements dans les postes centraux ne portent guère que isur les annonciateurs, les conjoncteurs et les cordons.
Dans les annonciateurs, le ressort do Tarmature se dérèglt? quelquefois; pour remettre les choses en état, il sullit de manœuvrer la vis qui commande ce ressort,
La partie du volet qui s'engage sous le crochet de rarmatiirc est en acier; c'est une petite pièce rapportée qui, à la longue, et par suite d'une soudure défectueuse, peut se détacher; il n'est plus possible alors de relever le volet. Dans ce cas, il convient de mettre un volet neuf à la place de celui qui est défectueux et qui, d'ailleurs, se repare très facilement.
Dans les jack-knives, le principal dérangement portt le ressort qui établit la communication avec lannoncia Si ce ressort vient à être faussé, il ne s'applique plus p
DÉRANGEMENTS
goupille reliée aux bobines de rannonciateurj mt^mo lorsque la fiche est enlev('*e du conjoncteur; il en résulte que rannoncinteur reste en dehors du circuit et que les appels ne Kont plus perçus. De temps à autre, les téléphonistes vérifient aveti le doi^t si le ressort touche bien la goupille de contact. Oèîî qu\m jack-knive est reconnu défectueux sous ce rapport» le ressort doit être remplacé.
Ce dérangement provient souvent de ce que les téléphonistes accrochent accidentellement le ressort avec la pointe de la fifhej au moment ou elles veulent Tintroduire dans le jackknîve* Dans les conjoncteurs de construc'tion récente» on a paré à cette cause de dérangement en faisant déborder, audessus du ressort à protéger, la masse métallique dans laquelle sont percés les gros trous du jack-knive.
Dans les cordons et dans les fiches, les conducteurs peuvent être croisés ou bien se toucher, un des conducteurs peut être rompu» D'antre part, les parties flexibles de la Hehe qui font ressort peuvent manquer d'élasticité et ne plus donner un bon contact; un outil spécial permet de ramener ces pièces à leur pûsition normale.
Les tableaux multiples dont sont pourvus certains grands grands bureaux nécessitent des soins d'entretien de tous tes jours, afin de prévenir les dérangements. Sur ces tableaux, le nombre des jacks généraux est considérable, et beaucoup d'entre eux ne sont utilisés qu'à d'assez rares intervalles; les pièces de contart peuvent se recouvrir de pous?iière ou s'oxyder; il est nécessaire de les nettoyer fréquemment. On a fabriqué pour cela des instruments spéciaux ayant à peu près la même forme que les fiches. Ce sont, en quelrpie sorte, de petites curettes que Ton introduit dans les ronjoncteurs pour nettoyer les surfaces de contact*
xvri
Période de 1&79 â \BH — Période de 1881 à I88y. — Reprise des réseaux lélépljoniqaey par l'Eiat- — Régime aotueL — Siuiatioa du réseâii téléphoûique franoaiii an 31 décemhre 1891. — Circuits léléphoniques en service lu 31 décembre 1891.
Période de 1879 à 1884. — Dès le début de la téléphonie en FraiiCG, la question we po^ji, pour l'État, de décider siL était ^ pour lui, plus avantaireux de renommer au bénéfice de b loi du ^D aoviunbj'f* 1850 sur le:4 cori^espondance^ télégrapluquefi, et de laisser ainsi, à Tindustrie privée, l'usa!?e, la respon* habilité <n rcxploLtation des installations téléphoniques, quf de s'appuyer sur cette loi pour prendre â sa charge le téléphone et se-s applications, et pour reveniUquer le monopole. L'atlniinlstration des Postes et des Téléy^raphes, considérant rimportanre des dépenses a engager, réventualité des risques à courir, prit le parti de laisser faire ii d*autres les premiers essais, saul'â pi^olîter, en temps utile, de l'expérience acquise, et à intervenir au moment opportun.
Des concessions furent donc accortlées, et plusieurs Socictéîi se cou juti tuèrent pour exploiter le réseau de Paris. Elles se fusionnèrent bientut en une seule ^ sous le nom de Sociéié générale des Téléphones, qui fut autorisée à fom^tionner pendant cinq années, sous réserve de se conformer aux clauses et conditions d*un cahier des charges élaboré en 1879* L'État, qui ne s'engageait point, se réservait le droit de controlCj le droit d*accorder de nouvelles concessions et, point capital, la faculté de racheter, à son gré, le matériel, à Texpi ration de la concession*
Le taux des abonnements, fixé par la Société à *iOO fra pour Paris et à iÔO francs pour la province, fut agréé pat ministre* La Société encaissait^ mais versait à Fl^tat 10 p
LKGISLATR)?^ ET DOCUMENTS ADM[NIST!UTIFS 409
tCO sur ley recettes brutes. Le réseau, d'ailleur.s, était construit vt entretenu par les agents de 1 adiuinistration <,^^^^ Pactes et lies Tt^legraphey.
Concurremment avec la Sociute, TKtat résolut tlt> fuirr des Cîisaiâ d'exploitation directe^ vn erèant .suuecssivemeut dilTerenU reseaux urbains; c'est ainsi que Reiins, Roubaix, Tourcoing et plusieurs autres rentres lurent dotes de c'ojnmunîeations téléphoniques, b^ntre tempj^, la Société générale des Téléphones obtenait la concession des réseaux de Lyon^ Marseille, Bordeaux, h^ Havre, Nantes, ete. LT^tat, comme on le voit, abandonnait â la Société Texploitation en crrand, se rt^^sen^ant seulement les cssaiâ sur les réseaux de moindre importance.
Période de 1S84 à. 1889. — Cependant, le terme do la concession de la Société générale des TéléplH>nes approchait et, avant le 8 septembre 1884, il fallait se prononcer, soit dans le sens d'une exploitation directe par TKtat, soit dans le sens d'une nouvelle concession.
En présence des résultats obtenus quîj i*oiir élre satisfaisants, ne laissaient point que de faire présag-cr certains mécompteSj il «embla encore prématuré de tenter l'exploitât ion directe. Aussi, dés le 18 juillet, un décret instituait-il une Commission chargée d'examiner à l'avance la situation et les capacités financières des personnes ou des Sociétés qui pourraient adresser â l'État des demandes do concession de réseaux téléphoniques. Cette Commission ét^it présidée par ^[> Magnin, gouverneur de la Banque de France. A la même date, un nouveau cahier des chargea déterminait les conditions auxquelles pourraient être autorisés rétablissement et Texploitation do réseaux téléphoniques dans certaines villes.
Aux termes de cet acte administratif, rautorisation rrcxploiter un réseau téléphonique impliquait le droit, pour les permissionnaires, de relier, pour rechange des conversations, chacun des abonnés à Tun des bureaux centraux du réseau, et de le mettre temporairement en communication, par l'intermédiaire de CCS bureaux centraux, soit avec les autres abonnes, soit avec les bureaux téléphoniques publics et les bureaux de lÉtat.
Les permissionnaires ne pouvaient refuser de relier à leurs réseaux un étab lisse n\ent particulier ou une habitation situés ians le périmètre de distribution gratuite des télégrammes de la ville, siège du bureau central.
Lci abonnements collectifs pour des personnes non asso-
410 TÉLÉPHONIE PRATIOtJE
ciées, ou ne coniatituant pas une entreprise commune» n'étaient
pafî admis.
Le^ communications ne pouvaient être demandées et utilisées que par les signataires de l'abonnement, leur?» employés et les porsonneî^ demeurant avec eux; elles devaient être strictement limitées à Tusage particulier des abonnes, et utilisées seulement à partir de leur domicile. Toutefois les cercles et établissements ouverts au public pouvaient ctendro à leurs clients Tusag-e du téléphone (sous certaines conditions).
L'Etat se réservait do faire établir par ses agents les réseaux extérieurs, aux frais exclusifs des permissionnaires qui devaient se pourvoir des autorisations nécessaires auprès des administrations municipales et des propriétaires dont les immeubles auraient â supporter les fils conducteurs.
L'entretien des réseaux était assuré par les soins de l'administration des Postes et dos Télégraphes.
Les permissionnaires restaient chargés de l'introduction des (ils dans l'intérieur des immeubles, ainsi que de linstallation et de l orp:anisation des appareils dans les bureaux et dans les établissements reliés au réseau-
Les tarifs d^bonnement, approuvés par le ministre compétent, étaient établis sur de*^ bases uniformes pour tous les clients de Tentreprise, tout tarif de faveur étant rigoureusement interdit. Toutefois, un tarif réduit était accordé aux établissements publics de TÉtat ou municipaux.
L'exploitation devait être soumise au contrôle de l'État et les permissionnaires avaient à payer, à titro de droit d'usage du téléphone, une annuité de 10 pour !00, sur les^recettes brutes, sans que cette annuité puisse être inférieure à 5000 fr. pour Paris et à 1000 francs pour les autres réseaux.
Les autorisations étaient valables pour cinq années, a partir du 8 septembre 1884^ sauf renouvellement ultérieur.
Il serait sans int^Tct d'énumérer ici les clauses de déchéance, puisque, dans le cours de l'exploitation, le gouvernement n*a pas eu à les appliquer.
Les permisHÎonnaires dos réseaux téléphoniques urbains pouvaient t'tre autorisés h installer il ans les localités suburbaines, nominativement (h* signées, des bureaux centraux eu communicatioti directe avec le réseau urbain par des ligne* de service spéciales. Les lignes reliant les établissements des particuliers aux bureaux centraux suburbains, et ces derni au réseau urbain, étaient établies et entretenues aux conditif tlxées pour les lignes d'intcrût privé.
L'Etat restait propriétaire de toutes les lignes construites en dehors du périmètre do distribution gratuite des télégrammes, le surplus des installations, des lignes et des appareil?* demeurant la propriété des permissionnaires. Ceux-ci pouvaient obtenir Tautorisation ou même être requis par TÉtat de faire relier à leurs frais, par des Hirnes spéciales, leurs bureaux centraux aux bureaux télégraphiques de TÉtat,
8ar la demande des permissionnaires» et en payant un abonnement supplémentaire, approuvé parle ministre compétent, les abonnés pouvaient être autorisés ;
V A déposer et à recevoir leurs télégrammes par téléphone ^
â* A correspondre du réseau d*une viîle au réseau d'une autre ville par Tinterméfliaire des lignes télé^phoniquos établies éventuellement par le scrviee des Postes et des Télégraphes entre les bureaux télégraphiques desdites villes.
Les correspondances entre un réseau principal et ses réseaux suburbains n'étaient pas soumises à l\iho nue ment supplémentaire dont 11 vient d'être question.
Le cahier des charges qui nous occupe prévoyait la création de postes téléphoniques publics reliés aux bureaux centraux et installés sur diîTérents points. Les personnes placées dans ces cîibines pouvaient correspondre, soit avec les abonnés du réseau j soit avec des personnes placées dans d'autres bureaux publics.
Le nombre des cabines publiques de Paris était provisoirement fixé à cinquante-
Le gouvernement se réservait la faculté de raclieter, à toute époque, les droits résultant de l'autorisation accordée et le matériel de Tentrepriso, moyennant une indemnité arrêtée d'un commun accord et, à défaut, à dire d'experts,
11 était interdit au permissionnaire d employer des lils de ses réseaux à tous autres usages qu** ceux auxquels il était formellement autorisé.
Enfin, tous les agents employés dans les bureaux téléphoniques centraux ou publics devaient être français et étaient soumis au serment prolessionncl, flans les conditions imposées aux agents auxiliaires des Postes et des Télégraphes, Les permissionnaires devaient également être français.
C'est dans ces conditions que fut renouvelé, pour cinq années, le contrat passé avec la Société générale des Télé* '^hones,
Le décret du 31 décembre IftS-i réglemeiUa les perceptiona à :ffectuer pour l'entrée dans les cabines téléphoniques publi-
ques. La taxe fut fixée à 50 ceiUimes pour Pnris et à 3:* rentimes pour toutes les autre^^î localitt*"s de France, d'Algérie et de Tunisie.
Pour les conversationr? de vîUc â ville, la taxe a eu- tarifée à 1 franc par 5 minutes, lorsque la distance est iiilÏTleure k 100 kilomètres; toutefois, eetle taxe peut être réduite à .jO centimes si les deux villes, entre lesqueHe.s s'échange la conversation, ont été classées euinm** faisant partie d un seul el même groupe téléplionique.
Un peu plus tard, vei's le milieu de iR8û (28 juilleti, les abonnés aux réseaux li-léphuniques ex|>loités par l'indutïtrie privée furent autorisés îx correspondre par Tintermédiaire des cabines téléphoniques [juhliques, dans les limites de chaque réseau urbain, moyennant un abonnement lixé à 40 francs par an pour Paris, et à 3fl francs pour les départements;. Ces abonnements sont souscrits dani^ les bureaux de Poste et de Télégraphe de la ville où rabonnement est utilisé: ils ne sont divisibles que par trimestre et, pour obtenir un abonnement à dater du 15 août, par exemple, il faut le payer à dater du 1""^ juillet.
Le versement de l'a bon ne nient donne droit à la délivrance d'une carte spéciale dont la présentation est obligatoire pour obtenir, sans nouveau versement de taxe, la communication au moyen des cabines publiques. Ces cartes «ont revêtues du timbre du bureau ( rémission, de la signature do Tabonné et de celle du receveur.
Les cartes sont rigoureusement personnelles et les abonnés sont admis à correspondre sur leur présentation et après émargement sur une feuille de contrôle^ présentée par le préposé au service des cabines,
A la môme date '^8 juillet 1883-, les cercles et les établissements publics, tels que cafcs, restaurants, hôtels, etc., abonnés aux réseaux télépljouiqucs concédés à l'industrie privée, furcat autorisés à mettre le téléphone â la disposition de leurs membreg ou clients, moyennant le payement d'un abonnement double de celui qui est fixé par le tarif applicable aux abonnés ordinaires.
Les choses en étaient là à la lin de 188tj et les coni munira* tiens téléphoniques se réduisaient en Franco à un certain nombre de réseaux urbains et à quelques lignes interurbaine^ de peu d'étendue. La convention t^onclue le V décembre ISHë, entre la France et la Ikdgique, ouvrit l'ère des correspi dances à grande distance, en établissant un service télepl nique entre Paris et Bru^clles^.
A14 TELEPHONIE PRATIQUE
Cettfï convention, approuvée par décret du i8 décembre 18â6» stipule que :
Il sera fait usage de fîli^ de cuivre ou do bronze, de baute conductibilité, ayant au moins 3 milUmèlres Je diamètre, et disposés de façon à éviter, dans la mesure la plus lar^e possible, les effets dinductiun. Chacune des deux administrations fait exécuter, sur son propre territoire, les travaux de pose des fils et en assure Tentretieu à ses frais.
Les administrations restent libres, soit d'alTecter à la téléphonie seule les circuits, soit d'employer fcs circuits simultanément au service télégraphique et au service téléphonique sur la totalité ou ^ur une partie de leur parcours. Toutefois, si l'expérience démontrait que l'usage télégraphique des ViU nuit au fonctionnement régulier du service téléphonique, ces conducteurs seraient exclusivement réservés à ce service.
Les circuits téléphoniques aboutissent à un bureau central, et le public est admis à correspondre dans des cabines :50urdcs. Les établissements privés et les abonnés de Paris et de Bruxelles doivent même, dans la mesure du possible, être mi^ à même de correspondre entre eux au moyen de la ligne internationale, par rintermédiaire de bureaux centraux.
L'exploitation a lieu^ par les agents des deux administrations, chacune sur son territoire*
L'unité adoptée, tant poui^ la perception des taxes que pour la durée des communications , est la conversation de cinq minutes.
L'emploi du téléphone est réglé d'après Tordre des demandes. H ne peut être accordé, entre les mêmes correspondants! plus de deux eonver.sations consécutives de cinq minutes chacune» que lorsqu'il ne s'est produit aucune autre demande avant ou peïulaut la durée de ces deux conversations.
La taxe par cinq minutes de conversation est provisoirement lixce à trois fraïics; elle est acquittée par la personne qui demande la communicatioji.
Le service téléphoni(iue Paris-Bruxelles est ouvert au public d'une manière permanente, le jour et la nuit.
La présente convention restera en vigueur pendant trois mois après la dénonciation; toutefois, les parties contractantes so réservent de suspendre totalement ou partiellement service téléphonique pour une raison d'ordre public.
Une seconde convention, datée du 4 avril 1887 et approu le 15 du même mois, créa un tarif d'abonnement à prix ré*"
LÉGISLATION ET DOCUMENTS ADMLNISTUATIFts 41^
dans le service de correspondance téléphonique entre Paris et Bruxelles. Ce tarif est établi comme suit :
Mensuellemeul, pour uu u&agc qutjiidieo de tQ mlautos cun^écu-
tives ou moiiis* , , * 100 fr.
Plus de 10 miaules jusqu^à W niiuutes. .,.*,*... ^200 n
et ainsi de suite en augmentant de SO franco par période
indivisible de dix minutes.
Les correspondances de plus de dix: minutes s'opèrent en une ou plusieurs séances de dix minutes au minimum^ la communication n'cHt maintenue à Texpiration de cette durée que s'il n'y a aucune autre demantlc en instance* Le montant des taxes est per(;u par anticipation.
La durée de Tabonnement est d'un mois au moins; elle se prolonge de mois en mois par tacite reconduetion. L'abonnement peut être résilié de part et d*autre^ moyennant avis donné quinze jours à Tavance*
Les abonnés obtiennent lu communication au moment précis arrêté d'un commun accord^ à moins, toutefois, t]U il n*y ait une conversation déjà engaLfèo entre deux autres personnes. Les minutes inutilisées dans une séance ne peuvent être rej>ortées à une autre séance. Toutefois, si la non-utilisation est due à une interruption de sei^vice, la compensation est, autant que possible, accordée à Tabonné dan h la mcmo journée (de minuit à minuiti,
II n'est fait aucun décompte de taxe à raison d'une interruption du service d'une durée de viniit-quatre heures au moins* Passé ce délai de vingt-quatre Jieures, d est remboursé à l'abonné, pour chaque période nouvelle de vingt-quatre heures d'interruption, 1/30 du montant mensuel de Tabonnement.
Les correspondances du régime de Tabonnement ne sont point admises durant les heures de la tenue des bourse-s de Paris et de Bruxelles*
Les communications d'État jouissent de la priorité attribuée aux télégrammes d'Etat,
Reprise des réseaux téléphoniques par L'État. — Pour
1** seconde fois, la concession do la Société générale des
éphones prenait lin en 1889, L'État, suffisamment éclairé
profitant de l'expérience acquise, résolut d'entreprendre
nloitation directe*
IK TÉLÊPHOXIE PRATIQUE
Aux termes 4e la loi du 16 juiOet I8B9, le gouremeinenT r^» autori^ à accepter les offres qui pourroiit être faites par le* Tîlles, établHsements publics ou syndicats de Terser au Trésor à titre d'avance sans iotêrél^, le^ sommes nécessaires à 1 établissement- à l'entretien et à re^loitalîon de réseaux téléphoniques urbains « et à affecter les produits de chaque réseau ainsi créé au remboursement des aTances dont il aura été Tobjet,
La m<'*me h A autorise le gMiivemement à affecter au rachat, à la mi^e en état de bon fonctionnement et au développement des réseaux téléphoniques appartenant à la Société générale des Téléphones, une avance pouvant s élever à 10 millions, qui sera faitf- au Tré-^or par la Caisse des Dépôts et Consignations,
Le n^mboursement de cette avance aura lieu en dix annuités au plus, calculé au taux d'intérêt de 4 0 0, La loi stipule éralenient qu'à flater de Texeri iee IKOI. les recettes et les dépenses du service téIéphoni»[ue fer*>nt l'objet dun budfff/t annexe rattaché pour *»rJre au budget g^^néral de TEtat Postes et Télcirraphes .
Pour fr>urnir à l'Adminî^tration les premiers moyens d'exécutîi»ii. un décret du 14 septembre i88n lui ouvrit un crédit de ô 500 iJiïO francs et un autre crédit de 285 414 francs, ce dernier imputable aux dépendes du personnel,
C e>t le I" septenilire 18(*y que radministration des Poi^te^ et des Télégraphes prit possession de^ réseaux exploités par la î^nciété îrénérale des Téléphoner,
A partir de cette époque, une nouvelle réi^leinentation est n^isc en vigueur; elle a pour objet de diminuer les cliarges im|ïo^ées aux abonnés, i-i de faciliter leurs relations.
Les résultais ne se font pas attendre : le nombre des abonnement*? augnienlc dans une notable proportion, et le réseau se developi>e rapidement.
Les tarifs que la Société des Téléphones avait ctc autorist'c à percevoir étaient de 600 francs a Paris et de 400 franco dans les autres villes de l>ance; on décret, daté du âl septembre 188ï>^ en réduit le taux a 400 francs pour Paris ^ 300 franco pour les villes ï>u existe un réseau souterrain de quelque importance, 200 francs pour toutes les autres villes de France.
L'abonné qui ne paie que :200 francs doit en <ïUtre supporter dans les frais de premier établi^^sement de la ligne une part contributive de 15 francs par IW métrés, j>art à latpiello toujours été as&ujeltis les abonnés aux réseaux téléphun''^ de rÉtat.
LKGISL4TI0N ET DOCUMENTS ÂJIMENISTRATIFS W7
En dehors d<? rabonncmeiU priniipnl, des abnnnt'ment?; supplcTnentatres permettent à d'untres qiio Tabonnu principal d^utUiser le Jîl qiû relie son ptablissenn^nt a\i roseau urbain. Ce!5 abonnements sont fixés à iHO francs à Paris, à 1:20 francs dans les autres villes de France.
L'État prend à sa cliarge la fourniture du matériel de licrnc et des appareils générateurs do l'électricité, Il pourvoit à toutes les dépenses d'installation, d'entretien et d'exploitation, mais il ne fournit pas les ap])an^ïlH récepteur et transmetteur du poste téléphonique.
Les demandes d'abonnement sont adressées dans le département de la Seine au direeteur-ingfénieur de la région de Pari^ et dans les autres départements, aux directeurs départementaux.
Le 19 octobre 1889 parait une nouvelle réglementation ries conve^sation^i au moyen des cabines téléphoniques publiques.
Abticlb 1"'. — La taxe à payer à l'entrée d*une cabine téléphonique publique pour (ïbtenir la communication avec un réseau urbain est lixée à 50 eeiitimes à Paris, à :35 centimes danï^ toutes les autres villes i|e France.
Art< ± — La taxe élémentaire à payer par conversation téléphonique interurbaine est lîxée à tîO centimes par iOO kilomètres ou fraction de tOO kilomètres de ilistance entre les points reliés par la liirne téléplionique.
La distance est calculée d*après le parcours réel de cliaqnc lîgrne.
Art. 3. ~ Pour Tappli cation des taxes ci-dessus indit [liées, la durée normale de la conversation téléphonitiuc est tîxt'*e à cinq minutes.
Cette durée peut être réduite à trois minutes sur les liirnes et dans les conditions déterminées par arrêté ministérit*!.
Si les besoins du service Texitrent, nnc conversation prut ne pas être ])rolonffée au-delà d'une durée ilouble de sa durée normale-
AiiT. 4. — Sont abrogées tontes les dispositions contraires au firésent décret, sauf celles du décret du iî8 décembre iHHW tixant la taxe à perc<n^oîr pour lf*s communications téléphoniques échangées entre Paris et Bruxelles,
Art. ô, — Les taxes ei-dessus ûxées seront appliquées à ^=*rtir du V^ novembre prochain.
L'une des applications les plus utiles du téléphone consiste
ns la transmission téléphonique à un bureau ttUé^raphtqne texte d'un télégramme destine à être expédié par ce bureau.
418 TELÉI^HONIE PRATIQUE
Jusqu'au mois d octobre 1889, cette transmission était ciîcctuéc gratuitement sur les reseaux de l'État; mais la Société g-cnéralo des Téléphones ne Tavait autorisée sur ses reseaux que moyennnaut une [irime d^abonnement de 5U francs.
Le décret du 20 octobre 1881Ï a pour oljjet de supprimer cette dualité et de réglementer la question : aux termes de ce décret, les abonnés aux réseaux téléphoniques urbains peuvent expédier et recevoir par la li^nie qui les rattache à ces réseaux des télégrammes rédigés en français, en langue claire et dont le texte n'excède pas cinquante mots.
La transnnirision tle ces télégrammes est elTecÈuue gratuitement, sauf Texceplion visée ci-aprés; mais elle est subordonnée au dépôt préalable d'une provision destinée â garantir le remboursement de la taxe télégraphique.
Dans les villes eom]*orfcant un réseau souterrain, Tabonnc qui se propose d'user de la disposition qui précède est tenu de verser annuellement, et d'avance, une redevance de 50 francs.
Les localités autres que les chefs-lieux de canton peuvent étro reliées à un bureau télégraphique au moyen d'un fil telcplioniipje. Ce 0! et le bureau téléphonique qui le dessert sont établis a\^e la partiel ]>at ion des communes intéressées.
Toute personne peut exirédier et recevoir des télégrammes par une ligne téléphonique municipale.
La transmission de ces télégrammes est effectuée gratuitement, mais elle est subordonnée au payement de la taxe télégraiduque.
Tout télégramme destiné à être distribué par un bureau téléphonique municipal (\st soumis à des frais d exprés, à moins que la municipalité n*ait pris des dispositions pour que cette distribution puisse s'cITectuer gratuitement.
Il convenait de régler les contlitions de tiistribution des télégrammes téléphones et d'indiquer les localités dans lesquelles la redevance de 50 francs devait être perçue, en raison de la présence d'uti réseau souterrain; tel fut l'objet de Farrété du 25 octobre 1889.
Cet arrêté spécilîe que :
A moins de décision spéciale, l'étendue de chaque réseau urbain est limitée au périmètre de la distribution gratuite des télégrammes-
D'autre part, les réseaux de Parisj de Bordeaux et de L7'^ sont classés dans la catégorie des réseaux souterrains; t les autres existant â la date de rarrété précité sont cl»'* dans la catcgoric des réseaux aériens.
LÉCrlSLATION ET DOCUMENTS ADMINISTRAT! PS k\2
Aux termes de lancienne police do la Société générale des Téléphones, Fabonnement ne pouvait être contracté pour moins de deux années et se renouvelait ensuite rfannc^e en année. L'article 11 du décret du 21 septembre 1889 porte à trois années la durée du premier abonnement consenti par TÉtat,
La dilTérence qui existe entre ce>i deux dispositions s'explique facilement. La construction d'une ligne d'abonné à Paris coûte en moyenne 1,200 francs; il n'est pa?^ possible d'admettre qu'un abonné puisse rendre cette dépense inutile en se déi^ageant avant l'époque où lo montant de rabonnement aura permis do couvrir tout au moins les frais de premier établissement. La Société des Téléphones avait pu ne fixer à l'abonnement qu'une durée de deux ans, parce que la redevance qu'elle percevait était de 600 francs par an; mais» comme l'État a abaissé cette redevance de GOO à 400 francs, il acte nécessaire, pour lui assurer toute garantie de rembour-' sèment, de proroger cette durée d'une année.
En résumé, aujourd'hui Tabonno au réseau téléphonique de Paris no paye pas, pour un abonnement de trois ans, une somme supérieure à celle qu'il payait précédemment pour un abonnement de deux ans< Le nouveau régime est donc tout à son avantage*
Cependant, les anciens abonnés de la Société, depuis plus de deux ans, pouvaient se plaindre dt^ ne plus avoir la facuHé de renouveler leur contrat pour un an et d'être forcés de contracter un nouvel abonnement de trois ans. Pour leur donner satisfaction, le décret du 17 décembre 1H80 leur laisse la faculté de ne contracter qu'un abonnement d'une année. Les conditions d'abonnement aux réseaux téléphoniques urbains et les taxes applicables aux conversations par les lignes interurbaines ont été fixées par des décrets récents. Mais, entre ces deux extrêmes de l'exploitation téléphonique : les réseaux limités à l'enceinte d'une ville et les lignes à longue distance^ il y a place pour rorganisatîon d\\n système de commumca* tiens intermodiairea. Ces communications sont destinées soit à relier à une ville dotée d'un réseau urbain les lo<^ alités placées dans son voisinage immédiat ut, en quelque sorte, dans sa dépendance, au point de vue des alTaires, soit à réunir 'i*>ns un groupe, pour leur donner de plus grandes facilités de
rrespondance, les réseaux urbains desservant des localités la même région, ayant des intérêts communs au point de
3 industriel et commerciaL Ce système aide puissamment développement des réseaux urbains, car telle ville dont
m TÈLKpnoNïE pratiqup:
ractivitô Incalc n'est pas su 111 saute pour exiger la création d'un réseau de cette nature n'h([^site pas à s'imposer les sacrifices nécessaires pour en obtenir rétablissement, le jour ou ce réseau la met en communication avec un centre d aiïaires important ou avec les localités voisines.
La Société générale des Téléphones avait obtenu, aux conditions suivantes, Tautorisation d'organiser des réseaux subiirbains autour des réseaux exploités par elle et a relier ces réseaux entre eux. Pour communiquer avec un réseau urbain, Tabonné du réseau suburbain devait payer le montant de Tabonnemcnt à ce réseau urbain, [ilu^ une redevanee supplémentaire de 600 francs, quand les deux rt* seaux étaient distants de plus *le 4 kilonaètres; il devait payer, en outre, une taxe de 100 francs par kilomètre. Si la ligne qui reliait les deux réseaux était construite en cables souterrains, cette taxe était majorée de ?>0 pour 100. Les abonnements ne pouvaient être souscrits pour une période inférieure à cinq ans. Des conditions relatées cidessus, il résulte qu'un abonné de la zone suburbaine devait payer un abonnement d'au moins i 000 francs, et mémo d aiî moins 1 200 francs, s'il appartenait à la lia n lieue de Paris, Tn tarif aussi élevé était prohibitif, et il ne se forma aucun réseau suburbain autour des ré>ïeaux urbains exploités par la Société.
*^ur les réseaux créés par TKtat, et faisant Fobjet dune exploitation parallèle, un système différent a été applique. Ce système consiste à relier à un réseau urbain, dit principal, toutes les ])etites localités qui l'entourent et en sont comme les annexes, puis à relier ces réseaux principaux entre eux, de façon à former un groupe téléphonique. Chaque habîtan! demandant â étrt* relié a un rentre placé en dehors de Tagglomération dont il fait partie, doit jiayer, en sus de l'abonnement urbain, 10 francs par kilomètre de fil simple reliant entre eux le bureait du réseau annexe à celui du réseau principal. De plus, tous les abonnés des réseaux annexes ou principaux peuvent commimiqucr entre eux dans rintérieur du groupe, moyennant le payt^ment d'une surtaxe, en déduction de laquelle figure la somme déjà payée pour relier le bureau annexe au bureau principal. Ces redevances, qui sont peu onéreuse;* pour les al)onné^s, ont été calculées de façon à couvrir FÊtat de ses dépenses de premior établissement dans un délai qui sauvegarde complètement les intérêts du Trésor* Cette or'*"nisatîon a donné d'excellents résultats et facilite, spécialem dans la région du Nord et dans les environs de Lille^ le prr' développement des réseaux annexes.
Fijf. 3t>;i. — Traiibinib&ioii d'un uvi:» de leu par raverliiicur Digeou.
4» TÉLÉPHONIK PRATIQUE
Dèpuiâ la reprise par TÉtat fies réseaux établis parla Société des TéMphones, les demandes aMuent en vue d'obtenir des communications suburbaines, dans les conditions admises sur les réseaux de l'État ^ aussi a-t-il paru nécessaire de codifier, en quoique sorte, les dispositions qui régissent la matière. Toi est Tobjet du décret du 18 janvier i890, ainsi conçu :
Les réseaux urbains peuvent être constitués en groupes télépiio niques élémentaires ou composés.
Le groupe élémentaire est formé par la réunion d'un réseau principal et d'un ou plusieurs réseaux annexes reliés au réseau principal par une ou plusieurs lignes téléphoniques directes établies et entretenues aux frais de TÉtat
Les abonnés des réseaux annexes faisant partie d'un groupe élémentaire peuvent obtenir la communication avec tous les abonnés à charge par eux de contracter un abonnement supplémentaire dont le taux est de îù francs par kilomètre ou fraction de kilomètre de fil simple reliant le bureau du réseau annexe par lequel l'abonné est desservi au bureau central du réseau principah
Un rétsoau ne peut être déclaré annexe que si cinq abonnés de ce réseau au moins ont pris l'engagement de contracter l'abonnement supplémentaire.
Les abonnés du réseau principal peuvent obtenir gratuitement la communication avec les abonnés de tous les réseaux annexes qui ont contracté Tabonnement supplémentaire*
Le groupe téléphonique composé est forme par la réunion de groupes téléphoniques élémentaires dont les réseaux principaux sout reliés entre eux par une ou plusieurs lignes téléphoniques directes établies et entretenues aux frais de rÉtat,
Les abonnés des différents réseaux faisant partie d'un même groupe composé peuvent obtenir la communication avec tous les abonnés du groupe^ à charge par eux de contracter un abonnement supplémentaire dont la taxe minima est de 130 francs par an.
Jusqu'au jour où le réseau de la Ville de Paris sera entièrement constitué, les abonnés des réseaux qui seront déclarés annexes à celui de Paris ne pourront pas exiger la mise en communication do ces réseaux annexes entre eux-
Le décret du 1" février 18U0 concède aux abonnés des réseaux urbains l'usage gratuit des cabines téléphoniques; il crée pour les personnes non abonnées> des abonneir annuels leur permettant de faire usage des cabines m' nant 80 francs pour Paris, 60 francs pour les autres rr
LÈarSLATION ET DOCUMENTa ADMINÎSTRATIPS 4^23
souterrains, 40 francs pour les réseaux aériens^. Les cartes d'abonnement sont dé3i\T(;es sur la demande ûu postulant accompagnée de son portrait-carte photograpliiqitc.
Cette mesure répondait à un besoin nH^l; elle permet à un grand nombre de personnes et notamment aux petite commerçants et aux petits industriels, pour qui le payement de Tabonnement normal constitue une charge parfois encore trop lourde, de pouvoir user largement du tclephone à des conditions de prix très rt'duites. KUe a enfin pour résultat de vuli^ariser l'emploi de ce système do correspondance en permettant à un plus granrl nombre tl*en apprécier les avantages.
Les agents et sou«-ageats de la Sociétés générale des Téléphones attectés au service do l'exploitation ont été admis dans Tadministration il es Postes et des Télégraphes en satisfaisant aux conditions suivantes :
Jouir tic la qualité de français;
N'avoir subi aucune condamnation;
Etre de bonne vie et mœurs;
Avoir donné des preuves d'aptitude.
Ceux qui sont âgés de moins de quarante ans ont été titularisés, les autres restent auxiliaires.
Cette mesure a été prise le 8 mars 1890.
La situation des dames avait été déjà réglée par une décision du 30 décembre iHH9.
Un certain nombre d'abonnés du réseau de Paris ont de-mandé à être relié?^ entre eux^ deux à deux, d'une manière permanente, tout en conservant la faculté d'appeler, au moyen d'un tUspOHJtil' spécial, le bure;ni central téiéphoïuque ]>our correspondre j quand ils le désirent, avec les autres abonnés.
Ce mode d'installation, d<' signé soirs le nom d'appel direct ^ était déjà aj>pliqué par la Société? des Téléphones.
L'administration s'est montrée disposée à généraliser l'emploi de ce système pour les abonnés reliés à un même bureau central*
Outre len avantages qu'il procure aux abonnés personnellement, il a, en effet, pour résultat de simplifier le travail des bureaux centraux et, par suite, de faciliter rexécution rapide du serv^iee.
Le tarifa appliquer dans ce cas particulier est d'ailleurs fixé par rartiele U du dernier paragraphe du décret du 21 sep-
mbre 1888. Mais le système de l'appel direct peut être égalefient réalisé, alors même que les lignes des abonnés qui en
Sclament Tinstallation, aboutissent à des bureaux centraux
4Î4 THLÈHHUNiE PHATIQUE
tlUTerent.s ; dans ce cas, il est nécessaire d'iinmobiUser un iil aa.\itiaiFe qui e^t mis, d*une manière permanente, à la disposition dos deux abonnés dont les postes sont reliés entre eux.
Le prix de location de ces lignes auxiliaires avait été fixé par la Société générale des Téléphones à 175 francs par kilo* mètre de ligne utilisée.
Hé^me actuel. — Au V septembre 1889, date de la reprise par l'Etat de Toxploitation des réseaux concédés, T administration a laissé les choses dans le statu quo, mais elle a décidé qu>n raison de rinsullisanee de l'outillage du rt^seau de Paris, il ne serait plus jusqu a nouvel ordre accordé de concessiouis d'aj>i)el direct entrainant Tusage d'un Iil auxiliaire.
Cet état de choses ne devant être que provisoire, le décret du 14 mars 1890 a lixé le tarif auqutd l'usage de ces lignes doU être soumis à partir du 1*' janvier 181K); ce tarif est le suivant : 150 francs dans les reseaux souterrains et 37 îi\ 50 dans lei rest^aux aériens. Ce tarif kilométrique, calculé sur la longueur réelle des lignes auxiliaires, est perçu d'avance en deux termes égaux, au i^' janvier et au I" juillet de chaque année, en même temps que l'abonne ment urbain.
Labonnenienl souscrit pour Tusage d'une hgne auxiliaire ne peut être moindre d'une année. 11 se renouvelle d'année en année par tacite reconduction s'il n'a pas été dénoncé au moins un mois avant son expiration.
Le décret du ;J1 mars 189(1 modifie celui du il septembre I88â. C'est lui qui, actuellement, régit encore la question; les prin* cipales dispositions en sont reportées sur le modèle de police d'abonnement que nous donnons ci-aprés, modèle réglé par l'arrêté du il juin 1890,
Li:GlSLATiON ET DUCUMENTa ADMINlâTRATU S
MODALE lïE FOLlCiï
i^iMECTioN obïkRiLs ABO^NEMENT PfiINXiPAL N'„