‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 3 sur 75 · ORGANISATION DU SER\ ICE DE L'HYGIÈNE DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

ORGANISATION DU SER\ ICE DE L'HYGIÈNE DES ANIMAUX

Quoiqu'il y ait maintenant un peu plus de quatre ans que j'exerce mea fonctions actuelles, c’est la première fois que j'ai l'honneur de paraître en personne devant ce comité, pour lui rendre compte de la manière dont je m'en suis acquitté.

Les membres qui ont lu les exposés que j'ai soumis chaque année et que l’on voit incorporés au rapport annuel du ministre, savent que d'importants changements administratifs ont été opérés pendant ce laps de temps, ct que, quels que soient Jes autres reproches dont cet important département du service publie puisse être l'objet, il ne peut raisonnablement être accusé de paresse,

DEVOIRS DES FONCTIONNAIRES. é

Les devoirs des fonctionnaires sous mes ordres sont de deux ordres: ils compreneut abord la mise en vigueur des mesures destinées à prévenir l'introduction au Canada des maladies contagieuses qui affectent les animaux, et ensuite l'adoption des méthodes jugées les meilleures et les plus efficaces pour contrôler et, là où il est possible, pour extirper les maladies qui séviesent déjà dans les troupeaux de ce pays.

Avant ma nomination, la surveillance de ces fonctionnaires formait partie de la üche du haut personnel officiel du ministère, agissant sur l'avis de l'inspecteur vétériuire-chef, qui, du fait de non-résidence et pour d'autres raison, n’était pas en état d'exécuter efficacement ce travail. à

Me conformant aux instructions du ministre, immédiatement après mon entrée en fonctions, j'ai commencé par établir le service de l'hygiène des animaux et à réor- £aniser Je travail vétérinaire du ministère sur des bases entièrement nouvelles.

Cette innovation a exigé un effort considérable et, malgré que Ja situation actacle laisse beaucoup à désirer, j’espère pouvoir montrer que les changements apporés ont été avantageux et que des progrès raisonnables ont été réalisés relativement à l'établissement d'un service vétérinaire efficace et satisfaisant. Il est facile et ‘l'occurrence journglière de déprécier l'importance de cette branche du service publie, parce que, comme le travail en est efficacement poursuivi, il n'attire, par la riture même des choses, que peu d'attention, Ce n'est que lorsqu'une maladie défsicuse quelconque a pris pied parmi le bétail d’un pays, que le public se rend

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C1] DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL

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compte dans quelle mesure il dépend pour son bien être d'une orngnisation esp d'un contrôle eflicace en pareille matière, Pour des raisons qui s'imposent, on he de pas attirer l'attention publique sur l'existence de la maladie dès lors que des movens } pres à l'enraver sont mis en œuvre, et à ce point de vue un service sanitaire vel paire bien fait eat caractérisé par l'absence de cette publicité qui fait tant pour a rer favorablement l'attention sur plusieurs autres services. Je le répète, c'est un vice naturellement impopulaire, parce qu'il est hnpossible d'appliquer un règlem pour la prévention ou le € ntrôle des madadies des animaux, sans atfecter les alu le quelque partieulier ou peut-être obstruer, pendant un temps au moins, lea can ordiunires du commerce, En ce sièele de lumière, ilest rare que l'on s'insurge gr ment où en grand nombre à l'application des mesures jugées nécessaires pour €! cher le développement des maladies contagieuses parmi les êtres humains, imais 1 à

ou Canada grand nombre de gens qui, n'ayant que peu d'expérience des fléuux at unant le bétail, ne se rendent pas sufisamment compte de l'importance de les battre par des moyens absolument efficaces et rigoureux.

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