‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 59 sur 75 · FAUSSE INTERPRÉTATION DES STATISTIQUES ANGLAISES · texte numérisé non relu

FAUSSE INTERPRÉTATION DES STATISTIQUES ANGLAISES

Je ne saurais passer à un autre sujet sans protester contre la manière déla; avec laquelle la presse anglaise a combattu l’enlèvement de l’embargo sur les bestia:x canadiens, en cherchant, à ee sujct, de tirer parti contre nous de l’esxistence, dans ur æul district, d'une simple maladie cutanée ordinairement facile à guérir. La psorique des bestiaux est bien connue en Angleterre, et celui qui se permet de à classer parmi les maladies susceptibles de causer de graves désordres manque, soit «l'in telligence, soit d’honnéteté, comme c'est probablement ce qui est arrivé dans le : actuel. C’est une maladie qui cède facilement au traitement et qui est mainten bien moirs tenace que Ja vermine dont sont atteints si souvent les bestiaux en Gran Bretagne, principalement en Irlande. Dans les fermes ordinaires, bien régiées, la : ne cause ni crainte ni accident: elle ne détermine chez le bétail comme chez le ;: priétaire intelligent qu'un peu d'ennui passager. Si, dans l'Alberta, les conditi.étaient les mêmes qu'en Angleterre ou dans nos vieilles provinces. personne ne + prévceuperait beïucoup de la gale; mais, dans cette étendue libre de plusieurs ‘tains de milles, où errent des milliers de bestiaux à demi-sauvages et ne vivant d'herbe pendant toute lu durée de Fannée, il faut évidemment recourir à des mie spéciales. Ceux qui, en Angleterre, s'opposent à l’entrée de notre bétail, ont de: le: chiffres de mon dernier rapport comme représentant le nombre des bestiaux lides, alors qu'ils ne représentent, en réalité, que les bestiaux traités. En fait, il ny

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ANNEXE No 2

avait pas plus que 5 pour 100 des bestiaux qui étaient atteints de la gale, et nous n'avons rendu le traitement général que pour prévenir la contagion. L’on a également là-bas invoqué que le traitement avait dû être appliqué une seconde fois. Mon rapport indiquait toutefois bien clairement que cette seconde application avait aussi étè faite d'une manière générale, mais les protectionnistes anglais manœuvrèrent de mauière à créer l'impression que nos bestiaux étaient gravement atteints alors qu'avec

leur meilleure bonne volonté ils n’auraient, cependant, pas pu trouver un seul acarus parmi tous les troupeaux en cause.

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