‹ Témoignage du Dr. J.G. Rutherford, Inspecteur Général Vétérinaire, devant le Comité spécial permanent de l'agriculture et de la colonisation, 1906 [microforme]Chapitre 72 sur 75 · ORIGINE DU CHOLÉRA DES PORCS DANS LA COLOMBIE-BRITANNIQUE · texte numérisé non relu

ORIGINE DU CHOLÉRA DES PORCS DANS LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

L'opinion que nous émettions l'an dernier et qui nous faisait attribuer la prop gation du choléra, dans la Colombie-Britannique, à l'infection des cours de chemin « fer de Calgary par des pores américains en transit de Minnesota à Seattle, a reçu un étonnante confirmation. Par l'entremise du docteur Tolmie, notre prineipal inspe teur ‘dans la Colombie-Britannique, nous avons découvert que les pores en questi

étaient malades au moment de leur arrivée à destination.

Je regrette d'avoir à dire que la maladie persiste encore le long des côtes du Pa tique, bien qu'elle soit à peu près disparue de l'ile Vancouver ; je ne saurais l'attr. buer à autre chose qu'aux porcs importés des Etats-Unis. Il s'en est déclaré un : dans le Territoire du Yukon, les pores atteints provenaient des environs de la joneti

Mission, dans la Colombie-Britannique.

PORCS IMPORTES POUR LA BOUCHERIF.

En avril 1905, un certain nombre de maisons de boucheries canadiennes, sou prétexte que le porc se vendait trop cher lei, ont commencé à importer des pores an anis. Nous dûmes alors recourir à toutes les mesures de précaution possibles d'empécher la contagion. Comme la plus grande partie des achats se font à Buf:l à Détroit, nous appointämes un inspecteur spéelal pour Buffalo et nous finies l'inspection des animaux à Détroit par votre inspecteur de Windsor. Les pores à Chicago furent soumis à l'inspection à Port-Huron. Cette méthode, toute permettant de’ refuser plus facilement l'entrée aux pores suspects, nous épargnait cessité de procéder à l'inspection à la frontière et nous évitait ainsi le danger d pager le choléra au moyen du contact dans les cours à bestiaux et les embarea Les envois devaient n'être faits que dans des wagons parfaitement désinfectés, po Al d'une planche de protection de 10 pouces de largeur, et adressés direet:

au

aux maisons de boucherie, où de salaison. Malgré que cela nous occasionnait bea d'ennuie et de travail de correspondance, nous faisions des arrangements pour qu

les wagons fussent nettoyés et désinfectés parfaitement, sitôt le déchargement : NE

Jl est pr ssible que ce genre d'importation ait été, en et J4, Ia cause de certaines

tions de choléra, muis je suis heureux d'avoir à dire que nous n'en avons, au constaté aueun eas dans les endroits ou ces pores étaient expédies. n'y avait

ai-je été grandement <

fois aucun doute que ce commerce était dangereux, aus il fut entièrement prohibé, au mois de décembre. En même tenipe, 1l fut

de porter la période de quarantaine de 13 jours à 90 jours et de rendre Pémi certificats de santé plus difficile,

Afin de diminuer le danger d'infection provenant des pores expédiés et tra l'Ouest à Buffalo où ailleurs, il fut résolu d'adopter des mesures plus sévères les règlementa qui furent alors parsés,

été RÈGLEMENTS RELATIFS AU TRANSPORT DES ANIMAUX ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS. Ps Par ordre du ministère émis en vertu de l'arrêté du 30 mars 1904. : ns, 1. Tout wagon destiné au transport des animaux du Canada aux Etats-Unis, ou Ager ‘raversant les Etats-Unis en transit, doit être parfaitement nettoyé et désinfecté avant ee l'en opérer le chargement.

ER 2. Tout wagon transportant des animaux des Etats-Unis au Canada ou traversant 4 à simplement le Canada en transit, doit être inspecté et renvoyé aux Etats-Unis s'il n’est ee 6 trouvé en bon état de propreté, aie \ 3. Tout wagon vide, venant primitivement ou non du Canada, mais arrivant des É Ftate- Unis, doit être parfaitement nettoyé et désinfocté s'il ne l'a pas été déjà, sinon ; | sera renvoyé aux Etats-Unis.

4 Tout wagon, ayant transporté des animaux des Etats-Unis au Canada, doit être, tôt déchargé, parfaitement nettoyé et désinfecté avant d’être récxpédié. vpn 5, Tout «uimal destiné à être exporté aux Etats-Unis ou devant traverser ce pays n ch “ait d'être exporté ailleurs, sera susceptible d'être inspecté aux endroits et conforméun Eaux conditions qu'il plaira au roinistre d'indiquer, # 6. À partir du 31 mai ; 1905 tout Wagon transportant des pores, des Etats-Unis » Canada, où traversant simplement le Canada en transit, devra être pourvu au bas ‘un rebord d'üne hauteur de 16 pouces, >. Cette obligation ne s'appliquera pas touts fois aux pores qui auront subi ]a période tr! ‘* quarantaine réglementaire exigée en vertu de la clause 45 de l'arrêté du 20 mars 104, PE Lhebitude, d'arroser où d'irriguer les porcs où Jes Wagons venant des Etats- Us et traversant le Canada en transit, est strictement défendue, S. Il est défendu, Pour quelque prétexte que ce soit, de faire descendre de Wagoii ‘pores américains traversant Je Canada en transit. 9. Nul animal, Suceombant à une lésion queleonque pendant qu'il traverse Je \ la en transit Pour se rendre d'un endroit des Etats-Unis à un autre, ne doit être ‘, En pays canadien, du wagon où il se trouve, J. G. RUTHERFORD, Médecin vétérinaire , n chef, INSPECTION DES PORCS PÉNÉTRANT EN TRANSIT AU CANADA, intéressés :

vertu de Ja Séetion 5: des règlements de

e tous les pores, et tous les Wagons fran doivent être inspectés dès |:

rs du ministère,

quarantaine, je donne présentement Sportant les dits po rentrée Tout wagon, contenant d aie où dans un mauv les règlements imposés

res, traversant Je uen transit, au Canada par les ins] es pores offrant quelque ou enfr ignant par Je ministre, sorn im]

cteurs SVMbptoine ais état de propreté d'une manière quel-

emeut renvoyé aux Etats.

tes les inspoetions, requises en vertu de cet

avis, devront avoir | du matin et 4 heures du soir.

ieU Chtr s

(Signé) GEO. F O'TALLORAN, Sous-minis! re, RE DE L'AGRICULTURE, OrTAWA, 19 avril, 190%,

nine j'étais convaincu qu'il était impossible Je des wagons d'animaux, néralement dans

ndiquées

soir, de faire lie à moins d'un éeluirage 1 les cours de chemin de afin de n'avoir pas

inspection satisen supérieur à celui qui tixé les heures eisaison de l'année, Cetie

fer, nous avons à les changer à chaque

118 DIRECTEUR VETERINAIRE GENERAL

6 EDOUARD VII, A. 1906 décision souleva benucoup de récriminations, mais les intérêts en jeu étaient si importants que nous ne voulûmes pas la modifier. La compagnie du Michigan Central nous offrit alors de nous fournir un éclairage spécial et nous acceptâmes d’en faire l'essai. Après avoir constaté que cela fonctionnait bien, nous modifiâmes les règlements de manière à permettre l'inspection la nuit, aux compagnies qui nous fourniraient un éclairage convenable afin de faire face. dans de telles conditions, aux besoins du commerce, il nous fallut nommer un deuxième inspecteur à Windsor et tout paraît bien marcher depuis.

Page 1