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Observation N°
A l'entrée dans le service :
Toujours très forte mangeuse, ne suivant aucun régime. Grande fatigue, céphalée, crampes, vertiges.
Prurit et furonculose périnéale.
Foie très volamineux et douloureux.
Dyspnée d'effort, se dépiace difficilement.
Cœur : gros souffle systolique à la pointe, palpitations. Urines : glucose 66 gr. 60 ; albumine o.
Tension artérielle : Mx 14,5. Mn 7.
Voir le graphique (fig. XIV).
Confirmation du diagnostic sphygmomanométrique par
l'examen clinique.
Rapport entre la T. À. et le glucose.
L'examen des valeurs Mx et Mn contenues dans ce tableau dénote un état d’hypertension purement maxima les 7 juin, 3 juillet et d’'hyperiension complète les 15, 28 juillet, 19 et 23 août. Cet examen met en cause principalement le cœur, mais indique également que le système vasculaire périphérique est légèrement atteint.
Le rapport entre les valeurs Mx et Mn est constamment Divergent, ce qui suppose de plus, une fuite dans l'arbre artériel et une sclérose aortique.
L'examen clinique permet de mieux asseoir les renseignements sphygmomanométriques.
La malade est obèse depuis 25 ans ; c’est une très forle : mangeuse qui a présenté il y a deux ans des symptômes!
légers de sclérose rénale (traces d’albumine, œdème malléo-
laire, et poussée congestive du poumon). Nous sommes en présence d’un encombrement vasculaire périphérique typique chez de tels malades et dont les symptômes sont ici, une dyspnée d'effort, une augmentation considérable du foie, qui est douloureux, des crampes, de la céphalée et des vertiges À ces phénomènes d’encombrement vasculaire se surajou-
tent des troubles cardiaques, dûs à un surmenage du cœur et se traduisant par de l'insuffisance ventriculaire avec un gros souffle systolique à la pointe. k
Au cours du traitement nous voyons le taux du glucose subir plusieurs fluctuations avant de tomber à o. La courbe de la T. A. n'est nullement en rapport avec les chiffres de, glucose, et l'hypertension atteint son plus haut degré au moment où la glucosurie n'existe plus.
De ces divers éléments nous concluons que :
1° La teneur en glucose des urines de la malade n’est pas en rapport avec les fluctuations de la T. A. ;
20 Bien au contraire, la T. A. présente une courbe de valeurs inverses du taux du glucose ; {
30 La liaison entre la T. A. et le diabète est due à une
sclérose rénale typique chez une femme obèse depuis
25 ans,