ACTE I, SCÈNE V* »-J
LABRE
La place de chacun?...
DELALNAY.
Moi au milieu.
LAVRE.
Amélie en face de vous?
délai:-, av.
Non : Amélie cédera sa présidence à la personne dont le nom est oublié... Amélie prendra place à ma droite , toi à ma gauche : je serai entre mes deux filles comme je suis en ce moment... Entendez-vous?
AMÉLIE
Oui, papa.
LABRE
C'est donc une dame qui se trouvera en face ?
DELAUNAY
C'est une dame. — Tu la placeras entre Arthur et Dulau. — Le reste des convives à ton choix.
LALRE.
Je vais faire exécuter vos ordres.
AMÉLIE
Mon père, si c'est un grand diner, il faut que je fasse une toilette, moi.
DELACNAY.
Non : ce sont nos amis. — Une fleur dans tes cheveux, et cela suffira.
Mais nous avons une étrangère : la dame placée vis-à-vis de vous.
TFRESA. 4
DELABRAT.
Qui t'a dit que ce fût une étrangère, Amélie ?
AMÉLIE
Ah! c'est vrai... Je suis folle! — Laure, tu viendras quand tu auras fini : nous nous coifferons de la même manière.
(Les deux jeunes filles sortent par les deux portes latérales.) un DOMESTiQVE, paraissant dans le fond.
Un domestique étranger demande à parler à monsieur le baron.
DELAUNAY
Je sais qui c'est : faites entrer. — Quant à toi, Dulau, si j'ai un conseil à te donner, c'est de changer quelque chose à ton accoutrement, à moins que tu ne consentes à être présenté à nos convives comme le grand-père d'Amélie.
DULAU
J'aurais un fils bien fou, mon cher Delaunay.
DELAUHAY.
Cela se peut... Mais tu y consens, n'est-ce pas?
m LAU.
Je le veux bien, si cela te fait plaisir. (Delaunay raccompagne en lui donnant la main;
et, en se retournant, il aperçoit Paolo debout
à la porte du fond.)
AtTE I, SCÊIU M. 33