SCENE PREMIERE
DELAUNÀY, TERESA, sortant de leur appartement.
(Pendant cette scène, Teresa laisse tomber, sans s'en apercevoir , un bouquet qu'elle tenait à la main. )
Pardon , chère Teresa , de la peine que tu vas prendre ; mais un père" a aussi sa corbeille de noces à donner à sa fille ; et quel goût meilleur que le lien peut présider à ces emplettes?
Soyez tranquille : je m'en charge , mon ami.
DELAU7ÎAY .
Et si , par hasard , un cachemire . une parure nouvelle convenaient à ma belle Teresa , qu'elle les prenne doubles... Elle comprend ?
Que vous êtes bon ! — Et jusqu'à quelle somme puis-je aller pour les cadeaux que vous destinez à votre fille?
DELAUIVAY.
A notre fille, Teresa... Que ce mot ne t'effraye pas : en te voyant Ton saura bien que tu n'es sa inère que de nom.
Oui, mais je n'y suis pas encore habituée... Cela viendra.
DELAI WY
Merci. — Tu peux mettre à ces achats dix à douze mille francs; bien entendu que les cachemires et la parure doubles ne sont pas compris dans cette somme.
TERSe\.
Merci à mon tour. — Je n'en abuserai pas.
belaoay. l'embrassant.
Adieu , chère enfant ; et reviens vite. — ( La suivant des yeux dans l'antichambre. ) Adieu. ( En se retournant , il aperçoit Dulau. )