ACTE III, SCÈNE IV
DELAUXAY.
Yètes-vous pas mon 01s, mon meilleur ami?
ARTHUR
Et de quoi vouliez-vous me parler?
DELAUWAY.
De mes chagrins, Arthur !
arthur, tressaillant.
Vous en avez!...
DELAUNAY
Voilà bien la question d'un homme heureux !
ARTHUR
Et ces chagrins... qui les cause?
DELAUÎVAY.
As-tu remarqué la tristesse et la pâleur de Teresa?
ARTHUR
Oui.
En devines-tu le motif?
ARTHUR
Je n'ai point cherche à m'en rendre compte.
DELAUNAY
Arthur, pourrais-tu vivre loin de la France, avec l'idée que tu ne la reverrais jamais?
ARTHUR
Oh! non!
UELAUNAY.
Eh bien ! tout le mal de Teresa est dans ce que tu viens de dire : elle regrette Naples !...
ARTHUR
Elle n'y a plus de parents.
DELACXAY.
Et leurs tombes, Arthur!... Il y a sous le ciel qu'ont vu nos yeux en s'ouvrant, dans l'air qu'on a respiré d'une poitrine jeune, libre et joyeuse, dans le pays natal enfin, un charme qu'aucun autre ne peut rendre!... Teresa regrette tout cela, mon ami. arthur, adoptant vivement cette idée.
Oh! oui, oui sans doute !... C'est cela : c'est à cela qu'il faut attribuer sa tristesse, sa préoccupation... àcela, mon père, et pas à autre chose... Vous avez raison.
DELACNAY.
Elle me le cache de peur de m'affliger : elle craint, cet ange de douceur, que je ne m'impose à moi les privations qu'elle n'a pas la force de supporter, mais je serai aussi généreux qu'elle.
arthur, prévoyant le dessein du baron.
Et que ferez-vous?...
DELAUNAY
Je partirai demain pour Naplesavec elle.
ARTHUR
Vous! vous, vous partiriez! Dites-vous
vrai?.».
DEL AU NA Y
Oui.
ARTHUR
Mais un pareil voyage demande des préparatifs?...
DELAUNAY
Ils sont faits.