‹ Terminaisons et traitement de la grossesse extra-uterineChapitre 14 sur 96 · Martinetti. Ann. di Ostetr., mars-avril 1885, p · texte numérisé non relu

Martinetti. Ann. di Ostetr., mars-avril 1885, p

H. Wiedcmann. Saint-Pétersb. med. Woch, 1885, n» 10; et Centr. fur Gjn. 1886, n" 18, p. 288.

Tautopsic. C'est on cela que l'observation de Mossé présente un intérêt particulier. En voici le résumé : une femme de 25 ans, aménorrhéique depuis deux mois, ressent, en sautant plusieurs marches d'un escalier, une douleur abdominale si violente qu'elle est obligée de se mettre au lit. Des phénomènes très graves (pâleur, refroidissement, petitesse du pouls, syncopes, ballonnement du ventre) font émettre au Sevestre l'opinion qu'il s'agit d'une hémorrhagie interne et que la mort est prochaine. Cependant, au bout d'un mois, cette femme était guérie. Quatre mois plus tard, elle succomba à l'Hô tel-Dieu d'une pneumonie aiguë qui fut démontrée à l'autopsie par une hépatisation grise du poumon gauche ; mais le fait le plus intéressant fut qu'on trouva dans l'abdomen les traces d'une hémorrhagie ancienne, une rupture de la trompe et une tumeur constituée par un fœtus et un placenta d'environ 4 cà 5 mois.

Cette femme avait donc bien évidemment g-uéri d'une rupture de la trompe, et le fœtus avait même continué à vivre quelque temps après cet accident.

Dans les cas où cette g-uérison de la rupture a lieu, deux alternatives peuvent se produire ; ou bien le fœtus succombe immédiatement, et à la rupture fait suite une rétention (nous reviendrons sur ce point dans le chapitre suivant); ou bien le fœtus survit et continue à se développer dans la nouvelle région qu'il occupe, que ce soit la cavité abdominale ou l'épaisseur du ligament large.

Nous rappellerons que dans ce dernier cas, malheureusement trop rare, la trompe se rompt au niveau de son bord inférieur en sorte que le sang et l'œuf ne pénètrent pas dans la cavité péritonéale, mais bien dans le tissu cellulaire du ligament large. L'hémorrhagie est moindre et reste limitée, les symptômes de la rupture sont moins alarmants et la femme court beaucoup moins de dangers. De plus, le développement e^trapéritonéal de l'œuf, si le fœtus continue à vivre, est plus favorable pour un traitement ultérieur.

Enfin, clans des cas exlrêmcmont rares, la rupture a lieu dans l'utérus lui-même. Ce fait ne peut s'observer que dans le cas de grossesse interstitielle, et nous nous bornerons à signaler l'observation suivante de Maclika ^ qui a été contrôlée par un examen anatomique. Une femme de 29 ans meurt en 24 heures. On soupçonne un avortement provoqué : une autopsie judiciaire est faite. On trouve une grossesse interstitielle avec ruptui-e de la poche dans l'utérus ; le corps du iœtus avait passé par cette ouverture et était entré dans l'utérus, d'où il avait été extrait ; mais la tête arrachée du tronc n'avait pu être retirée et elle était restée fixée dans le sac. Il existait en même temps une péritonite généralisée ^

Résumons en quelques lignes les diverses éventualités qui peuvent se produire par le fait de la rupture d'une grossesse extra-utérine. D'une part, c'est la mort, tantôt subite ou très rapide par hémorrhagie interne ou par péritomte suraigue ; tantôt lente, par suite de l'anémie profonde causée par des hémorrhagies successives, ou par péritonite cliromque.

D'autre part, la femme peut résister à l'ictus hémorrhagique et aux atteintes de la péritonite. Elle guérit de sa rupture, mais reste exposée, ou aux suites d'une hématocèle qui peut heureusement se terminer par résorption, ou à tous les périls qu'en-

1 Machka. Wien. med. Wocheasclir., 1883, no 42.

2 n existe des faits plus singuliers encore dans lesquels une grossesse mterstit el l oÙ même tubaire se serait terminée par l'-P^l-^^^^.''?' r !wt à ravers les voies naturelles, sans déchirure.. Spiegelberg (Lehrh. d^r G bu t, MirTssi p. 293) admet que l'orifice interne de la trompe peut se dilater su huile, isb-, p. ) ^ f ^ l'utérus, oh il est poussé par les confisamment pour 1^!!=^,^ P^^^^ De observations ont été publiées trachons des P-^^^^^^^ et récemment par Grun ^. Enfin Leno. parMundei, Graham '^^^^^^ ,,„,aicnt amené artificiellement la

rSaSr^^^s r un sac mterstltie, en incisant la paroi membraneuse qui séparait le kyste fœtal de la cavUo uterme.

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