Levret. L'art des Accouchements, 1700, p. fi
Nous retrouvons ces trois variétés dans la remarquable description de Baudelocque et elles ont été adoptées par la plupart des auteurs du commencement de ce siècle.
Cette division fondamentale en grossesse abdominale, ovariquo et tubaire, a subi depuis de nombreuses modifications. A mesure que les travaux sur la fécondation se sont multipliés, et suivant les diverses théories émises sur le lieu où s'opère cette fécondation, les auteurs ont adopté des classifications différentes et admis des variétés plus ou moins nombreuses.
Velpeau "^ ajouta aux trois formes de Baudelocque la grossesse interstitielle, déjà indiquée par Breschet, dans laquelle l'œuf se développe au point oii le canal tubaire traverse laparci utérine, et la grossesse utéro-tubaire que son nom explique suffisamment.
Dezeimeris ^ reconnut jusqu'à dix espèces : les variétés ovarique, sous-péritonéo-pelvienno, tubo-ovarique, tubo-abdominale, tubaire, tubo-utérine interstitielle, utéro-inlerslitielle % utéro-tubaire, utéro-tubo-abdominalc et abdominale. La forme sous-péritonéo-pelvienne résultait, pour cet auteur, du glissement de l'œuf fécondé entre les feuillets du ligament large où il se développait ainsi on dehors du péritoine.
Cette nomenclature admise d'abord par Cazeaux fut ensuite simplifiée par lui; il la réduisit aux cinq variétés suivantes : abdominale (qu'il subdivise en ovarique et péritonéale), tuboabdominale, tubaire, tubo-utérine interstitielle et utéro-tubaire^ Il rejette la forme sous-péritonéo-pelvienne de Dezeimeris; les cas donnés comme tels ne sont pour lui que des faits de gros-