‹ Terminaisons et traitement de la grossesse extra-uterineChapitre 47 sur 96 · Cité par Koller {loc. cit.), p · texte numérisé non relu

Cité par Koller {loc. cit.), p

2. Foijrricr. Bull. gcii. Thoi-ap., 1874, et Depaal, loc. cit., 1875, p. 2G:t. :î. Cohen. Deutsche Kliuik., 1874, p. 148.

4. Cohnstein. Arch. fiir Cyn., 1877, B'i XII, p. 335. Reiiucrt. Arch. f. Gyn., 188'f, Bd XXIV, p. 266.

mouvements violents dans le kyste, qui diminuèrent peu à peu pour disparaître complètement la nuit suivante. La mort du fœtus fut suivie, au bout de peu de temps, de son élimination par le vagin, sous forme de débris nombreux.

S'il faut en croire Rennert, son fait serait le quatrième cas de grossesse extra-utérine dans lequel l'injection de morphine aurait été employée pour tuer le fœtus, et parmi ces quatre cas il on cite un do Joulin, alors que cet auteur n'a fait que conseiller l'opération. On voit, au contraire, que nous avons pu réunir six observations: deux de Friedreich, une de Kœberlé, une de M. Tarnier, une de Cohen et une de Rennert, et nous n'affirmons pas qu'il n^en existe pas d'autres.

Sur ces six cas, la mort du fœtus aurait été obtenue dans tous et la guérison définitive dans cinq sur six. Mais nous devons toujours faire des réserves à l'égard du diagnostic, si difficile à établir dans les premiers mois.

Quoiqu'il en soit, cette méthode parait, d'après les résultats qu'elle a donnés, bien supérieure à la ponction, et devrait par conséquent lui être préférée.

Emploi de U électricité.

D'après Depaul [loc. cit., 187S, p. 266), P. Dubois aurait eu le premier l'idée de se servir de l'électricité pour tuer le fœtus dans quelques cas de grossesse normale oii des accidents graves menacent la vie de la mère. Quoi qu'il en soit, c^est Bachetti, de Pise, qui employa pour la première fois, en 1857, l'électricité comme traitement de la grossesse extra-utérine. Il s'agissait d'une femme chez laquelle il diagnostiqua l'existence d'une grossesse tubaire parvenue au troisième mois ; son opinion fut partagée par plusieurs de ses confrères et en particulier par le D' Burci. Ce dernier proposa de se servir de l'élec-

1. Gaz. med. Ital. feder. Toscana, 1853, vol. III, no 18, p. 137.

tricité pour arrêter le dévoloppomcnt de la tumeur et se chargea de l'opération. Nous signalons ce fait parce qu'une erreur assez répandue consiste à attribuer à Baclictti et à Bruci deux cas différents, alors qu'il s'agit de la même observation. Le procédé employé fut l'élcctro-puncture : deux longues aiguilles, en rapport avec une machine électro-magnétique, furent introduites dans le sac. Une seule séance, d'une durée de cinq minutes, fut suffîsanlc. A partir dece moment, la tumeur diminue peu à peu et la femme guérit.

Cette observation ne fut pas admise sans contestation ; on objecta surtout à Bachetli la difficulté d'établir le diagnostic et on mit en doute l'existence de la grossesse extra-utérine chez la femme qu'il avait opérée. Un peu plus tard, Braxton Hicks, dans l'observation que nous avons mentionnée à propos de la ponction (F. p.. 70), commença par employer l'électricité : il l'appliqua extérieurement; un rhéophore fut placé dans le vagin, l'autre sur la paroi abdominale. L'insuccès de cette tentative le décida à recourir à la ponction.

Ces deux observations ne furent suivies de la publication d'aucune autre en Europe, où la méthode de Bachetti rencontra peu de partisans. Lesouef rapporte dans sa thèse l'opinion émise par Duchenne de Boulogne, que, de toutes les manières de tuer le fœtus par l'électricité, la décharge d'une bouteille de Leyde ou celle d'une batterie électrique devrait être la plus sûre. Mais plus tard, Bernutz^ entendit Duchenne de Boulogne, condamner tout emploi de l'électricité dans la grossesse extrautérine comme inefficace et dangereux.

La question de l'électricité semblait donc à peu près jugée et la plupart des accoucheurs n'en parlaient que comme d'un moyen d'une efficacité très douteuse quand, dans ces dernières années, elle nous est revenue d'Amérique, où elle a été l'objet de travaux fort nombreux. Sans entrer dans des détails qui

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