LAON
Enfin, lorsque l’asthme survient avant la tuberculose, on peut également penser que le terrain existe d’abord, bien que les partisans du rôle préparant du terrain par la tuberculose admettent que dans ces cas la tuberculose existait à l’état latent.
Au total, il nous semble que si la tuberculose apparaît plus fréquemment avant l’asthme, les cas sont loin d’être rares de la succession inverse : asthme avant tuberculose.
Si l'alternance entre poussée tuberculeuse et évolution des crises d'asthme est un fait certain, étudié depuis fort longtemps, la concomitance des poussées tuberculeuses et des crises d’asthme est également retrouvée dans un certain nombre de cas. Il nous a semblé qu’il y avait plus particulièrement coexistence lorsque la poussée est peu intense et d’ordre congestif (hémoptysies), fait particulièrement net dans notre observation IT et dans l’observation XVI d’Alduy).
L’alternance nous a plutôt semblé le fait de l’obnubilation des crises par une poussée évolutive avec retentissement marqué sur l’état général.
L’asthme semble parfois s’exacerber juste avant la poussée, cesse avec elle et reprend à la guérison.
Enfin, dans un nombre important des cas, le terrain asthmatique semble manifestement le premier en date, la tuberculose n'intervient alors probablement que par le mécanisme du facteur local (épine irritative).