‹ Terrain jurassique de MoscouChapitre 109 sur 211 · ASTARTE RETROTRACTA 1. Sp · texte numérisé non relu

ASTARTE RETROTRACTA 1. Sp

is. 29)

Coquille miéressante en ce qu'elle réunit les genres Astarte et Lucina: limpression musculaire antérieure simple, non allongée en bandelette éloigne ce fossile des secondes et le rapproche des premieres, tandis que des dents accessoires assez fortes, le ligament semiexterne rappelent les Lucines. Nous n’avons pas pu distinguer l'insertion du trosième muscle.

Coquille fortement bombée, subglobuliforme, mince, fragile, recouverte de lignes concentriques, élevées rapprochées et régulières. Facelte antérieure ovale, faiblement déprimée, aux limites précises , un peu plus large que la postérieure. Gelle-ci plus allongée parcourue presque dans toute sa longueur par un canal semiexterne pour la position du ligament. Le bord crénelé, les deux impressions musculaires ovoides. Mais un caractère qui laisse distinguer facilement notre fossile est la forme mverse des crochets et des dents cardinales. Les premiers se trouvent sur la moiué postérieure des valves, ce qui les rend inéquilatérales, et cependant ils se dirigent disimctement en avant. [La valve droite porte deux

fossettes et deux dents conigues dirigées par leur sommel non en avant, comme à l’ordimaire, mais en arrière, de sorte qu'on serait porté à placer la valve sur le coté gauche si la posion respective de la lunule et du corselet permettait quelque doute sur ce point. Dents accessoires fortes, l’antérieure transversalement crenelée. Toutes les deux se trouvent placées nnmédiatement au dessus des impressions musculaires.

Longueur 3‘.

Largeur 2’ Ve

Epaisseur 2/:.

Gis. et Loc. Troisième étage à Galiovo. Très rare.

Résumé. Le genre Astarte, comme l’a déjà sufisamment démontré Pusch (*), présente un groupe très arüficiel, dont tous les caractères génériques varient beaucoup. Nous ne répéterons pas ce qu’en a dit le célèbre paléontologue ; cependant signalons les faits importants, que nous pouvons étudier sur nos espèces.

1. L'impression palléale n’est pas toujours entièrement convexe ou simple. Dans quelques espèces, l’'Astarte Panderi et surtout l’Astarte ovoides, elle présente une évasion assez prononcée pour qu’on soit porté à les ranger parmi les Venus. N’est-ce pas pour cette raison que de Buch avait porté dans ce genre l’Astarte ovoides ?

2. La charnière, contrairement à ce que disent les auteurs des Astarte, peut présenter trois dents dans

(*) Polen’s Paleontologie pag. 71—74,

chaque valve ( Astarte ovata ), dont la ligamentaire peut souvent manquer.

3 La plus forte dent de la valve droite est toujours la cardinale sans cependant que la lunulaire manque nécessairement. C’est alors que les auteurs disent que la valve gauche des Astarte porte deux denis.

4. Souvent cependant, comme suivant F. Roemer, la dent lunulaire est oblitérée ainsi que la ligamentaire, comme c’est le cas pour les espèces tertiaires et vivantes. C’est pourquoi dans une Monographie récente du genre Astarte, F. Roemer n’assigne à ce groupe qu'une seule dent droite.

b. Les dents accessoires sont marginales, linéaires; l'antérieure présente cependant quelquefois ( Astarte Panderi, A. retrotracta, ) une protubérance dentaire qui le rapproche des Lucina.

6. La dent marginale antérieure est formée par le bord lunulaire de la valve gauche, la dent margmale postérieure au contraire formée par le bord du corselet de la valve droite. Ges dents peuvent se trouver Sur la valve droite (4. retrotracta).

7. Cependant quelquefois il y a une dent marginale postérieure et un sillon de même nom sur chaque valve ( Astarte ovata ).

8. La dent marginale antérieure de la valve gau- : che peut être quelquefois double ( 4starte Panderi ;.

9. La dent lunulaire est formée par un prolongement du sommet du bord lunulaire droit, ordmairement lronquée à sa parle supérieure (Astarte cordiformis, As. ovata),où le bord lunulaire présente une exci-

SION marquée.

10. Les dents principales sont ordinairement oblongues et la cardinale surtout perpendiculaire au bord cardinal intérieur.

11. Ces dents sont souvent tronquées à leur sommet, et encore plus souvent à leur base, de sorte, que leur milieu ressort en angle saillant (surtout dans l’Astarte ovoides).

12. Cependant quelquefois les dents sont mamellonées, coniques, attachées par leur base à la région cardinale , et entrant par leur sommet arrondi dans une fossette correspondante ( A4starte cordiformis Rouill. Bull. 1846. pl. D. £ 15. E. £ 1.)

13. Différents individus de la même espèce présentent des variations sensibles dans la forme des dents, ce qui arrive souvent dans l’Astarte ovoides et surtout dans l’Ast. cordiformis, dont la dent cardinale de la valve droite se détache par segments parallèles à la base.

14. On remarque dans quelques espèces ( 4. ovoides } un replis ou une dent accessoire, qui, sortant du bord limulaire droit, se perd dans la fossette ligamentaire.

15. Enfin la région cardimale est quelquefois presque droite, souvent brusquement courbée ; les dents principales se trouvent sur le plan antérieur.

NB. Quoique Pictet eût fait pour les bivalves mtégropaléales, la famille des Astartides , caractérisée par la présence de trois muscles, ce caractère peut cependant se retrouver, suivant Pusch et Y. Romer, dans quelques Venus, Cytherea etc. qui sont d'autant plus dificiles à classifier que les Astarte elles mé-

mes, nous venons de le voir, présentent quelquefois les traces d’un sinus palléal.

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