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Les pennes sont opposées

3. Les pennes pouvaient atteindre une longueur de 3/ 3/1, sur la quelle se disposaient environ 35 pinnules.

4. Les pennes largement, irrégulièrement espacées. L'intervalle entre les pinnules inférieures d’une penne et les supérieures d’une penne suivante pouvait égaler la largeur totale d’une penne ou seulement la moitié. :

5. L'insertion des pennes sur la tige s’effectuait sous un angle de 77°. Cependant tous les rachis n'étaient pas parallèles entre eux, les pennes divergeant un peu par leur extrémité, ce qui sur notre empreinte ne parait pas être l’effet du dérangement, vu que :

6. Les rachis étaient épais, à la base des pennes presque de la moitié de la largeur des pinnules. Face inférieure des rachis arrondie, convexe.

7. La première pinnule, la plus proche de la tige, se détachait des autres et s’appliquait plutôt sur

celle-ci que sur les pinnules suivantes. Aussi la forme de la première foliole était-elle l'inverse de celle des folioles ordinaires.

8. Les pinnules un peu élargies à la base, adhérentes au rachis sur toute leur largeur. Leur forme change un peu selon qu’on les regarde de la face supérieure ou inférieure. Leur sommet appärait plus obtus lorsque la pinnule est plus courbée sur la pierre.

9. La nervure moyenne fortement marquée sortant obliquement du rachis, légèrement tournée en avant en arc, visible jusqu'au delà du milieu de la foliole.

10. Les pimnules couchées sur le même plan, ayant les extrémités un peu courbées vers la face inférieure. Nous ne pouvons distinguer , ni sur celte empreinte, ni sur celle de la face supérieure que nous avons donnée ailleurs (la seule qui soit connue jusqu'à présent), l'angle que deux pinnules opposées forment par leur implantation sur le rachis.

11. Le rachis de la fronde très large (trois fois la largeur du rachis, égalant les trois tiers de la longeur des pennes) faiblement convexe, et à ce quil nous parait, parcouru inférieurement par un sillon profond.

Nous formulons en conséquence la diagnose de l'espèce ainsi:

P. fronde bipinnata; stipite inferne rotundato, sulcato, pinnis oppositis, remotioribus , extremitatibus paululum divergentibus, sub angulo in sertis; rachibus infernc rotundato, convexis dimidiam fere latitu-

dinem foliolorum adaequantibus ; pinnulis oblongoovatis, obtusis, basi parum dilatatis, integerrimis, approximatis, subimbricato-contiguis, patentissimis; nervo medio reliquis distinctiori, rachi oblique ascenden-

te, antrorsum incurvato, ultra dimidium foliolum

conspicuo; nervulis. ... ..?

À ce ütre notre espèce se distmgue suffisamment de la Pecopteris Murchisoniana.

D3.) Cycaprres BroncnrarTI Roemer.

(Fig. 46.)

? Cyrcadites Brongniarti Roem. Oolit. £f. 10—11. pl. XVII. pale.

C. folüs pinnatis, sublinearibus, pinnis numerosis linearibus approximatis, apice obtusiusculis medio costatis, basi subdilatatis (Roemer).

Fronde pinnée, rachis très fort, très convexe inférieurement, rétréci un peu vers la base inférieure des pinnules; pinnules linéaires, irrégulièrement rapprochées intègres, élargies à la base. Bords des pinnules très saillants et recourbés vers la surface inférieure.

Serait-ce un Polypodium ?

Ajoutons quelques indications sur le gisement dans notre jura de plusieurs fossiles décrits par d’Orbigny (Russia etc). Au troisième étage appartiennent :

54. Acteon Frearsiana d'Orb., retrouvé chez nous entre Mnévniki et Chélépicha. Ne le confondez pas avec l’Acteon cincta Rouilhier (Bull 1846. pl. GC.

f. 7.) et l’Acteon elongata Rllr. Ibid. £ 16. qui sont du premier étage.

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