etc
Rhynchonella Fischer, d'Orb. Ann. d. se. nat. 1847, Octo-
bre et Novenrbre.
Terebratula auct.
Nous avons décrit ailleurs les principales variations de deux Rhynchonelles, la RhA. loxiæ Fisch. (*" et la Rh. triplicata Phill. (sp.) (‘*); étudions le développement de la
Rayncsonezca Tiscuert RUlr.
Rouillier: Terebratula Fischeri. 1843. Bull. 1843 Rllr. p-
Rouillier: Bull. d. M. 1844. p. 633. « Eine der schônsten und grôssten Terebrateln, ein Mittelding zwischen 7. concinna und T. tetraëdra.
Bronn: Terebratula tetraëdra. Paleont. Collectan. 1843. p. 108.
(*) Bull. 1844. p. 889. sq.
(**) Rllr. et Vosinsky Bull. 1847. p. 373. sq.
Fahrenkohl: Terebratula intermedia Lam. Bull. d. M 1844, IV. p. 789. et 809. No 86.
De Buch: Terebratula Fischeri des Moscovites, Bull. 1846, IL. p. 250.
Rouillier: Terebratula Fischeri, Bull. 1846. Th. 13, £. 15. agé, f. 18. var. planata.
Rouillier: Terebratula Fischeri Rilr. {non d'Orb). L. c. 1847. p. 391. Histoire.
Rouillier et Vosinsky: Rhynchonella Fischeri Rlr. L, c. 394.—394, p. Caractères du genre.
Rouillier et Vosinsky: Rhynchonella Fischeri Rlir. Pull. 1848. p. 280. Tab. F, f. 14. Analyse de la charnière.
«. Varietates ex ætate.
Avant d'entrer dans des détails, remarquons toutefois, qu'il faut disunguer sur le test de ce genre trois espèces de lignes longitudinales marquées :
a. Des plis inférieurs ou frontaux (Bull. 1847 N. IL. p. 381.) qui apparaissent sur le bord frontal.
. b. Des plis supérieurs ou cardinaux (Ibid. ) qui recouvrent la partie supérieure des valves dans le groupe des Dichotomæ de Buch et des Duplicatæ nob., (*) et naissent ou de la divisions des inférieurs, ou par incalations.
c. Des stries élémentaires dües à la structure du
test, qui apparaissent surtout lorsque celui-ci commence à se désagréger et tombent même en fila-
(‘) Bull M. 1847. p. 381— 382.
ments asbestoides, comme nous l'avons remarqué pour la Rhynchonella loxiæ Fisch. (*), la Rh. oxyoptycha (**) et la Rh. triplicata Phil. (**).
Or revenons à notre espèce.
1. Var. Pulla. La plus petite taille que nous connaissons à ce fossile est figurée Tab. J. fig. 57. Il ne présente aucun caractère de l’espèce, pas même celui de la tribu , de sorte que si nous ne l’avions trouvée attachée à un individu plus agé (Fig. 59 ), nous serions disposés à la rapporter à une espèce toute différente, p. e. à la RA. oxyoptycha. Forme ovoide , ayant la plus grande largeur sur son üers inférieur, l'oreillette déjà prononcée.
2. Mas ce qui la fait surtout remarquer, est le caractère d’être recouverte de plis différents de ceux qui recouvrent le restant de la coquille qui se developpe avec l’âge. Le nombre des premiers est plus grands que celui des seconds. Les plis supérieurs moins larges sont arrondis , tandis que les inférieurs ont le dos très aigu. Par cette duplicité de plis
ceite espèce se rapproche des Dichotomæ et des Duplicatæ mob 0
(+) Bull. M. 1844. p. 889. sq.
(*) Nous avons prouvé ailleurs ( Bull. 1846 p. 448 ) qu'il faudrait restituer à cette térébratule son nom primitif T. pentatoma Fisch.; mais comme depuis Konninck a apellé ainsi un fossile du calcaire de montagne , nous accepterons pour notre espèce la nouvelle dénomination de M. Fischer.
() Bull. d. M. 1847 p. 362—378.
(***) Bull. 1847. p. 381—382.
3. Ce rapprochement est encore d’autant plus marqué, que la coquille très jeune se détache quelquefois (Fig. 59.) sur l'individu plus agé, de sorte que les plis inférieurs apparaissent alors nettement limités des plis supérieurs. Du reste ce caractère inconstant dans les deux tribus citées, l’est encore moins dans notre espèce; nous ne l’avons même vu que sur un seul individu sur une centaine d’exemplaire , mais alors même que la plaque qui porte les plis supérieurs n’est pas détachée il y a encore différence dans les plis.
4. La réunion de deux ou trois plis supérieurs en un seul inférieur a lieu lorsque le fossile a environ 6 mm. de longueur sur 7 mm. de largeur.
5. À parür de ce moment la ventrale se relève de plus en plus de sorte que dans l’âge avancé toute la partie qui porte les plis supérieurs se trouve perpendiculairement placée sur la charnière et la dorsale. La surface de plis inférieurs tombe vers le front.
6. L’accroissement en épaisseur se fait surlout au dépens de la ventrale, comme ceci a assez généralement lieu dans les espèces de cette tribu. La dorsale n’est arquée que sur la partie des plis supérieurs , le restant se développe à peu près sur un plan droit.
7. La plus forte épaisseur du fossile se trouve sur le bord frontal, de sorte que vu de côté il présente l'aspect des Pugnaceæ. Ge caractère est constant
jusqu'à un certam âge; alors le bord frontal , rejeté en arrière de plus en plus par le renflement de la ventrale , occupe encore la plus forte épaisseur de la coquille, mais il vient se placer sur la limite du second tiers et du tiers inférieur. Ge passage de la forme des Concinneæ par les Pugnaceæ a déjà été signalé dans l’histoire de la Rh. loxiæ. Serait-ce une régle constante dans le développement des Conçinneæ?
8. Du reste notre espèce est une Concinnée: car alors même qu’elle garde encore le profil des Pugnaceæ, elle présente , yue perpendicularement à la venirale, trois parties nettement détachées : le corps et deux ailes latérales,
9. Gette séparation w’a pas encore lieu sur des individus de 12 mm. longueur et 14 mm. de largeur (Fig. 58), mais elle est déjà mdiquée sur des individus ayant 18 mm. de longueur et 20 mm. de largeur (Fig. 59). Appelons cette première forme, qui est encore caractérisée par l'apparition de plis inférieurs aigus Var. junior, et indiquons par var. juvenilis les individus (Fig. 60) où le détachement des trois parties est nellement marqué. Ges dénominations indiqueront autant de phases dans le développement de cette belle espèce.
10. Le fossile est constamment plus long que haut ou épais, cependant la longueur augmente bien moins rapidement que la hauteur. Dans la var. pulla longueur 100, hauteur 50; dans la var. junior longueur
100, hauteur 83; dans la var. juvenilis longueur 100, hauteur ; et dans les individus completement développés (Bull. 1546 Tab. B. fig. 15) la hauteur n’est que près de 0,85 de la largueur.
11. Le diamètre qui varie le plus et qui acquiert aussi le plus d’étendue, est la largueur. Egale à la HÈ LR D Jongueur dans Ja var. pulla (Fig. 57) la largeur la COR . e OR surpasse déjà dans la war. junior d’un septième et dans la var. juvenilis d’un cmquième.
12. Dans la var. adulta (Fig. 64) la hauteur surpasse déjà la longueur, mais cède en beaucoup à la largeur. Longueur 100, hauteur 104, largeur 160.
13. Le lobe médian accroit surtout en hauteur et ne s'ayance presque pas en devant du bord frontal, ce qui distingue lespèce de la RA. (Tercbratulu ) trilobata Muenst.
14. Cet accroissement en épaisseur est dans l'âge avancé tel, que les deux valves se touchent sur les côtés sous une ligne perpendiculaire ( Var. senior
Bull. 1846. pl. B. £. 15. ).
En résumé notre espèce présente cmq phases marquées, indiquant autant de dégrés de développement progressif, dont les caractères peuvent être analysés amsi qu'il suit:
Variétés d'âge.
Haba. Plis.
Bull. 1849.
Je pulla.
Division en
corps et ailes.
(Fig. 57.). |sans inférieurs.|corps et ailes.