‹ Terre à terre [microforme]Chapitre 20 sur 50 · LES VINGT-DEUX MILLIONS · texte numérisé non relu

LES VINGT-DEUX MILLIONS

A nos dépens, on s’fait des rentes, Payons : gn'i'a pas à tortiller.

Il faudra qu'ea passe, D'la révolte on lève l’étendard, Qu'ça passe ou qu'ea casse | bis.

Sans plus de retard.

L'autre jour, la tendre Isabelle A Lindor r'fusait un baiser, Pourquoi te montrer si cruelle, Lui dit-il, pourquoi t’opposer A l'ardeur de la vive flamme, Qui finira par me griller ?

Ah! si jamais tu d'viens ma femme, Bien sûr, gn’ÿa pas à tortiller.

11 faudra qu’ea passe, D'la révolte on lév' l’étendard Qu'ea passe ou qu'ça casse bis.

Sans plus de retard.

Dans c’bas monde, où tout n’est pas rose, Faut prendre la vie à rebours ;

Quand je me sens d'humeur morose, J'fais des vers ou des calembours.

Advienne le moment suprême,

Je cesserai de babiller

Quand j'aurai dit à ceux que j'aime :

‘“ Adieu : gn'ia pas à tortiller.

Il fau‘ que j'trépasse,

‘“ Il me faut vous abandonner, Ma pauvre âme est lasse,

‘# Mon heure vient d’sonner.

- bis.

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