L'ARMÉE DU SALUT
Refrain :—Faux et bruyants, Nos concerts ennuyants, Pour sauver l’z'incroyants, Font des merveilles.
Dans l’noble but D'prélever un tribut,
Nous leur cornons l’salut
Dans les oreiiles.
Cell’ qui n’peuv’ pas dev’nir épouse, Parmi les blond’ fill’ d’Albion, Endosseront not’ rouge blouse
Et coifferont not’ capuchon.
Nous avons peu d'succès en France,
Où l'on s'occupe peu d’l’appat rance.
De nos corps expérimentés,
Où nos concerts sont peu goutés.
On y traite en paria L'trombone alleluia ;
Les capitaines en jupon
N'y remport’ jamais le pompon.
Nos buniments, nos cris
De guerre et nos écrits
Font rire les Français
Sans nous assurer le succès.
Faux et bruyants, Nos concerts ennuyants,
Pour sauver l’z'incroyants,
, Font des merveilles.
Dans l’noble but, D'prélever un tribut, Nous leur cornons l'salut Dans les oreilles.
Cependant la vieille Angleterre, Où nous logeons notre arrièr”-train, De subjuguer toute la terre, Voit not’ général Booth-en-train.
L’Anglo-Saxon nous fait des rentes Et nos cohortes délirantes, Enfourchant le nouveau dada, S’abattent sur le Canada.
De sermons bien munis, Dans les Etats-Unis, Avec un grand bruit de chaudrons, Nos troupiers ont fait bien des ronds.
Chez ces peuples bernés,
Nous sommes casernés
Et, pour les dégourdir,
Nous achevons d'les assourdir.
Faux et bruyants,
Nos concerts ennuyants, Pour sauver l’z'incroyants Font des merveilles.
Dans l'noble but
D’prélever un tribut,
Nous leur cornons l’salut
Dans les oreilles.
Montréel, août, 1888.
pe » Aires. # — F 2 Dr eme rame NT EN NNEE TEE