PREFACE
que r inconvénient et j'ai pensé à partager Vouvrage en deux parties et à donner séparément un exposé de la Commune et un autre de la Terreur. Pourtant, si Von considère mon point de départ, qui est la République soviétiste, ces deux questions se trouveront si intimement liées qu'il me parait impossible de les séparer. J'espère toutefois, malgré les dijjicultes qui proviennent du double caractère du sujet, avoir réussi à conserver l'unité dans l'enchaînement des idées.
Si académiques que paraissent au lecteur certaines de mes conclusions, elles sont toutes de la plus grande actualité, car il ne saurait en être autrement dans une époque aussi agitée que la nôtre. Cela ne veut naturellement pas dire que j'aie adapté la vérité aux besoins du moment, mais cela signijie que je n'ai relevé partout, même en parlant du passé le plus lointain, que les pages capables d'apporter un peu de lumière dans le chaos qui nous enveloppe.
Si on ne considère que ce chaos, russe ou allemand, on trouvera que l'aspect et les perspectives qu'il présente sont rien moins que réjouissants : un monde sombrant dans la ruine économique et l'abomination du jratricide ; là, comme ici, des socialistes détenant le pouvoir et procédant à l'égard des autres socialistes avec la cruauté même des bourreaux versaillais, que tout le prolétariat international avait jlétri il y a un de.m-siècle de son mépris et de son indignation.
Mais les perspectives s'éclairent si nous considérons l'Internationale. Les ouvriers de l'Europe occidentale se sont levés, c'est à eux d'aboutir, par des moyens plus dignes, à des résultats plus ejjicaces que ceux que nous avons obtenus à l'Est.
Mais il jaut pour cela qu'ils tirent un enseignement de notre expérience, qu'ils éprouvent, d'après leurs conséquences, les diverses méthodes de la liitte constructive . Nous avons besoin non d'une glorijication aveugle des méthodes