I. Aifii. Jorinian.. 1. i. — Ep.. IS. ni Evsloch
les lumières (|n 'elle t'ait hrillci- aii\ veux do rintelli^ence et parla forcequ'elle eomniuiiiqiie à la volont(5; mais lescauses extérieures facilitent ce ti'avail intime. En sij:^nalant plus tard les raisons qui amenaient les païens à rÉvani^ile, Tertullien semble indiquer celles qui avaient fait impression sur luimôme. D'une pari, Tabsurdité manifeste des religions polythéistes et rinsnftîsance des systèmes philosophiques pour la satisfaction des besoins de l'àme; de l'autre, la divine majesté des Écritures, la vie exemplaire des chrétiens, le pouvoir surnaturel (|ue ceux-ci exerçaient sur les démons, voilà, pour un esprit observateur comme le sien, autant de marques qui lui servaient à discerner la vérité de l'erreur. Mais un spectacle qui a dû agir avec plus de force encore sur cette âme faite pour comprendre la grandeur et la beauté de l'héroïsme, c'est la constance des martyrs au milieu des tourments qu'ils souffraient pour la foi. Tertullien en reçut une impression qui ne devait plus s'effacer. Longtemps après ce moment qui avait décidé de sa propre conversion, il aimait encore k montrer quelle puissante influence doit exercer un tel exemple sur tout homme qui cherche sincèrement la vérité. « Qui peut assister à ce spectacle, secriait-il, sans éprouver le désir de scruter le mystère qu'il renferme? Le mystère une fois pénétré, ne vient-on passe joindre à nous? Une fois dans nos rangs, n'aspire-t-on pas à souffrir?... Pas d'homme qui, à l'aspect de cette prodigieuse patience, se sentant pressé comme par un aiguillon d'examiner ce qui est en cause, n'embrasse la vérité aussitôt qu'il la connaît \ » En parlant de la sorte, le prêtre de Cartilage nous révèle ce (|ui avait dû se passer en