Ibid., IV
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(|iril nous iin ilc à la souffrance, ce (jui est tout juste le contraire de la l'uite *. »
Il n'y a pas la moindre 0|)[)Osition entre les deux membres de ce dilemme que Tertullien retourne sous toutes les formes avec tant de complaisance. Dieu veut que nous supportions l'épreuve lors(|u'elle nous atteint malgré nous, et nous permet en même temps de l'éviter s'il est possible, quand il doit résulter un plus grand bien de notre fuite. Aussi nous ordonnet-il de souffrir la maladie avec patience, tout en nous permettant de la prévenir par toutes les précautions qui sont en notre pouvoir, L"ari;umentation de Tertullien ne résiste pas à une critique sérieuse. Ses adversaires ne manquaient pas de lui opposer le texte de l'Évangile où le Sauveur recommande à ses disciples de fuir de cité en cité pour échapper à la persécution ". Youlant se tirer d'embarras, le docteur montaniste prétend que ce précepte ne s'applique qu'aux apôtres, et ne va pas au delà. Le motif qu'il allègue pour cette restriction, c'est que l'Évangile eût été étouffé à son berceau, si les apôtres n^avaient eu le droit de se soustraire à la mort par la fuite ; or, dit-il, une telle raison ne subsiste plus depuis que la religion chrétienne est répandue par tout l'univers ^ hiterprétation arbitraire, s'il en fut jamais ! Les intérêts de la foi pouvaient exiger ces mesures de précaution au troisième siècle comme au premier. Aussi Tertullien éprouve-t-il le besoin d'appuyer son commentaire sur l'autorité des nou. veaux prophètes. Pour condamner la fuite pendant la persécution, il cite avec une confiance aveugle quelques maximes