‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 34 sur 211 · Purgatoire, chant III, tràd. de Fiorenlinô. Paris · texte numérisé non relu

Purgatoire, chant III, tràd. de Fiorenlinô. Paris

DÉFENSE E LA RËLIGIOiS CHRÉTIENNE. 71

ritionf Combien de villes, de provinces désolées! Que.de guerres étrangères et intestines! que de. pestes! que. de famines! que d'incendies! que de gouffres en tr'ou verts J que de tremblements de terre ont épouvanté le siècle! Oii étaient les chrétiens lorsque les Romains ont fourni à l'histoire tant de malheurs à raconter ? Oii étaient les chrétiens, lorsque les îles d'Hiérennape, de Délos, de Rhodes et de Crète disparurent avec des milliers d'hommes? Lorsque cette île qui, suivant Platon, était plus vaste que l'Asie ou l'Afrique, fiit engloutie par la mer Atlantique? Quand le feu du ciel dévora Vulsinies? Lorsque la flamme partie du mont de Tarpéia la consuma tout entière? Quand la mer de Corinthe fut mise à sec par un ti»emblement de terre? Lorsqu'enfin le déluge bouleversa l*univers? Où étalent alors, je ne dirai pas les chrétiens contempteurs de vos dieux, mais vos dieux eux-mêmes, moins anciens que ce désastre, comme le prouvent les cités où ils naquirent, où ils demeurèrent, où ils fui'ent ensevelis, et celles qu'ils bâtirent de leurs mains ? En effet, ces villes n'auraient pas subsisté jusqu'à nos jours, si elles n'étaient postérieures à cette catastrophe*. »

Toutefois, Messieurs, cette discussion préliminaire ne serrait pas encore d'assez près les accusations des païens. Pour riposter avec plus de succès, TertuUien entre dans le détail de leurs griefs, et les examine l'un après l'autre. Ce n'est pas qu'il veuille exposer dans ce discours la doctrine évangélique ; il réserve ce sujet pour un autre moment. « Je me contenterai, dit-il à ses adversaires, d'arracher de notre corps les flèches dont vous nous percez, pour vous les renvoyer â

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