‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 52 sur 223 · Apolog., I · texte numérisé non relu

Apolog., I

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sages seulement qui étincellent au milieu d'une argumentation victorieuse ; le discours entier est écrit de main de maître. C'est pourquoi nous glisserons rapidement sur la première partie de \ Apologétique , parce qu'elle reproduit au fond le premier discours aux nations. Mais, comme nous l'avons dit, il y a de l'un à l'autre un progrès de style et de méthode qu'on ne saurait trop relever. Tertullien commence donc par reprendre les arguments qu'il avait fait valoir ailleurs. Il montre ce qu'il y a d'inique dans la condamnation d'une cause qu'on ne se donne pas la peine d'instruire. Puis il examine successivement les chefs d'accusation qu'on articulait contre les chrétiens : le mépris pour l'autorité des ancêtres, et les crimes contre nature qu'une multitude prévenue supposait dans des cérémonies religieuses dont elle ignorait le sens. « J'en appelle à la nature, s'écrie-t-il, contre ceux qui jugent de tels bruits dignes de foi^ : » comme cette reine de France qui, sous le poids d'une accusation non moins infâme, en appelait à toutes les mères devant un autre tribunal, auquel ce serait faire trop d'honneur que de le comparer même aux sanglantes assises du paganisme persécuteur. Après ce cri éloquent que lui arrache le dégoût qu'il éprouve pour de pareilles imputations, l'apologiste s'attache à démontrer que le refus d'adorer les idoles ne saurait constituer un crime. « Nous cessons, ditil, d'adorer vos dieux depuis que nous avons reconnu leur néant. Vous êtes donc en droit d'exiger de nous la preuve qu'ils ne sont pas des dieux, partant qu'ils ne méritent

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