VINGT-HUITIÈME LEÇON
Deux méthodes dans la réfutation des hérésies : l'une analytique, reposant sur une discussion détaillée des textes et des divers points de doctrine ; l'autre synthétique, tranchant la question d'ensemble par la simple constatation d'un fait. — L'argument de prescription; son caractère et sa valeur. — La prescription dans le droit romain. — Tertullien transporte ce procédé juridique sur le terrain de la théologie. — Les hérétiques ne sont pas même recevables à disputer sur les Écritures, parce que l'Église est en possession de la vraie doctrine du Christ. — L'enseignement de l'Église est apostolique quant à son origine et quant à son objet.— Efforts des sectaires pour échapper à l'argument de prescription. — ^VJuveauté des hérésies. — Leurs contradictions et leurs variations sur la doctrine. — Leur résultat moral. — Le traité des Prescriptions atteint les sectes de tous les temps et de tous les lieux. Pages 191 à 214.
VINGT-xNEUVIÉME LEÇON
Le protestantisme en face du traité des Prescriptions. — Serrés de près par l'argument de prescription, les chefs de la prétendue Réforme ont
4l)2 iMii, I-: A > Al. vit 01 i;.
fM'-ciiti- It'S mt'-iups ('■volntious quf Ips sfclaires des pieiiiifTS sificles. — Prfinière hypothèse : apostasie de l'Éf,dise entière depuis plus de uiillr; aus. — Le christianisme rniiK'- par l'iiypothèse liithérieuiie. — Perplexités de Luther sur laquesiion Inndameiitale de l'Église. — 11 change quatorze l'ois d'opinion eu viugt-quatie ans pour justifier la mission qu'il s'arroge. — Deuxième hypothèse : chimère d'une Église purement
invisible Le protestantisme finit par y renoncer. — Les novateurs
du seizième siècle, sommés, comme ceux du troisième, de produire leur généalogie. — Troisième hypothèse : tentative désespérée de remonter jusqu'aux apôtres par les sectes disséminées dans le- passé. — Cette hypothèse est insoutenable comme les deux précédentes. — Conclusion. — 11 suffit de changer les noms dans le traité des Prescriptions pour retourner contre le protestantisme les arguments de Tertullien. Pages 215 à 24(1.