‹ TertullienChapitre 241 sur 561 · Acta SS. Pionii, etc., XXI (Ruinart · texte numérisé non relu

Acta SS. Pionii, etc., XXI (Ruinart

Théodore commente son supplice, proclame que c'est la volonté et l'appui du Christ qui lui donnent sa force, et conclut en adjurant le peuple de croire devant une telle démonstration '.

Ce n'était pas seulement le courage des martyrs, c'était aussi la vertu des simples fidèles que les chrétiens donnaient comme preuve de la vérité de leur religion: le christianisme améliore les hommes; devant lui, tous les vieux vices disparaissent de l'âme régénérée ^; les plus humbles d'entre les frères affirment, par la sainteté de leur vie, une foi qu'ils seraient souvent incapables d'expliquer \ Une religion qui porte de tels fruits est la vraie et toutes celles qui s'opposent à elle sont fausses ".

D'ailleurs, n'est-il point certain que la vérité est la première en date, partout^? Virgile l'a dit en parlant de cette « vaine superstition qui ignorait les vieux dieux ^ », Le plus ancien de tous les dieux, c'est celui qu'adorent les chrétiens, car il existait avant tous les autres ', et les Pères ne reculent pas devant les calculs osés pour établir la priorité de Moïse sur les plus anciens écrivains connus ". Cette priorité, disent-ils, et cette vérité du vrai Dieu, de grands esprits du paganisme les ont connues, et voilà Athénagore qui se met à rechercher dans Euripide, dans Platon, dans Aristote, dans d'autres encore, des phrases qui lui paraissent prouver qu'ils ont reconnu le seul Dieu ^, et il conclut '" que presque tous les philosophes, quand ils sont remontés au principe des choses, ont été obligés d'avouer qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, celui des chrétiens.

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