C. Celse
i3. Eus., H. E., VI, 2, 14, et surtout une lettre d'Origène, ap. H. E., VI,
14. On lui reprochait cette culture parmi les fidèles : 5(rom., I, i, 19.
i5. August., De doctrina christ., II, 18, 28; II, 40, 60.
16. Origène, par exemple, discutant de très bonne foi sur les mots science.
Alexandrie pour la spéculation philosophique ; c'est pourquoi les idées de Clément et d'Origène ne sont pas celles de toute l'Eglise '. Lactance, par exemple, — son sujet l'y porte — considère la philosophie sans aucune sympathie et il insiste plus sur sa prétention et ses erreurs que sur le bien qu'elle peut procurer aux hommes ' ; ceux qui l'ont faite ont pu être instruits , mais ils se sont trompés, parce qu'ils ne se sont fondés que sur la faible raison ^ et qu'il leur a manqué la seule sagesse utile, celle qui mène à la vie, celle qui donne la connaissance de Dieu ''. Leurs spéculations sont, si l'on veut, la recherche de la sagesse ^ elles ne sont pas la sagesse et n'ont d'autre utilité que d'alimenter la littérature ^ En réalité, le christianisme n'a pas besoin de philosophie; la foi se suffit à elle-même ' et la philosophie sans la foi n'est rien, car elle ne touche pas à la fin de tout ', elle tombe au rang d'exercice d'esprit, utile à l'entraînement des facultés de raisonnement, inutile au salut ^ Voyez, pour compléter cette impression, comment les docteurs chrétiens traitent les philosophes du dehors '"; chacun a ses préférences, au moins dans l'antipathie. Clément d'Alexan-
pbilosopliie, etc., ne les prend pas dans le même sens que Celse, de sorte que toute la discussion roule sur des équivoques : C. Celse, III, 46 6147.
I. Clém. Alex., Strom, I, i, 18, expose la thèse de ceux qui sont partisans d'une instruction purement chrétienne.