XVI. Conclusion
Quoi qu'il en soit, peu de plantes ont été autant modifiées par la culture plusieurs fois séculaire en Chine et au Japon et dépassant un siècle en Europe. En 1889, on exposa à.Londres deux mille trois cents variétés et en 1900 le nombre dépassait trois mille, portant sur la taille de la plante, l’époque de la floraison, la forme et la dimension des fleurs, l’aspect et la disposition des ligules, et enfin les couleurs qui offrent toutes les combinaisons possibles, à l’exception du bleu, quoique l’on dise qu’il existe des Chrysanthèmes de cette couleur au Japon.
Ce résultat ne fut pas atteint sans un grand travail,
du moins dans ce que l’on connaît : Pelé et Délaux comptaient leurs semis par centaines de mille ; Lebois ne distinguait qu’une quinzaine de variétés méritantes dans vingt mille plants et Salter s’estimait heureux de découvrir une belle variété sur deux mille semis.