TAULE
La pliilosophie est éclipsée par la religion chrétienne. — Celle-ci opère la conversion des barbares. — Son plus bel âge , le cinquième siècle , est suivi des plus grands et des plus longs fléaux do la société. — L'éloquence prend une vie nouvelle chez les Pères de l'Église : la stérile exaltation des Pères du désert ne remédie pas aux maux du genre humain. — Grande autorité qu'acquièrent les prélats. — Ils semblent renouveler et réunir plusieurs magistratures de Rome. — Nouvelle révolution opérée dans le monde par Mahomet. — Le théisme musulman abaisse la sublimité de l'Évangile. — Les kalifes raniment le goût des lettres et des sciences. — Le génie de la civilisation éclate surtout chez les Maures conquérants de l'Espagne. — Merveilles qu'ils opèrent. — Pourquoi laissent-ils Platon pour suivre Aristote? — La logique d'Aristote est bientôt importée en Europe ; elle y crée la scolastique qui devient une barrière plutôt qu'un exercice pour la philosophie Page 215 à 2.37
L'interrègne de la philosophie continue. — Cependant les bienfaits de la religion se développent par l'abolition de la servitude. — Mais l'ambition pontificale, en visant au despotisme théocratiquc, crée une anarchie nouvelle. — La croisade contre les Albigeois amène le tribunal de l'Inquisition et sou odieuse procédure. — De nouveaux instru-
inciits sont accordés par la Provideucc à la civilisation.
— Découverte de la boussole. — Voyages des navigateurs portugais, suivis des immortelles expéditions de Christophe Colomb et de Vasco de Gama. — Le fanatisme et l'hypocrisie ne secondent que trop la cupidité des barbares conquérants. — Heureux effets qui résultent pour les sciences de la dispersion des savants grecs après la prise de Constantinople. — Découverte de l'imprimerie , magnifique complément du don de la parole et de celui de l'écriture. — Elle favorise le succès de la réforme de Luther. — Premières lueurs de la philosophie en Italie. — Machiavel rejeté du rang des philosophes. — Érasme modérateur impuissant des innovations religieuses. — Explication du scepticisme de Montagne Page 239 à 258
Le xvii" siècle est rapidement considéré dans son ensemble, au dehors aussi bien (ju'au dedans de la France. — Dcscarles élève la philosophie à une hauteur nouvelle. — Ses Méditations; ses combats contre Hobbes et Gassendi en faveur du spiritualisme. — Impulsion qu'il donne aux hommes de génie du grand siècle. — La philosophie d'accord avec la foi ; Mallebranche fortifie cette union.
— Divisions intestines de l'Église. — Mesures despotiques et funestes de Louis XIV. — La philosophie va étendre plus loin et plus indiscrètement son domaine. 259 à 276
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La religion chrétienne se combine très-bien avec l'optimisme, surtout chez les auteurs mystiques tels que sainte Thérèse , Gerson , saint François de Sales et Fénelon. — L'auteur résume et essaye de résumer et de développer l'optimisme de Leibnitz. — Influence de ce philosophe sur l'esprit ot le caractère allemand. — L'auteur parcourt rapidement la philosophie anglaise avant V Essai sur l'homme de Pope , autre fondement de l'optimisme religieux; il l'oppose au pessimisme de lord Byron Page 277 à 295
'g •. PHILOSOPHIE DU XVIII^ SIECLE.
Le xviii^ siècle est le prologue du grand drame de la révolution française. ■ — Extrêmes différences entre la cause et l'effet. — L'incrédulité prépare ses armes dans les dernières années de Louis XIV ; elle se déclare à la cour sous la Régence. — Voltaire la répand dans le public ; il use d'abord de quelque réserve. — Ses exils le rendent plus audacieux. — Bizarre combat sur l'optimisme entre Voltaire et J.-J. Rousseau. — Examen de l'influence de ce dernier philosophe et de celle de Montesquieu. 297 à 323
DE l'optimisme AVANT LA REVOLUTION.
Idées de félicité générale que l'on se formait avant la révolution, — Influence merveilleuse que l'on attribuait aux
lumières du siècle. — La pliilosophie qui régnait n'était point assez élevée. — Considérations sur les mœurs de cette époque. — Réponse à des censures exagérées. — Divers entretiens de M. de Malesherbes, de M. de Saint- Lambert et du marquis de Condorcet, qui peignent cette époque sous deux faces différentes.. . . Page 325 à 358
COUP d'oeil sur la philosophie au xix" siècle. ^-^
Stupéfaction générale des esprits après le règne de la Terreur.
— On se sent porté vers le mobile religieux. — La philosophie matérialiste veut reprendre son œuvre et n'y réussit guère. — Ouvrages de M. de Tracy, de Volney, >de Cabanis , Dupuis et Saint-Lambert. — La réforme de
la philosophie sensualiste commence en Angleterre. — Hommage rendu à la philosophie et à la littérature écossaise. ■ — Hume, Robertson , Adam Smith. — Métaphysique lumineuse de Reid et Dugald-Stewart. — Digression sur Walter-Scott. — La philosophie suit une voie plus large en Allemagne. — Kant lui rend d'éminents services , mais laisse de grands problèmes à résoudre à ses disciples.
— Fichte et Schelling se divisent dans leur solution. — Ce dernier, ainsi que Hegel , retourne fatalement au spinosisme. ■ — • La réforme philosophique s'opère plus heureusement en France. — ■ Considérations sur la marche de MM. Royer-Collard , Laromiguière , Cousin , Villemain , ^ Jouffroi , Damiron, etc. — Quelques conséquences de ce chapitre et des précédents 359 à 4l4
fin de la table.
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